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Le couvent Santo Domingo d'Oaxaca
Au cœur de l'histoire mexicaine
Au cœur de la Sierra madre del Sur se trouve une ville dont l'histoire est intimement liée à celle du Mexique. Patrie de Benito Juarez, elle lui emprunte d'ailleurs son nom : Oaxaca de Juarez. Cette cité au double visage est à la fois un foyer de la culture zapotèque et un joyau de l'architecture coloniale. Situé au sein d'Oaxaca, l'ancien couvent Santo Domingo de Guzman témoigne de l'exceptionnelle vitalité de l'ordre mendiant à l'aube de la Conquista.

Un édifice dans la tourmente de l'histoire...

Lorsqu'il y cantonne en 1521, Francisco de Orozco y Tovar est loin d'imaginer que le pueblo indigène dans lequel il réside est promis à un destin grandiose. Huaxycacac, « le lieu des acacias », fait rapidement l'objet d'une cédule royale autorisant l'établissement d'une cité. En 1532, les colons s'installent sous les yeux des indigènes et des missionnaires. Placée sous l'autorité de Cortès, marquis d'Oaxaca depuis 1528, la cité se développe rapidement. En 1551, la municipalité d'Antequera, l'ancienne Oaxaca, octroie aux dominicains des terrains au pied du Cerro del fortin. Ceux-ci se voient confier la construction d'un ensemble conventuel destiné à ancrer la Chrétienté au cœur d'une ville dont le dynamisme attire toujours plus d'indigènes. Malheureusement, les dominicains rencontrent de nombreuses difficultés nécessitant la prorogation de la concession en 1572, et, au crépuscule du siècle, le bâtiment demeure inachevé. Il faut attendre les tremblements de terre dévastateurs de 1603-1604 pour que l'ensemble religieux voie sa construction se finaliser. La destruction du couvent de San Pablo de Oaxaca confère au projet de Santo Domingo un intérêt nouveau et, en 1608, l'édifice est finalement terminé. Dès lors, El covento Santo Domingo de Guzman devient l'âme spirituelle de la cité. En 1623 s'y ouvre une des premières universités du Nouveau Monde. Malheureusement, l'édifice est par la suite durement soumis aux vicissitudes de l'histoire, et les missionnaires dominicains doivent abandonner le couvent face à l'instabilité politique croissante du début du XIXe siècle. La guerre d'indépendance mexicaine (1810-1821) puis le cantonnement de militaires à partir de 1866, se traduisent par l'incendie et le vol de nombreux objets liturgiques. Le salut intervient sous la présidence de Lazaro Cardenas (1934-1940) qui autorise la réintégration des dominicains. Le bâtiment est alors en triste état et il faut attendre le 1992 pour que ce joyau d'architecture baroque puisse enfin renaître. Sous l'impulsion du célèbre artiste mexicain, Francisco Toledo, le couvent est entièrement restauré. Il abrite aujourd'hui le musée des cultures d'Oaxaca et la bibliothèque Burgoa dédiée à la conservation et à l'étude des écrits anciens.

Le couvent et l'église Santo Domingo

L'extérieur du couvent Santo Domingo vaut par sa sobriété. Les murs en pierre de cantera ne présentent que de rares ouvertures. Seul le porche de l'église attenante au couvent offre des décors de façade. Ce haut panneau de 26 mètres est orné de plusieurs représentations hagiographiques dont la plus remarquable montre saint Dominique et saint Hippolyte supportant une église dédiée à l'Esprit Saint. L'entrée est flanquée de deux tours de 35 mètres de hauteur dont les parties supérieures sont entièrement ouvragées. Les dômes sont décorés de carreaux émaillés blancs et bleus rappelant les célèbres talaveras. L'intérieur de l'église contraste fortement avec la simplicité de son extérieur. Les décors constituent une magnifique expression de l'art religieux de la Nouvelle-Espagne. Près de 60 000 feuilles d'or recouvrent les nombreuses moulures qui foisonnent le long des murs, des voûtes et des coupoles. Cette débauche de décors est d'autant mieux mise en valeur que le couvent voisin est d'une grande austérité. Très dégradé, cet édifice n'en conserve pas moins d'intéressants patios à doubles galeries. Au centre de ces cours intérieures trône généralement une fontaine ouvragée. Le système d'irrigation nécessaire à ce type de réalisations implique d'ailleurs un savoir-faire que les dominicains ne manquent pas de mettre au service de la ville. En effet, une des conditions posées lors de l'édification du couvent était que les missionnaires participassent à la construction du réseau d'adduction d'eau de la ville. Les jardins du couvent conservent d'ailleurs les vestiges les mieux préservés de ce système. A l'intérieur, les longs couloirs sont constitués d'une suite de cellules monastiques qui abritent aujourd'hui les expositions du musée des cultures. Celui-ci transmet l'héritage millénaire des populations natives à travers la présentation de nombreux trésors issus du patrimoine local. Le plus exceptionnel d'entre eux est probablement le contenu de la tombe n°7 du site précolombien de Monte Alban situé au sud de la ville.
Admirablement restauré dans les années quatre-vingt-dix, le couvent Santo Domingo apparaît comme un double héritage pour Oaxaca, celui d'une histoire marquée par la rencontre mouvementée de deux mondes qui s'ignoraient, et d'un dynamisme culturel qui a transcendé les siècles...
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