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Oman
Une île entre mer et désert
Etendu sur 300 000 kilomètres carrés et peuplé de trois millions d’habitants, le territoire omanais – riche de ses ressources en hydrocarbures et résolument tourné vers l'avenir depuis les réformes engagées par le sultan Qabous – compte aujourd’hui parmi les destinations touristiques les plus attractives.

Un prolongement du Yemen entre déserts et montagnes

Du promontoire isolé et rocheux de Musandam dominant le détroit d’Ormuz aux déserts de l’intérieur du pays et aux collines du Dhofar au sud, Oman juxtapose divers espaces naturels. La plaine littorale de la Batinah s’étend au nord-ouest de Mascate alors que le massif du Hajar s’élève, au djebel Akhdar, à 3 000 mètres, avant de s’abaisser dans sa partie méridionale pour longer la côte et surplomber la mer de ses hautes falaises. Encadré par la montagne et le désert, l’Oman intérieur a été longtemps le cœur du pays, autour de centres tels que Nizwa et Bahla. Pointe sud-est des immensités vides du Rub al Khali, le désert occupe les deux tiers du territoire, des hamadas désolées et pierreuses aux dunes de sable de la Wahiba. La chaîne du Dhofar s’élève au sud. Elle bénéficie l’été des pluies qu’apporte la mousson venue du sud- ouest et se transforme alors en une région verdoyante.

Une nature bien préservée

Le sultanat dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel. Ses affleurements d’ophiolite – une étrange roche verte née d’un dysfonctionnement de la tectonique des plaques – sont les plus importants du monde. Outre cette originalité géologique, le pays abrite une faune sauvage comportant des espèces telles que des oiseaux migrateurs et des rapaces, des gazelles, des guépards, des fennecs et, surtout, des oryx, superbes antilopes blanches aux longues cornes effilées, disparues en 1972, mais réintroduites en 1980 avec la création de la réserve du Jiddat al Harasis. Avec ses 1 700 kilomètres de côtes où s’étendent de longs récifs coralliens, Oman possède aussi une riche faune marine, composée notamment de tortues vertes, de raies manta et de dauphins. La répartition de la pluviosité détermine l’extension de la végétation et, si la majeure partie du pays relève du milieu désertique, de véritables forêts occupent les versants des collines du Dhofar. On y trouve des acacias, des jujubiers, des tamariniers et, surtout, le boswalia sacra, l’arbre à encens, dont le produit fut jadis l’objet d’un commerce très actif en direction de la mer Rouge et de la Méditerranée. Cet environnement naturel précieux mais fragile bénéficie d’une protection attentive, et Oman a été reconnu par les Nations unies comme le pays le plus avancé en matière de maintien de l’équilibre écologique.

Au carrefour de l’Arabie, de la Perse et de l’océan Indien

Déjà occupée il y a dix mille ans, la région – la terre de Magan des Mésopotamiens – se trouve au cœur de la révolution néolithique : on y voit l’apparition à Hili, au IIIe millénaire avant J.-C., de la culture de l’orge et du sorgho. Le même site a livré une céramique fabriquée localement mais aussi des vases importés d’Iran ou des rives de l’Indus. Bien situé à l’entrée du Golfe, Oman tire profit, dès cette époque lointaine, de sa production de cuivre, relayée ensuite par celle de l’encens du Dhofar dont l’exportation fait la fortune du port de Sumharam, fondé au premier siècle avant notre ère. La Perse, achéménide puis sassanide, contrôle la région et y introduit la technique d’irrigation du falaj (une galerie drainante identique au qanat iranien), mais les Perses sont chassés de la région par les Arabes convertis à la religion du Prophète. Ralliés au kharidjisme, les Omanais vont donner naissance à l’ibadisme, demeuré aujourd’hui la religion de la majeure partie de la population. Rattachée au XIIIe siècle au royaume persan d’Ormuz, la région tire sa prospérité du commerce maritime des épices, à partir du port de Sour où des chantiers de construction navale fabriquent les fameux boutres appelés à rallier les côtes indiennes ou chinoises. Les Portugais s’emparent en 1518 de Mascate et d’Ormuz, avant d’installer sur les côtes de nombreux points d’appui qui fourniront les modèles des nombreux forts et châteaux inscrits aujourd’hui au patrimoine de l’UNESCO. Repliés un temps dans l’intérieur où ils ont établi, à Rustaq, leur capitale, les Arabes parviennent au XVIIe siècle, avec la dynastie des Yaarubi, à chasser l’occupant portugais. Installée en 1748, la nouvelle dynastie des al Bu Saïd, qui règne encore aujourd’hui, fait de Mascate sa capitale et assure la prospérité du sultanat, enrichi par la traite des esclaves transportés depuis Zanzibar. Le sultanat doit compter ensuite avec la puissance anglaise – qui entend contrôler le golfe Persique et la route des Indes –, mais quand elle se replie de l’est de Suez dans les années soixante, l’exploitation du pétrole permet au pays de passer rapidement de la société traditionnelle à une modernité qui contraste avec ce que l’on constate en d’autres Etats de la péninsule arabique.
Pour visiter le sultanat d'Oman avec Clio
OM 31 - 14 jours

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