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Le mont Nébo
Et le sanctuaire de Moïse
Selon la Bible qui nous raconte l'histoire de l'exode des Hébreux fuyant l'Egypte, Moïse, pour avoir douté de la puissance divine durant le séjour au désert, mourut avant d'atteindre la Terre promise : « Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Phasga, vis-à-vis de Jéricho. Et l'Eternel lui fit voir tout le pays [...]. L'Eternel lui dit : C'est là le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant : Je le donnerai à ta postérité. Je te l'ai fait voir de tes yeux ; mais tu n'y entreras point. Moïse, serviteur de l'Eternel, mourut là, dans le pays de Moab [...]. Et l'Eternel l'enterra dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Peor. Personne n'a connu son sépulcre jusqu'à ce jour...  »
Le voyageur d'aujourd'hui reste aussi subjugué par la magnificence du paysage qui s'étend à ses pieds, de la mer Morte à la vallée du Jourdain.

Un peu d'histoire...
L'épisode biblique de l'Exode s'explique dans le contexte d'une histoire complexe. A plusieurs reprises, au cours du IIe millénaire avant notre ère, les grands empires ou les royaumes majeurs qui contrôlaient le Proche-Orient – Assyriens, Babyloniens, Hittites, etc. – s'affaiblirent au point de laisser de puissants courants migratoires brasser les peuples et les pousser à l'aventure. Ce fut ainsi que des tribus sémitiques accompagnèrent les envahisseurs « Hyksos » qui régnèrent sur l'Egypte de ~1674 à ~1548. Deux ou trois siècles plus tard, une partie d'entre eux, les Hébreux, quittèrent l'Egypte et partirent s'implanter au Levant, dégagé de l'emprise d'un Empire assyrien en déliquescence. Traversant, et pillant parfois, les petits royaumes d'Edom, de Moab et d'Ammon, ils passèrent certainement sur les plateaux de Transjordanie, dans la région qui domine la mer Morte et au mont Nébo.

Egérie
Lorsque le christianisme se répandit dans l'Empire romain, le mont Nébo devint un lieu de pèlerinage très fréquenté, et s'orna d'un monument funéraire, puis d'un véritable sanctuaire, mais, après la conquête musulmane, celui-ci fut abandonné et, au XIXe siècle, on en avait pratiquement perdu le souvenir ! En 1864, une expédition organisée par le duc de Luynes pensa avoir identifié l'emplacement du mont Nébo, mais ce fut surtout la découverte, en 1884, d'un manuscrit dans une bibliothèque d'Arezzo qui suscita l'intérêt des chercheurs. Il s'agissait de la transcription de la relation, rédigée en latin, faite par Egérie, de son pèlerinage en Terre sainte. La noble dame y décrit le monument funéraire dédié à Moïse qu'elle vit sur le mont Nébo. Le site fut identifié avec certitude en 1896 par le père Germer-Durand, puis, en 1933, les archéologues du Studium Biblicum Francescanum de Jérusalem commencèrent les fouilles.

Le sanctuaire de Moïse
Les fouilles permirent de découvrir que le simple cénotaphe fut remplacé, à la fin du IVe siècle, par une imposante basilique, qui fut ensuite détruite, à une date inconnue, puis reconstruite à la fin du VIe siècle, à l'époque byzantine. Abandonné après les invasions musulmanes, l'édifice fut progressivement arasé, mais les archéologues en dégagèrent les soubassements, révélant le plan d'un édifice quadrangulaire à l'extérieur, mais triconque, c'est-à-dire muni de trois absides, à l'intérieur. Il lui fut adjoint ensuite un narthex et une cour entourée de portiques, un presbytère, un diakonikon et une salle baptismale.

Des mosaïques incomparables
Bien plus que son architecture, c'est la présence de merveilleuses mosaïques d'époque byzantine qui fait tout l'attrait du sanctuaire du mont Nébo. Elles ressortent de ce que nous appelons « l'école de Madaba » qui fleurit dans la région entre les VIe et VIIIe siècles, et qui se caractérise par une fraîcheur bien éloignée de l’hiératisme en vigueur à Constantinople. La décoration du baptistère, réalisée en 530 par les mosaïstes Soel, Kaium et Elie, en est le plus bel exemple, avec son tapis central décoré de scènes de chasse et de scènes champêtres disposées sur quatre registres superposés, encadrés de rinceaux de sarments de vigne et de feuilles d'acanthe. Scènes agricoles, reflétant la prospérité de la région, scènes de chasse, pastorales, décors nilotiques réalisés avec minutie dans un camaïeu subtil de tesselles de pierre locale. La chapelle de la Theotokos présente un autre chef-d'œuvre, d'inspiration biblique cette fois, avec des scènes de sacrifices tirées de l'Ancien Testament et, thème très oriental, la représentation de deux taureaux affrontés, de part et d'autre du temple de Jérusalem...
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