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La cité antique
Etendu entre l'Albanie et la république de Macédoine, le lac d'Ohrid, le plus profond des Balkans, réserve inépuisable d'eau douce, attira les hommes dès la Préhistoire. Les premiers villages dont on retrouva les traces dans la région remontent au moins à l'âge du fer, l'époque de la civilisation de Hallstatt. Hérodote signale que la région était le domaine d'un peuple d'origine illyrienne, les Encheleis, et d'un peuple phrygien, les Brigiens. Il y plaçait le mythe de Cadmos et Harmonie, exilés de Thèbes. Dès le IVe siècle avant notre ère, la colline dominant le lac qui est aujourd'hui le site d'Ohrid était occupée par une petite ville dominée par une forteresse, à l'emplacement de celle actuelle de Samuel. La cité, hellénisée à l'époque de Philippe II de Macédoine et alors connue sous le nom de Lychnidos, fut ensuite conquise par les Romains en 148 av. J.-C. Située sur la Via Egnatia reliant la Grèce à Apppolonia et à la grande cité de Lyncestis, aujourd'hui Bitola, la ville antique connut un important développement jusqu'au grand séisme qui, en 518, détruisit la majeure partie de la cité. Le seul témoignage bien conservé de cette période, en dehors des collections des musées, est le théâtre hellénistique, remanié ensuite par les Romains, qui accueille aujourd'hui les représentations d'opéra et de ballet du festival d'été d'Ohrid.

La rencontre de Byzance et du monde slave
Après l'effondrement de l'Empire romain d'Occident, la Macédoine, convertie au christianisme, appartint à l'Empire byzantin, mais, dès le VIe siècle, les populations slaves venues du Nord de l'Europe s'installèrent dans la région, lui donnant un nouveau caractère. Ce fut grâce à l'action des moines Cyrille et Méthode – qui mirent au point l'alphabet glagolitique permettant de transcrire les langues slaves – que la littérature slave put prendre son essor. Ce fut l'un de leurs disciples, saint Clément, qui s'installa à Ochrida en 886 et qui fonda, sur les vestiges d'une basilique antique couronnant la colline de Plaošnik, le premier grand monastère aujourd'hui appelé Saint-Pantéléimon. Clément est également connu pour avoir été le premier évêque d'Ohrid. En 893, il fut suivi par saint Naum, créateur de la première université slave qui a conservé de précieux manuscrits éclairant l'histoire des premiers Slaves du Sud. Il fit également édifier, au bord du lac, à trente kilomètres de la ville, un second monastère dont l'architecture est typiquement byzantine avec son plan en croix grecque et son iconostase qui, inspirée de celles du mont Athos, fut réalisée au XIIe siècle. Ses piliers portent des inscriptions en glagolitique, mais aussi les tout premiers exemples de caractères cyrilliques.

Bulgares, Byzantins, Francs et Serbes
Du Xe au XIVe siècle, Ohrid passa aux mains des Bulgares, et le roi Samuel Ier la choisit comme capitale de l'Etat bulgare de Macédoine. Reprise par l'empereur Basile II en 1015, elle fut donnée, lors de la quatrième croisade, aux Francs du royaume de Thessalonique avant d'être conquise en 1334 par les Serbes. Cependant, tous ces soubresauts de l'Histoire ne freinèrent pas la réalisation de véritables chefs-d'œuvre. La cathédrale Sainte-Sophie, construite au XIe siècle, sous l'archevêché de Leo, présente un florilège de l'art de la fresque byzantine et de son évolution sur quatre siècles. Les plus anciennes fresques, dans le chœur, furent réalisées par des artistes de Constantinople ou de Thessalonique et figurent les grands patriarches de Constantinople ainsi que saint Cyrille et saint Clément. Les fresques du narthex, qui fut ajouté au XIVe siècle, portent le nom de Theorianus, l'un des peintres les plus renommés du XIVe siècle byzantin, qui décora également, lui ou ses élèves, l'église Saint-Clément. La Repentance de David représente certainement l'un des sommets de l'art byzantin en terre slave. Marquée par des influences architecturales arméniennes, l'église Saint-Jean-l'Apôtre, juchée sur un promontoire rocheux dominant le lac, dans un site magnifique, renferme également quelques fresques typiques de l'époque des Comnènes. Une richesse qui valut à Ohrid le surnom de « Jérusalem des Balkans ».

La vieille ville
Pendant la période de domination ottomane, à partir de 1466, Ohrid s'endormit progressivement. La ville d'aujourd'hui a conservé ses vieilles rues typiques où alternent maisons macédoniennes traditionnelles et demeures ottomanes. Une promenade dans la vieille ville, avec ses échappées sur le lac, ses rues pavées, ses marchés, une flânerie sur les quais en s'arrêtant pour découvrir les merveilles des dizaines de petites églises qui recèlent de remarquables icônes, demeurent pour le visiteur une approche inoubliable de ce joyau balkanique.
Pour visiter Ohrid avec Clio
BAL 31 - 11 jours

Entre Adriatique et mer Noire s'allonge la longue échine des Balkans. Des paysages souvent remarquables et escarpés (en turc, balkan signifie « montagne ») abritent les traces d'une histoire riche et ... Découvrir ce voyage
 

 
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