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La vallée d'Oaxaca
Une vallée, trois cultures
La large vallée qui s'ouvre au cœur de la Sierra Madre del Sur, drainée par le Rio Balsas – la rivière Atoyac en nahuatl – fait figure d'une oasis de fertilité au sein d'une région semi-aride. Ce n'est cependant pas pour cela que la grande cité d'Oaxaca est parfois surnommée « la Verte », mais à cause de la couleur verte de la pierre locale dont furent construits la plupart de ses édifices depuis sa fondation après qu'en 1521, Francisco de Orozco y Tovar se fut emparé de la forteresse Mexica. Cependant, la vallée avait été occupée depuis l'époque des « grands ancêtres » olmèques, au premier millénaire avant notre ère, avant de devenir le lieu d'élection de deux grandes civilisations précolombiennes, les Zapotèques et des Mixtèques...

Monte Alban : les Zapotèques
Dans un fantastique cadre de montagne, Monte Alban est sans conteste le chef-d’œuvre de l’urbanisme zapotèque. Les fouilles archéologiques ont révélé une occupation ancienne du site, et l'influence olmèque est encore visible dans ces immenses dalles gravées, restées un peu mystérieuses, que l'on appelle communément les « Danzantes » et qui représentent des personnages nus, les yeux clos, dans des postures curieuses. Dans l'état actuel de nos connaissances, les Zapotèques semblent être originaires de la vallée d'Oaxaca, mais ce fut aux alentours du IIIe siècle qu'ils se constituèrent, les premiers en Méso-Amérique, en cité-Etat.
Monte Alban n'en était pas la capitale, mais certainement la ville sainte, dédiée au dieu de la pluie Pitao. L'âge d'or de la ville se poursuivit jusqu'au début du VIIIe siècle. Le sommet de la colline fut arasé de main d'homme pour dégager la gran plaza, prolongée par une vaste plateforme, soutenue par de colossales substructures, autour de laquelle s'ordonne un ensemble complexe de pyramides à degrés aux larges escaliers et au sommet plat qui supportait une maison formée d'une cour centrale entourée de chambres.
Du côté de l'Est, on y voit un jeu de pelote remarquablement conservé et les vestiges d'un palais dont la décoration devait être de stuc peint. Certains de ces bâtiments comportent des signes hydrographiques qui sont souvent considérés comme le plus ancien exemple d'écriture méso-américaine, non déchiffrée aujourd'hui.

Mitla : les Mixtèques
Comme bien souvent, les historiens en sont réduits aux hypothèses pour expliquer le soudain déclin de la civilisation zapotèque entre les VIIIe et Xe siècles et l'abandon de la prestigieuse cité de Monte Alban. Chassés de leurs terres au nord par les Toltèques et les Chichimèques, les Mixtèques s'emparèrent d'une partie du territoire des Zapotèques. En 1280, cependant, un mariage royal rapprocha les deux peuples dans une alliance contre la menace de la nouvelle puissance des Aztèques. Si les Mixtèques nous ont laissé un remarquable ensemble de codex illustrant leurs institutions, les exploits militaires et leurs légendes, il nous ont également légué le site de Mitla, de fondation zapotèque, mais qu'ils ont transformé en leur « lieu des morts » et dont les palais à colonnades sont décorés de frises de pierre d’une grande finesse. Monte Alban fut alors utilisé comme lieu de sépulture des notables mixtèques et, dans leurs tombes, les archéologues ont mis au jour un extraordinaire trésor de plus de cinq cents pièces, aujourd'hui exposé au Musée national d'Oxaca.

L'urbanisme colonial pur
Fondée sous le nom de Nueva Antequera, la ville, dont Cortès voulait faire son fief, fut cependant placée directement sous l'autorité de Charles Quint en 1532. Sa construction, pratiquement ex nihilo, fut confiée à Alonso Garcia Bravo qui s'était déjà illustré en concevant les plans de Mexico sur les ruines de l'ancienne Tenochtitlan. Largement épargnée par les constructions nouvelles qui se sont édifiées surtout à la périphérie, Oaxaca, est l'une des seules grandes villes coloniales à avoir parfaitement conservé son centre historique : mille deux cents édifices y sont classés. Autour de l'élégante place du Zocalo, la cathédrale est un joyau de l'art baroque mexicain. Lors d'une promenade dans ses rues, chaque regard trouve une de ces splendides maisons patriciennes qui rappellent l'opulence de la ville tandis que les innombrables couvents – Santo Domingo, San Francisco, San Agustín, San Filipo Neri, la Soledad – rivalisent d'une richesse de décoration née de la fécondation de l'art espagnol par la maîtrise des artistes locaux.
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