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Le Wadi Rum
Au pays des Nabatéens
L'Empire ottoman, le « vieil homme malade de l'Europe », ne s'effondra pas de lui-même durant la première guerre mondiale. Le contrôle de l'Egypte, de l'Arabie et de ses ressources pétrolières et des régions stratégiques du Levant préoccupait particulièrement les Anglais. Désunis, les Arabes ne pouvaient lutter contre les troupes ottomanes... Ce fut un officier anglais, archéologue de formation, parfait connaisseur du monde oriental, doté d'une volonté de fer, qui réussit ce miracle : unir les différents clans arabes en une force cohérente et, le 6 juillet 1917, Aqaba tombait entre ses mains, ouvrant la porte à la conquête du Proche-Orient. T.E. Lawrence, devenu Lawrence d'Arabie, installa alors son quartier général dans le désert, au nord d'Aqaba, le Wadi Rum. Aujourd'hui encore, on y montre les vestiges du poste du Desert Camel Corps et une hypothétique « maison de Lawrence »... Lawrence fut fasciné par la beauté somptueuse de ce désert et dans laquelle il voyait l'expression de la transcendance : « Le credo du désert ne peut être appréhendé par des mots, ni même par la pensée... » Au cœur du Wadi Rum s'élève un ensemble altier de pitons de grès rouge-ocre, que les Bédouins n'ont pas manqué de surnommer Les Sept Piliers de la sagesse !


L'un des plus beaux déserts du monde

Le Wadi Rum est d'abord un paradis pour le géologue. Il peut y observer une structure exceptionnelle, l'un des plus grands accidents tectoniques de la planète. En effet, la Jordanie est marquée longitudinalement par la grande faille de la mer Morte, prolongement du Rift africain et de la zone d'accrétion océanique de la mer Rouge. Sur le vieux socle de granite et de roches métamorphiques du bouclier panafricain, parfaitement arasé, des grès cambro-siluriens se déposèrent en discordance avant d'être plissés et redressés par le jeu de la tectonique des plaques. Versicolores dans le massif de Pétra, ces grès prennent, dans le Wadi Rum, une infinité de nuances d'ocre et de rouge. L'érosion les sculpta ensuite en une théorie de pitons aux flancs verticaux qui ressemblent tant à ceux de la Monument Valley de l'Arizona que les cinéastes prirent plus d'une fois le Wadi Rum pour décor de leurs films. L'érosion éolienne, si active en milieu désertique, peaufina ensuite ces sculptures naturelles, ciselant les strates du grès en cannelures horizontales ou obliques, en piliers verticaux, tailla dans la masse rocheuse des escaliers de géants et même, parfois, de spectaculaires arches naturelles. Entre ces éminences, de vastes étendues planes sont occupées par des dunes de sable blond et les fonds d'oueds – les wadi – où les moutons et les chèvres des bédouins trouvent leur maigre pâture.


Le domaine des nomades

Quand fut domestiqué le chameau, au IIe millénaire avant notre ère, les hommes commencèrent à pouvoir apprivoiser les terribles déserts d'Arabie. Au IXe ou VIIIe siècle av. J.-C., le peuple des Thamudéens s'était installé dans le Wadi Rum, comme l'attestent des inscriptions qu'ils gravèrent sur des rochers isolés ou près des sources et un sanctuaire funéraire bordé d'orthostates. Les échanges se développèrent entre l'Arabie heureuse, le Yémen d'aujourd'hui, et les Etats développés de Mésopotamie et du Levant, mais les caravanes étaient souvent l'objet de la convoitise de nomades pillards. L'un de ces peuples, cependant, les Nabatéens, comprit rapidement qu'il tirerait plus de profit à protéger les caravanes, moyennant rétribution, qu'en les dévalisant. Ils se taillèrent ensuite un quasi-monopole du commerce entre le Hedjaz et la Syrie creuse. Les Nabatéens firent du Wadi Rum l'un de leurs plus importants camps de base. Près d'une précieuse source – Ayn Shellâleh –, les Nabatéens édifièrent un petit temple composé d'un autel ceint de colonnes. Dédié à leur dieu suprême, Dushara, ou à la déesse Allât, associée à l'étoile Vénus, il s'effondra au IVe siècle à la suite d'un séisme. Les Nabatéens possédaient une écriture cursive, peut-être dérivée de la graphie araméenne, qui est souvent considérée comme le précurseur de l'alphabet sud-arabique et de l'arabe moderne. Caravaniers et pasteurs gravèrent, au pied des falaises du djebel Khazali, proscynèmes et courtes formules d'invocation. A la tête d'un véritable empire commercial, les Nabatéens fondèrent ensuite deux villes-comptoirs, deux capitales, les deux fabuleuses cités de Pétra, en Jordanie, et d'Hégra, en Arabie, avec leurs extraordinaires tombeaux sculptés dans les falaises de grès, un des joyaux de l'humanité.
Pour découvrir le Wadi Rum avec Clio
JO 31 - 9 jours

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