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Trait d’union entre l’Inde et l’Afrique, Oman est habituellement désigné comme la sentinelle du détroit d’Ormuz. Il est le second pays de la péninsule arabique dont il forme la corne, bordé sur trois côtés par la mer et sur le quatrième par le désert. Cette position presque insulaire a décidé de son histoire. Situé à un point stratégique incontournable des routes maritimes et terrestres entre l’Extrême-Orient, la Perse, les Indes et l’Europe, le pays a été de tout temps à la croisée des plus anciennes voies commerciales du monde où s’échangeaient, au contact du désert et de la mer, chevaux, sel, ambre, encens, parfums d’Arabie et esclaves. Ces atouts exceptionnels lui ont permis de préserver une culture propre, mais aussi de largement contribuer à répandre l’islam, la langue et la culture arabes en Asie et en Afrique. Cette histoire millénaire, elle s’incarne toujours à Nizwa, l’ancienne capitale du sultanat, dans les ruelles de ses souks, dans les murailles de son impressionnante forteresse, mais aussi dans son environnement désertique de toute beauté, refuge millénaire des hommes.

La ville

Le grand voyageur Ibn Battuta, qui se rendit à Nizwa au XIVe siècle, décrit la ville ainsi : « Cette ville est au pied d’une montagne, entourée par des jardins et des rivières. Elle possède un très beau souk bien entretenu. Les mosquées sont grandes et très propres. Et les tribus sont perpétuellement en guerre les unes contre les autres. » De nos jours, les tribus ont heureusement déposé les armes, mais la description reste juste. Nizwa est une oasis où les eaux captées dans les djebels d'alentour permettent de donner à la cité une touche de vert bien rafraîchissante. Plus que Mascate, la capitale, elle demeure, pour les Omanais, le symbole de leur passé prestigieux. Elle fut, en effet, dès le VIIe siècle, la capitale de la dynastie des Julanda qui fut une des premières à se convertir à l’islam, en 630, avant même la mort du prophète. Quand on la découvre aujourd’hui, à la fois active et tranquille, authentique sans avoir renoncé à la modernité, on se dit qu’elle a traversé les siècles sans encombre, préservée par ses habitants avisés. Pourtant, les nombreuses fortifications qui ponctuent le pays environnant témoignent que la vie à Nizwa ne fut pas toujours paisible.

Les forts

Ils sont trois, à dresser leurs redoutables murailles au-dessus de la palmeraie de Nizwa, ou en avant-plan des montagnes du désert. Celui de Nizwa a été édifié par le premier roi de la dynastie des Yaarubi, au début du XVIIe siècle. C’est lui qui réunifia le pays et en chassa les Portugais, installés là depuis des décennies pour contrôler la route des Indes. Où que l’on se trouve dans la ville, on ne peut échapper à cette tour ronde, haute de 33 mètres et d’un diamètre de 40, capable, par sa seule vision, de dissuader tout adversaire d’en entreprendre la conquête. Les plus téméraires, franchissant une épaisse porte de bois garnie de clous, ne pouvaient que s’engager dans une impressionnante succession de chicanes, surmontées de meurtrières et de pièges, qui ne leur laissait que bien peu de chances de conquérir la place. Dans les environs de Nizwa, deux ensembles fortifiés détachent leurs murs crénelés sur l’azur du ciel. La forteresse de Bahla est la plus impressionnante. D’une architecture originale, avec sa Burj al Reh (tour des vents), elle dresse ses grandioses murailles de briques crues au cœur d’un paysage de désert impressionnant. Le fort de Jabrin, construit vers 1675, constitue une des pièces maîtresses de l’architecture traditionnelle omanaise. Les motifs floraux de ses plafonds peints, ses murs délicatement ouvragés d’arabesques – claustras des moucharabiehs en bois ou en stucs – lui confèrent une incomparable harmonie intérieure.

Les souks

Pas de parfums d’orient sans souk ! Celui de Nizwa est le plus célèbre du pays. Il a été récemment réorganisé géographiquement en fonction des produits proposés, comme il se doit dans tout souk qui se respecte. On y trouve de tout, mais il est surtout réputé pour ses antiquités, poteries de Bahla et bijoux en argent. Les joailliers de Nizwa sont particulièrement renommés pour la finesse de leur travail et presque toute l’orfèvrerie est produite sur place (khanjars – ces fameux poignards recourbés aux fourreaux ouvragés, un des symboles d’Oman – bagues, bracelets, anneaux, boîtes à khôl). Face à la mosquée, les boutiques des kissara (arcades) proposent soieries et parfums. A côté des allées modernisées, le vieux souk conserve toute son authenticité. On y accède par une grande porte en bois, magnifiquement sculptée. On y déambule au milieu des hommes vêtus de la longue tunique immaculée et des femmes venues faire leurs emplettes, ou tout simplement bavarder avec leurs connaissances, entre deux achats durement négociés. Et quand la faim se fait sentir, on trouve partout à la satisfaire en goûtant au halwa, une des spécialités d’Oman, pâtisserie consistante à base de pâte de sésame farcie de pistaches.

Le désert

Il est omniprésent à Nizwa. En route pour la ville, ou au moment de quitter l’oasis, il saisit le voyageur pour ne plus le lâcher. C’est lui qui sert de décor aux ruines fantasmagoriques du vieux village de Tanuf, blotties au creux d’un canyon spectaculaire. Lui encore qui pousse jusqu’au sommet du djebel Akhdar, à plus de 3 000 mètres d’altitude, dans des paysages superbes où la violence sauvage des chaos volcaniques alterne avec les petits villages posés au creux de rares oasis verdoyantes. Nizwa et son désert : toute l’histoire et la nature omanaises en une seule vision.
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