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Byblos
Une leçon d'archéologie
La ville la plus ancienne du monde
L’historien Philon de Byblos affirmait, au IIe siècle, que Byblos était la ville la plus ancienne du monde et qu’elle avait été fondée par le dieu El. Lors de la mission en Phénicie, effectuée en 1861 sous le patronage de Napoléon III, Ernest Renan identifia, à Jbail, le site de Byblos, mais ce ne fut qu’en 1921 – le Liban était alors confié à la France par mandat de la Société des Nations – que Pierre Montet entreprit les premières fouilles systématiques du site, qu’il poursuivit jusqu’en 1924. Ces premières campagnes furent extraordinairement fructueuses : plusieurs temples furent mis au jour et l’on découvrit des statues de facture égyptienne, des tombeaux royaux et, surtout, le sarcophage d’Ahiram, roi de Byblos qui régna sur la ville vers l’an mille av. J.-C., décoré d’une scène de procession et portant la plus ancienne inscription connue en alphabet phénicien : « Sarcophage qu’a fait Itoba’al, fils d’Ahiram, roi de Gobel, pour Ahiram, son père, comme demeure dans l’éternité. » Les fouilles furent poursuivies par Maurice Dunand qui déchiffra le palimpseste des occupations successives du site, aujourd'hui réactualisées par Jean Lauffray. Philon n'avait pas tort : Byblos est certainement l'une des plus vieilles villes du monde et son site est certainement l'un de ceux qui, dans le monde, connurent sans interruption la plus longue occupation, depuis le Néolithique, vers 8000 av. J.-C.

Une leçon d'archéologie
La visite du site de Byblos compte parmi les plus passionnantes qui soient. Après avoir franchi les vestiges des remparts médiévaux et aperçu le château édifié par les croisés pour défendre leur cité de Giblet, on emprunte un couloir pavé, emplacement de l'ancienne porte de la ville qui franchissait les remparts antiques qui furent édifiés dès le IIIe millénaire. Il faut ensuite décrypter le site. Au centre, sur une butte, on retrouve l'emplacement des huttes, puis des maisons des pêcheurs du Néolithique, dont les structures évoluent au fil des millénaires. Contemporain des grandes pyramides, au cœur sacré de la ville, le temple de Baalat-Gebal, avec ses colonnes de bois de cèdre reposant sur des bases de pierre, était dédié à « La Dame de Byblos », déesse de la fertilité qui fut adorée durant plus de deux millénaires sous les noms de Baalat-Gebal, Isis, Athor, Astarté, Aphrodite puis, enfin, Vénus... Le regard est ensuite attiré par un curieux édifice, hérissé d'obélisques de pierre – des bethyles, réceptacles des dieux, dans la plus pure tradition sémitique –, qui fut déplacé et reconstruit par les archéologues qui mirent au jour, en dessous de celui-là, le « temple en L ». Ce dernier était certainement dédié à une divinité mâle, parèdre de Baalat-Gebal.
Lac sacré, atelier d'orfèvre, maisons de grands marchands, fontaine du roi où la légende veut qu'Isis retrouvât la dépouille d'Osiris, tombes royales, théâtre romain, pressoirs à huile, esplanade achéménide... Byblos permet de retracer toute l'histoire de la Phénicie et du Levant, de ses relations avec l'Egypte, des invasions amorrites, cananéenne, araméenne, assyrienne, perse, grecque et romaine.

Il y a près de quatre mille ans
Byblos était une cité d'une prospérité éclatante. Au XVIIIe siècle avant note ère, un Egyptien, Si-Nuhe, résida à Byblos et, de retour dans son pays, vanta la richesse de cette ville où l'on trouvait à profusion figues, raisin, olives et miel. Mais Byblos fut aussi le grand port exportateur du bois de cèdre du Liban, si prisé des grands bâtisseurs des empires environnants. Le développement du commerce impliquait la tenue de registres. Déjà les Phéniciens avaient mis au point un système d'écriture fondé sur la notation phonétique. Si, à Ougarit, fut retrouvé le premier alphabet, c'est aux scribes de Byblos que l'on doit d'avoir utilisé, en lieu et place de tablettes d'argile, le papyrus importé d'Egypte et d'avoir donné à leur écriture, à l'époque d'Ahiram, un caractère cursif qui fut ensuite adopté par les Grecs lorsque ceux-ci, à l'époque d'Homère, se réapproprièrent l'écriture qu'ils avaient perdue depuis plusieurs siècles : l'alphabet que nous utilisons aujourd'hui semble bien être l'héritier direct de celui de Byblos. Et ne cherchez pas plus loin l'origine des mots Bible et bibliothèque !
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