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Uxmal
Sous le signe du dieu de la pluie
Une civilisation oubliée
Les grands récits de voyages à la découverte de mondes inconnus comptèrent parmi les publications les plus populaires au XIXe siècle. Quand, en 1841, l'Américain John Lloyd Stephens, qui avait déjà auparavant exploré le Proche-Orient et s'était rendu à Pétra, publia son Aventures de voyage en pays maya, illustré de remarquables gravures de Catherwood, le public et les savants américains découvrirent l'existence de cette civilisation oubliée. Dans son second ouvrage Aventures de voyage au Yucatan, il décrivait une cité extraordinaire : Uxmal.

Les Mayas
Quand les conquistadores espagnols s'emparèrent du Yucatan au début du XVIe siècle, ils se heurtèrent à la résistance d'une ligue de cité maya, mais qui n'était plus que le pâle reflet d'une civilisation en déclin. Les américanistes distinguent la période classique, de c.250 à c.900 où la population maya atteignait deux millions de personnes. Après l'affaiblissement des puissantes cités de Copan, Palenque ou Tikal et leur abandon à la jungle, la période postclassique vit la domination de nouvelles villes, plus au nord, dans la plaine et les collines du Yucatan. Chacune régnait sur un vaste territoire, sous la conduite d'une grande famille aristocratique. Centre cérémoniel et politique actif dès la période classique, Uxmal devint, derrière Chichen Itza, la plus puissante d'entre elles.

Chaac, le dieu de la pluie
Comment faire vivre et croître une cité abritant plusieurs dizaines de milliers d'habitants, dans une région de savane sèche telle que le Yucatan ? Les autres villes mayas s'approvisionnaient en eau grâce aux cénotes, puits naturels perçant le sol calcaire jusqu'à la nappe phréatique, mais le site d'Uxmal n'en comportait pratiquement pas. L'eau provenait de grands bassins naturels, mais recreusés et cimentés, et c'était donc Chaac, le dieu de la pluie, qui présidait aux destinées d'Uxmal, comme l'atteste sa présence ubiquiste dans le décor architectural du centre cérémoniel d'Uxmal, sous son aspect de démon anthropomorphique, aux canines protubérantes et au nez en forme de trompe, ou sous la forme associée du serpent, symbolisant la fertilité. Il est aussi fréquemment accompagné de tortues, car, nous dit la légende, quand il lui arriva d'oublier la terre, provoquant une épouvantable sécheresse, ce furent les tortues sacrées qui, grimpant sur le toit des temples, l'alertèrent par leurs cris !

Le parangon du style Puuc
Les Mayas ont développé une brillante civilisation qui possédait l'écriture et dont les connaissances astronomiques, patentes dans leur calendrier, ne laissent pas de nous étonner. La société maya reposait sur l'exploitation de terres irriguées par les paysans, mais la relative pauvreté en ressources naturelles des régions qu'ils occupaient les poussa à multiplier les échanges. Commerçants, artisans résidaient dans les villes qui étaient également le siège du pouvoir politique et religieux, débouchant sur une véritable civilisation urbaine. Le centre des villes était le lieu privilégié des grandes réalisations architecturales, généralement de caractère religieux. Le nom d'Uxmal signifie « trois fois construite », nous montrant par là qu'il se réalisa en plusieurs phases, mais les ouvrages que nous pouvons contempler aujourd'hui furent essentiellement réalisés entre le VIIe et le Xe siècle. Ils se rattachent par leur style à la tradition maya, venue du Peten par la région Chenes. On y retrouve, en effet, l'usage abondant du mortier et la technique de la pseudo-voûte maya en encorbellement. Cependant, dans cette région de collines – puuc en maya – s'affirma un style particulier marqué par une décoration raffinée et sobre avec des corniches décorées, de longues rangées de colonnes engagées et, surtout, l'usage de remarquables mosaïques de pierre, où l'on retrouve l'omniprésence du serpent de Chaac sur un fond de grecques.

Palais, temples et pyramides
Le palais du Gouverneur, ainsi que le nommèrent les Espagnols, long de 110 mètres et pourvu d'une vaste terrasse est d'une élégance consommée, avec sa grande volée d'escaliers, ses frises de mosaïques et sa « maison des Tortues ». Le Quadrilatère des nonnes est aussi un vaste palais qui comporte soixante-quatorze « chambres » individuelles et fut certainement un lieu de résidence de prêtres, d'étudiants ou de soldats. Décoré de représentations de Chaac, il est flanqué du traditionnel jeu de pelote. Mais les réalisations les plus impressionnantes sont la « grande pyramide » et, surtout, la pyramide dite « du devin » ou « demeure du nain ». De près de trente mètres de hauteur, en trois étages concentriques et surmontée d'un sanctuaire, cette pyramide fut, d'après la légende, construite en une nuit par un nain, né d'un œuf et doté de pouvoirs magiques, qui monta ensuite sur le trône d'Uxmal ! On y accède par des escaliers d'une pente impressionnante et, de son sommet, on mesure tout le soin que les urbanistes mayas apportèrent à la réalisation d'un ensemble cohérent et harmonieux.
Uxmal fut abandonnée, pour des raisons mal définies, vers 1450, bien avant l'arrivée des conquistadores...
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