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Marrakech
La ville qui a donné son nom au Maroc
L'eau, elle s'écoule des neiges éternelles du Haut-Atlas pour rafraîchir la ville en ses bassins et ses fontaines. L'or, il rehausse les délicates arabesques des cours et des salles de ses medersa séculaires. Les roses, elles parfument délicieusement les jardins luxuriants, avant d'en faire de même avec les pâtisseries doucereuses des marchands ambulants de la place Jemaa el-Fna. Voilà la trilogie magique sous laquelle est placée Marrakech, belle séductrice du Sud.

Une création dynastique
Marrakech, c'est aussi une sorte de miracle, celui d'une ville implantée dans une plaine semi-désertique aux atouts improbables. Qu'allaient-ils faire là, ces Almoravides issus d'une tribu saharienne ? Remontant lentement vers le Nord, qu'ils soumettent au fil de leur marche, ils désirent aussi se protéger des tribus de l'Atlas. Alors, en 1062, ils fondent une ville qu'ils entourent bientôt de remparts. Dans le même temps, ils creusent pour survivre des kilomètres de canaux, les khettaras, véritable toile d'araignée hydraulique sans laquelle Marrakech n'existerait pas. Les Almoravides ne profitent pas longtemps de leur cité en devenir. Une autre dynastie, les Almohades, est déjà en route vers le pouvoir. Leur chef, Abd el-Moumen, donne au Maroc son plus grand empire, de 1150 à 1250. C'est lui aussi qui offre à Marrakech le statut de capitale. Elle ne le quitte qu'au siècle suivant, quand les Mérinides lui préfèrent la ville de Fès. Il faut attendre les Saadiens, au XVIe siècle, pour que Marrakech retrouve son lustre d'antan. Annexant Tombouctou à son empire, Ahmed al-Mansour ramène d'Afrique esclaves noirs, sucre, métal précieux. Marrakech devient le relais indispensable entre le Sahara noir et les rives de la Méditerranée maghrébine.

Une parure de monuments emblématiques
Symbole majeur de la ville, les quatre boules cuivrées du minaret de la Koutoubia scintillent dans le couchant. Son élégance de briques roses veille depuis le XIIe siècle sur la mosquée « des libraires ».
Sœur aînée de la tour Hassan de Rabat et de la Giralda de Séville, la Koutoubia resplendit par les ornements floraux et épigraphiques de sa décoration et un réseau serré d'entrelacs en reliefs.
A quelques pas de là, il faut s'enfoncer dans les ruelles de la médina, jusqu'à la medersa ben Youssef. Ecole de théologie coranique fondée par le sultan mérinide Abou al-Hassan au XIVe siècle, elle fut le foyer intellectuel le plus important du Maroc pendant deux siècles. Cent-trente étudiants pouvaient loger dans les cellules qui entourent la cour centrale. Ils y trouvaient le calme et l'atmosphère méditative nécessaire à l'étude du texte sacré et des sciences. Passé un long couloir au plafond peint reposant sur des linteaux de bois, on franchit une porte… et c'est l'éblouissement. Baignés par une douce lumière, les murs offrent les trois éléments constitutifs de l'architecture marocaine. En bas, des zelliges, ces céramiques de couleur dont les carreaux, savamment agencés, forment un tapis mural chatoyant. A hauteur d'homme, des plaques de stucs, ciselées comme les bijoux que portent les femmes berbères du Sud. En haut, soutenant un auvent de tuiles vernissées, des montants de bois, ciselés eux aussi. Ces arabesques se reflètent dans l'eau bruissante d'un bassin et dans le poli des dalles de marbre du sol.
L'abandon de Marrakech comme capitale n'a pas signé la fin de sa période de splendeur. En témoignent les tombeaux saadiens, érigés au XVIe siècle par les principaux membres de cette dynastie. Isolés de l'animation de la Kasba par une forte muraille, les mausolées constituent le sommet de l'art précieux et raffiné dont le pays est pourtant si prodigue. Trois salles se succèdent, dont la plus ornée renferme le tombeau de Moulay Ahmed al-Mansour. Le sultan repose sous une simple dalle de marbre blanc, mais dans un décor digne d'une féerie orientale. La pièce est coiffée d'une coupole reposant sur douze colonnes galbées de marbre de Carrare, par l'intermédiaire de quatre grands arcs aux clés polylobées. Les galeries qui entourent le carré central sont couvertes de coupoles à stalactites, une dans chaque angle, et de plafonds de bois de cèdre peints et dorés. La profusion des muqarnas, le fin lacis d'entrelacs de plâtre sculpté, l'élégance de l'écriture coufique, les zelliges qui tapissent le bas des murs : tout concourt à affirmer la gloire de la dynastie qui redonna au Maroc la première place dans l'ensemble du Maghreb.

Une place spectacle
Au sortir de tant de merveilles, repris par l'éblouissante lumière de Marrakech, le tournis peut vous prendre. Les pas, inévitablement, ramènent vers la place Jemaa el Fna où le cœur de la ville bat jour et nuit de ses pulsations rapides. On l'a dit parfois dénaturée par le tourisme. Pourtant, pour qui sait encore regarder et ressentir, la magie opère encore. Celle des gnawas en transe qui veulent exorciser le mauvais œil en faisant tourner le plumet de leur bonnet orné de coquillages ; celle des conteurs qui emmènent leur auditoire vers des contrées irréelles ; celle des montreurs de singes ou des charmeurs de crotales, perpétuant une tradition venue des confins de l'Afrique…
Il reste à se perdre au hasard dans la médina ou à dîner à l'ombre d'un riyad, jusqu'au bout de la nuit et même au-delà, quand l'aurore viendra caresser Marrakech de ses doigts de rose parfumés...
Pour visiter Marrakech avec Clio
MA 31 - 13 jours

Toute l’histoire du Maroc s’écrit du sud vers le nord : les peuples des terres présahariennes brûlées de soleil cherchant toujours à rejoindre, au-delà de l’Atlas, les riches plaines atlantiques et méditerranéennes. ... Découvrir ce voyage
 

 
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