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Le Khazneh
Le joyau de Pétra
Le cri...
Naturellement, tous les voyageurs qui se rendent à Pétra pour découvrir la « cité rose » des Nabatéens, ont en tête l'image de son monument le plus célèbre, qu'ils l'aient découvert dans leur enfance en lisant l'aventure de Tintin Coke en stock ou dans le film Indiana Jones et la dernière croisade ou, plus sérieusement, à travers les dessins réalisés en 1826 par Léon de Laborde et Linant de Bellefonds ou encore par les remarquables aquarelles, peintes en 1839 par l'Ecossais David Roberts. Nul ne devrait donc être surpris en découvrant la Khazneh comme le fut l'explorateur suisse Jean-Louis Burckhardt. Voyageant en habit de bédouin entre Damas et l'Egypte, il apprit de ses compagnons de route l’existence d’une cité merveilleuse cachée dans le désert. Prétextant d’un vœu qui exigerait qu’il sacrifiât une chèvre à Aaron, il réussit à se rendre au Wadi Moussa. Le 12 août 1812, il s’engagea dans l’étroit défilé du Siq et, soudain, découvrit l’incroyable tombeau rupestre du Khazneh : aucun doute n’était permis, il venait de redécouvrir l’antique Pétra, la capitale du royaume des Nabatéens. Cependant, lorsque, deux siècles plus tard, le voyageur, déjà impressionné par le cheminement dans le Siq qui semble comme tranché d'un coup de sabre géant dans le massif de grès versicolores, découvre la façade monolithique du Khazneh, illuminé par le soleil du matin, il ne peut retenir un cri de surprise et d'admiration !

Le Khazneh Firaoun
Ignorant complètement l'histoire des Nabatéens – qui faisaient pourtant partie de leurs ancêtres –, les Bédouins du XIXe siècle voyaient dans cet extraordinaire monument, l'œuvre d'un pharaon. Ils l'appelèrent donc « Trésor du pharaon » : Khazneh Firaoun. La tradition affirmait que l'urne de pierre inaccessible, qui surmonte la tholos centrale, contenait le trésor, ce qui explique qu'elle présente de nombreux impacts de balles, destinés à la briser.

Le chef-d'œuvre de l'architecture rupestre
Mis à part, peut-être, le temple Kailasha à Ellora, en Inde, il n'est pas d'ouvrage rupestre qui puisse rivaliser avec le Khazneh, le plus achevé des centaines de monuments creusés dans les falaises de grès de Pétra. Temple dédié à la déesse al-Uzza ou à une divinité protectrice des caravanes ? Tombeau ou monument funéraire du roi Aretas IV ou d'une souveraine ? Son affectation autant que la date de sa réalisation reste objet de controverses. Naturellement le style de sa façade et sa décoration certifient que le Khazneh fut édifié à une époque où l'influence hellénistique était prépondérante, ce qui autorise certains à dater le monument du règne d'Aretas III « philhellène » (84-56 av. J.-C.), tandis que d'autres le rattachent à l'époque de la domination romaine, singulièrement du règne d'Hadrien.

Une suprême élégance
Profondément encastrée dans la falaise, le Khazneh a été étonnamment bien préservé de l'érosion. Le but était de sculpter dans la pierre l'équivalant d'un temple grec avec un portique hexastyle aux chapiteaux corinthiens et fronton, mais l'ensemble aurait donné, malgré ses 28 mètres de façade, l'impression d'être étriqué, écrasé par la hauteur de la falaise. L'idée géniale du concepteur fut de le surmonter d'un attique servant de base à un second registre organisé autour d'une tholos centrale – celle qui est surmontée de l'urne – encadrée par les demi-frontons de deux pavillons distyles. La hauteur totale atteignit alors près de 40 mètres. Si les frises et rinceaux végétaux qui décorent les frontons sont bien préservés, malheureusement, la condamnation de la représentation sculptée par l'Islam a conduit des fidèles à dégrader les statues ornant la façade. On peut cependant identifier deux cavaliers (les Dioscures ?) sur les panneaux latéraux, les lions ornant l'extrémité du fronton et, surtout, au second registre, la Tyché centrale avec sa corne d'abondance et sa patère, parfois identifiée à l'Isis égyptienne, les Amazones et les Victoires ailées des panneaux latéraux et les aigles en acrotères. En totale opposition avec la splendeur de la façade, l'intérieur de la Khazneh est très sommaire : une grande salle de 150 mètres carrés et dix mètres de hauteur, flanquée de deux salles plus petites, sans aucune décoration. Certains ont émis l'hypothèse que les parois étaient enduites de stuc décoré, mais on n'en a pas retrouvé la moindre trace. Quelle importance ? Ressortez bien vite et laissez-vous envoûter par cette beauté qui vous est offerte par-delà les siècles.
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