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L'Erg de Namib
Un désert de sable au long de la côte atlantique
Située entre l'Angola et l'Afrique du Sud et devenue indépendante en 1990, la Namibie abrite, avec le désert qui lui a donné son nom actuel, l'une des plus étonnantes merveilles naturelles du monde.

Une découverte tardive

Longtemps ignorée des voyageurs en quête d'espaces sauvages, la région donna longtemps l'impression, du fait de son aridité, d'être demeurée hors du temps. C'était méconnaître son long passé préhistorique et la présence sur place des populations san (connues jadis sous le nom de Bushmen ou de Boschimans), des nomades capables de s'adapter aux environnements les plus rudes, et Khoi-Khoi, que l'Europe découvrit sous le nom de Hottentots à la fin du XVIIe siècle. Ces derniers, ancêtres des Namas d'aujourd'hui, étaient organisés en tribus vivant davantage de l'élevage que de la chasse. Les pasteurs hereros de langue bantoue, venus de la région du Zambèze, envahirent leur territoire pour occuper le Nord et l'Ouest du pays, les refoulant vers les espaces hostiles du désert.

C'est en décembre 1487 que le Portugais Bartolomeu Dias – qui s'apprêtait à franchir peu après le cap des Tempêtes appelé à devenir le cap de Bonne-Espérance – accosta dans la baie baptisée plus tard Walvis Baai par les Hollandais. L'installation, au XIXe siècle, des religieux allemands de la Mission rhénane prépara une colonisation engagée en 1884. L'année suivante, Heinrich Göring s'installait pour exercer les fonctions de commissaire impérial. Face à Walfisch Bay, contrôlé par les Anglais, le port de Swakopmund fut installé en 1890, un an avant que l'administration du territoire fût établie à Windhoek. L'autorité allemande s'exerça alors sur un territoire de 830 000 kilomètres carrés et la mise en valeur fut entamée avec, notamment, la réalisation d'une voie ferrée de près de 400 kilomètres, reliant Swakopmund à Windhoek. Les Allemands durent faire face, en 1904 et 1905, à la révolte des Hereros qu'ils réprimrent vigoureusement. Les échos de la guerre mondiale firent que la région fut administrée, après 1919, par la puissance mandataire sud-africaine, jusqu'à la décolonisation survenue en 1990.

Des dunes aux teintes orangées

Le territoire namibien se partage entre quatre grandes régions naturelles : le plateau central, le Kalahari à l'est, le bushveld boisé du Kavango et de la bande de Caprivi au nord, enfin le désert du Namib qui s'étire au long des plaines côtières en occupant ainsi toute la façade atlantique du pays Comparable au désert d'Atacama qui s'étend au nord du Chili, cette vaste région reçoit des précipitations annuelles à peu près insignifiantes (de 15 à 100 mm), du fait de sa proximité avec les eaux atlantiques que baigne le courant froid de Benguela. La présence de celui-ci limite l'évaporation, et l'humidité se résume à la formation d'un brouillard dense qui, permettant l'existence d'une végétation élémentaire, explique la présence d'une faune spécifique, adaptée à un environnement aride.
Etendu sur plus de 23 000 kilomètres carrés, le parc de Namib-Naukluft, né en 1978 de la fusion du Namib Desert Park et du Naukluft Mountain Zebra Park, est l'un des plus grands parcs nationaux du monde. Son cœur correspond à une véritable mer de dunes de sable aux teintes orangées, dont la partie la plus accessible est la région de Sossusvlei. Etendue entre les rivières Kuiseb au nord et Khoichab au sud, elle compte certaines des dunes les plus hautes du monde, qui s'élèvent à plus de deux cents mètres. Quand, durant l'été, la Tsauchab, née dans la chaîne du Naukluft, charrie suffisamment d'eau pour traverser les plaines orientales et atteindre la mer de sable pour y mourir, d'éphémères étangs se forment, qui sont autant de points d'attraction pour une population d'oiseaux au sein de laquelle on distingue surtout de superbes flamants roses. Depuis le sommet des dunes les plus hautes, on peut observer l'immense mer de sable qui s'étend de part et d'autre à plus de cent kilomètres. A la différence de celles du Kalahari, les dunes du Namib se déplacent sous l'action du vent. Vers le sud, celles dites « à barkhanes » sont les plus mobiles de toutes et adoptent, en se déplaçant, la forme d'un croissant dont les pointes sont orientées dans la direction de leur mouvement.

La vie dans les sables

Le mot namib signifie en shona la « grande plaine aride », mais ce qualificatif ne rend pas compte de l'intensité de la vie animale que l'on peut y rencontrer. Dans les espaces caillouteux qui bordent le désert de sable vivent des autruches, des antilopes springboks, des zèbres, des chacals et des oryctéropes – un mammifère nocturne pourvu d'un long museau et d'une langue épaisse et gluante lui permettant d'attraper fourmis et termites –, mais aussi des espèces plus petites comme les écureuils et les mangoustes. Les immenses étendues de dunes de sable présentent quant à elles, au premier abord, une apparence totalement stérile, mais dissimulent en fait une vie tout à fait inattendue. Dans cet écosystème hostile, des espèces animales résistent grâce aux graines apportées par le vent et à l'humidité déposée par les brouillards matinaux. La température peut atteindre 70° C dans la journée, mais l'espace entre les particules de sable permet à l'air de circuler sous la surface en en faisant un refuge frais qui conserve, pendant la nuit, une partie de la chaleur diurne. Le sol sableux constitue également une cache où les petits animaux peuvent s'enfouir en cas de danger. Les dunes abritent ainsi de nombreuses espèces de coléoptères « nageant » dans le sable, qui se sont bien adaptés à la récupération de l'humidité nécessaire à leur survie. La grande araignée dite « dame blanche du Namib » vit dans des « tunnels » qu'elle aménage soigneusement et peut se révéler fatale aux geckos à pattes palmées qui passent à sa portée. Diverses espèces de lézards, la petite vipère du Namib et plusieurs serpents de sable forment avec les geckos la population reptilienne du désert où vit aussi une taupe dorée qui, découverte en 1837, ne fut plus jamais revue jusqu'en 1963.
Une vie inattendue se maintient ainsi dans cet espace désertique demeuré longtemps – à l'inverse du Sahara traversé par les routes caravanières – totalement vierge.
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