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Louang Prabang
Capitale royale
Le Royaume du million d'éléphants
L'Asie du Sud-Est fut, durant des siècles, le théâtre de nombreuses migrations de peuples. Le territoire qui est aujourd'hui le Laos était occupé depuis le Ve siècle par diverses tribus qui tombèrent sous la domination de l'empire khmer d'Angkor, mais, dès le VIIIe siècle, les Thaï du royaume de Nan-Chao, au sud de la Chine, commencèrent à occuper les régions de la vallée du Mékong et de la Ménam. Lorsque la dynastie mongole de Koubilaï conquit la Chine méridionale, au XIIIe siècle, le mouvement s'accéléra et, selon la légende, des Thaï, conduits par le mythique Khun Bolom, fondèrent la principauté de Muong Xua.

La capitale, Xieng Tong, en fut installée au confluent du Mékong et de la rivière Nam Khan, dans une riante vallée, ceinte de hautes collines et dominée par le mont Phou Si. Le premier Etat laotien fut l'œuvre de Fa Ngum qui s'empara, entre 1353 et 1371, des territoires constituant le Laos et le Nord de la Thaïlande d'aujourd'hui. Il donna pour nom à son royaume : Lan Xang Hom Khao, « Le Royaume du million d'éléphants et du parasol blanc ».

Le Phra Bang
Fa Ngum était un adepte du bouddhisme theravada, celui de l'ancienne école, représenté surtout, à l'époque, à Ceylan. En 1359, butin de guerre ou cadeau du royaume d'Angkor, arriva dans la capitale une statue du Bouddha de 83 centimètres de haut, couverte de feuilles d'or, vraisemblablement d'origine cinghalaise. Ce fut en référence à ce « Délicat Bouddha » – le Phrabang – que la ville fut renommée Luang Phrabang, et la statue est, encore aujourd'hui, considérée comme le palladium du Laos. A deux reprises, les Siamois s'emparèrent de la statue et la conservèrent à Bangkok, mais, depuis 1867, elle n'a plus quitté Luang Prabang et est maintenant exposée dans le musée du palais royal.

La capitale du Laos
Louang Prabang domina le royaume durant deux siècles, époque troublée seulement par une invasion vietnamienne en 1479 et plusieurs affrontements avec le royaume d'Ayutthaya au début du XVIe siècle. Cependant, sous le règne de Setthathirath (1548–1571), commença une période de bouleversements politiques et de luttes contre les Birmans et les Siamois. La capitale fut transférée au sud du pays, à Vien Chan – Vientiane. A la fin du XVIIe siècle, à la suite de querelles de succession, le Lane Xang fut divisé en trois royaumes – Vientiane, Louang Prabang et Champassak – qui luttèrent longtemps pour préserver leur indépendance avant de tomber, les uns après les autres, sous la domination siamoise.

Le protectorat français
La présence de garnisons siamoises à Louang Prabang fut considérée par la France comme une menace pour sa colonie vietnamienne. De plus, la France portait déjà un grand intérêt à ces régions du Mékong et ce fut d'ailleurs à Louang Prabang que l'explorateur français, Henri Mouhaut, le « découvreur » d'Angkor, mourut en 1863. En 1886, par le traité de Bangkok, la France obtint le droit de nommer un vice-consul à Louang Prabang, poste qui fut confié à Auguste Pavie. Ce dernier sut tant se faire apprécier des Laotiens, que ceux-ci demandèrent la protection de la France. Les protestations siamoises furent « calmées » par une démonstration de puissance navale face à Bangkok ! Le protectorat français, reconnu par les Anglais, fut entériné par un traité en 1904.

Soixante-quinze ans de présence française
Si le Laos souffrit de l'invasion japonaise en 1945 et si l'accession à l'indépendance se fit dans les convulsions de l'opposition entre le Pathet Lao, communiste, et les forces du prince Souvanna Phouma, la présence française a laissé son empreinte sur la cité.

L'UNESCO a classé Louang Prabang car « son paysage urbain unique, remarquablement bien conservé, illustre une étape majeure du mélange de deux traditions culturelles différentes » ( fusion de l'architecture traditionnelle et des structures urbaines coloniales). En effet, la plupart des bâtiments administratifs furent construits au début du XXe siècle, mais l'architecture coloniale s'inspira fortement des styles locaux dans la forme de ses toitures et le décor de ses façades et, malgré l'introduction de quelques éléments occidentaux tels que balcons et vérandas, reprit le plan des maisons traditionnelles.

Même s'ils sont de construction récente, les Vat – les pagodes bouddhiques – et les That – les stupas – respectent parfaitement le style caractéristique de Louang Prabang et sont adornées de fresques réalisées dans la plus pure tradition. Et que dire des bouddhas, stylisés à l'extrême, longilignes, d'une grâce surnaturelle, qui décorent les temples ?
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