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Riga
Une cité très convoitée
Les chevaliers Porte-Glaive
Destinée curieuse que celle de cette capitale de la Lettonie qui fut, durant la majeure partie de son histoire, une ville... sans Lettons ! A quelques kilomètres de l'embouchure de la Dvina sur la mer Baltique, au confluent avec la rivière Ridzene, se trouvait un village de pêcheurs Lives. Son atterrage était occasionnellement visité par des marchands scandinaves ou allemands en route vers Novgorod ou Moscou quand, en 1199, l'évêque de Livonie, Albert de Buxhövden, y débarqua avec vingt-trois navires de croisés. En effet, en ce moment où, après la mort de Saladin, le mouvement des croisades vers la Terre sainte trouvait un second souffle, le pape Célestin III, en 1193, prononça officiellement le lancement de nouvelles croisades pour l'évangélisation des peuples du Nord : Vieux-Prussiens et Baltes. Albert de Buxhövden fonda, en 1201, la ville de Riga dont il fit le siège de son évêché et, en 1202, y créa un ordre de moines-chevaliers, à l'exemple de celui des Templiers, l'Ordre des chevaliers Porte-Glaive. La présence de ces chevaliers germaniques attira rapidement de nombreux colons venus d'Allemagne du Nord qui s'installèrent dans ce qui est la partie sud de la ville actuelle.


Allemands, Polonais et Suédois

Les Porte-Glaive, qui avaient été vaincus par les Lituaniens à la bataille de Šiauliai en 1236, furent incorporés aux chevaliers Teutoniques qui imposèrent leur domination sur une grande partie des pays baltes. Ville allemande, port en pleine expansion, Riga adhéra en 1282 à la ligue hanséatique et devint l'un des plus importants centres de commerce de la Baltique, plaque tournante du commerce des fourrures, du miel, de la cire et du cuir en provenance de Russie. Riga, grâce aux privilèges épiscopaux, était pratiquement indépendante, mais, lorsque l'ordre Teutonique fut dissous en 1561, cernée par les territoires conquis par la Pologne, elle tomba en sa possession en 1582. Quarante ans après, elle fut prise par le Lion du Nord, le roi conquérant Gustave II Adolphe de Suède, qui concéda à la ville une large autonomie. Aux Allemands et Polonais vint s'adjoindre une importante colonie suédoise. Riga était alors la plus grande ville de Suède, devant Stockholm, et le garant de la puissance suédoise en Baltique face aux ambitions russes.


De Pierre le Grand à l'indépendance

Pierre le Grand voyait dans l'accès libre à la Baltique la porte de la Russie vers l'Occident et, à l'issue de la Grande Guerre du Nord, le traité de Nystad, en 1721, confia Riga à la Russie et la ville fut bientôt peuplée majoritairement de Russes. Malgré la concurrence du port de Saint-Pétersbourg, le commerce se développa encore considérablement, et Riga devint, à la fin du XIXe siècle, la troisième ville Russe ! L'abolition du servage, le 3 mars 1861, par le tsar Alexandre II, modifia profondément la physionomie de Riga. En effet, des milliers de paysans lettons, libres mais sans terres, gagnèrent la ville, et les Lettons représentèrent enfin la moitié des cinq cent mille habitants que comptait la cité à la veille de la première guerre mondiale. Capitale d'un Etat prospère, moderne et indépendant en 1918, Riga retombera sous la domination russe, soviétique cette fois, en 1940, pour être aussitôt occupée par les nazis, subissant d'importantes destructions. Centre industriel russe, elle saura, lors de l'indépendance à nouveau acquise en 1991, se reconvertir en une ville moderne et tournée vers l'Occident.


Une cité pleine de charme

La vieille ville de Riga, Vecriga, a su préserver sa structure médiévale. Si le château des Porte-Glaive a disparu, la cathédrale du Dôme a conservé une partie du bâtiment de 1207 et son cloître ancien. L'église Saint-Georges date aussi de la même période. De nombreuses maisons médiévales ont aussi été conservées ou reconstruites, comme la célèbre maison des Têtes-Noires, la maison de la confrérie des marchands, restaurée en 1999, la maison des Trois-Frères, la Petite et la Grande Guilde. Les quartiers extérieurs des XVIIIe et XIXe siècles offrent aussi des merveilles architecturales, des bâtiments en bois dans le style russe et des édifices imposants comme le nouveau château qui abrite la présidence de la République ou le Parlement, l’ancienne maison des Chevaliers de style néo-Renaissance florentin. Cependant, c'est la floraison Art nouveau qui multiplia les ouvrages pleins d'éclectisme et de fantaisie dans les années de la première indépendance qui justifia, par son abondance et sa qualité, l'inscription de Riga au patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.
Riga, une ville où il fait bon flâner, découvrant, à chaque détour, un pan de l'histoire à travers une façade, une perspective, une église, un musée...
Pour découvrir Riga avec Clio
PB 31 - 9 jours

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