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A la croisée des chemins

Que vous alliez de Tanger vers l'Atlas, le Sud berbère et l'Afrique profonde ou de la côte atlantique vers Oujda, Melilla et l'Orient, vous trouverez sur votre chemin la cité gémellaire de Fès. Une vallée épanouie, irriguée par les eaux quasi pérennes de l'oued Fès, domaine du palmier-dattier et des jardins où poussent fèves et lentilles mais aussi accueillants pour les céréales, la proximité des collines prérifaines où prospère l'olivier, deux éminences s'élevant doucement de part et d'autre de l'oued, tel est le décor qui séduisit Idriss Ben Abdallah. Arrière-petit-fils d'Ali, le gendre du Prophète, Idriss était l'un des miraculés qui avaient échappé au massacre des Alides qui avaient affronté le calife Haroun al Rachid à la bataille de Fakh. S'enfuyant vers l'ouest, il trouva refuge auprès des tribus berbères qui vivaient non loin de l'ancienne cité romaine de Volubilis. Fort de son autorité de chérif, admiré pour son courage et sa sagesse, il fut proclamé roi et se trouva vite à la tête d'un domaine allant de l'Atlas à l'Atlantique. En 789, Idriss Ier élut le site de Fès pour établir sa nouvelle capitale, mais la cité qu'il édifia sur la colline est n'était encore qu'une bourgade d'adobe lorsqu'il fut assassiné sur ordre d'Haroun al Rachid.

Fès el Bali, la cité des Idrissides

Fès devint effectivement la cité dynastique des Idrissides en 809, lorsqu'Idriss II étendit la ville sur la seconde colline, à l'ouest. Lorsqu'il entreprit les premiers travaux, le souverain invoqua Allah : « Ô mon Dieu ! Fais que cette ville soit la demeure de la science et du savoir. » Le ton était donné et Fès vit, dès 859, la fondation d'une prestigieuse université musulmane. L'attraction de la nouvelle ville ne tarda pas à s'exercer sur les intellectuels et les artisans de la péninsule ibérique, accompagnée d'une floraison de maisons de style andalou. Les deux noyaux urbains, le quartier des Andalous et le quartier des Kairouanais furent regroupés par les Almoravides au XIe siècle pour former la médina de Fès el Bali, la vieille ville, encore partiellement ceinte de ses remparts. Après avoir franchi la Bab Boudjeloud, le voyageur d'aujourd'hui découvrira la mosquée des Andalous et la mosquée Qaraouyine avant de pénétrer dans le souk Attarine, haut en couleur, où s'activent toujours tanneurs et teinturiers. C'est au cœur de ce haut lieu de la vie fassie que l'on trouve aussi la zaouia de Moulay Idriss, tombeau d'Idriss II, en pur style andalou.

L'apogée mérinide

Si, pour les Arabes, Fès demeure aujourd'hui « le reflet de l'Andalousie perdue », c'est surtout grâce à la dynastie des Mérinides, du nom de la tribu berbère des Banu Mérin qui, sous la conduite d'Abu Yussuf Yakub, renversa au XIIIesiècle les Almohades et fondèrent la Nouvelle Fès – Fès el Djdid – centrée autour du palais royal et de la grande mosquée flanquée de son minaret polychrome. Les Mérinides dotèrent aussi Fès el Bali de remarquables édifices. Il suffit pour s'en convaincre de visiter la medersa Bou Inania, légère et élégante, qui ceint sa cour pavée de marbre blanc de ses arcades ornées de stucs et de zelliges. Mais, après ce florilège de medersa, mosquées et palais, il faut aussi, à la faveur d'une porte entr'ouverte, jeter un coup d'œil dans l'une de ces magnifiques demeures andalouses aux murs aveugles sur l'extérieur, mais qui s'ouvrent autour d'un riad, patio richement orné de zelliges et bois sculptés aux délicates arabesques. Il faut également se promener dans le quartier de la Mellah, près du palais, quartier qui était réservé aux juifs et qui fut l'un de leur refuge privilégié pour ceux qui fuirent l'Espagne en 1492.

Capitale éternelle

Les vicissitudes de l'histoire firent alternativement de Fès, Marrakech et Meknès, puis, depuis 1912, Rabat, les capitales du Maroc, mais Fès reste la capitale spirituelle et intellectuelle incontestée du Maroc et se souvient qu'elle accueillit en ses murs, au XIVe siècle, époque de son apogée sous Abu Inan, des lettrés aussi réputés que l’historien Ibn Khaldoun et le géographe Ibn Batouta !
Fès a su conserver, plus que d'autres, son authenticité malgré le développement du tourisme. Et n'oublions pas que la ville de Fès comporte aussi une agréable cité moderne, héritière de la Ville Nouvelle que fonda le maréchal Lyautey en 1916 sur le plateau situé au sud-ouest de la ville ancienne, ainsi préservée de changements trop abrupts.
Découvrir Fès avec Clio
MA 31 - 13 jours

Toute l’histoire du Maroc s’écrit du sud vers le nord : les peuples des terres présahariennes brûlées de soleil cherchant toujours à rejoindre, au-delà de l’Atlas, les riches plaines atlantiques et méditerranéennes. ... Découvrir ce voyage
 

 
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