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Tokyo
La mégalopole du soleil levant
La mégalopole
Tokyo central, Shinjuku, Shinagawa : véritables villes dans la ville, les grandes gares sont le cœur vivant d'une mégalopole tentaculaire qui compte près de quarante-trois millions d'habitants. Chaque matin des millions de salary men à la tenue stricte, presque en uniforme, se pressent vers leur lieu de travail, empruntant l'une ou l'autre des innombrables lignes de chemin de fer urbain ou de métro où les trains arrivent avec une précision hallucinante, respectant l'horaire à la seconde près. Vers 9 heures, lorsque la foule commence à se clairsemer, le voyageur peut emprunter la ligne Yamanote qui décrit un cercle délimitant le centre de la ville et en dessert les quartiers principaux, Shinjuku, Shibuya, Marunouchi, Ueno, Akihabara et Ikebukuro. Au centre de ce cercle subsiste un havre de paix, une zone hors du temps : le palais impérial, toujours résidence de l'empereur Akihito et de l'impératrice Michiko. Si le palais, entouré d'une triple ligne de fossés et d'escarpes de blocs de granit, demeure une véritable « cité interdite » que l'on ne peut entrevoir que deux fois par an, les 2 janvier et 23 décembre, il est en revanche loisible de se promener dans les magnifiques jardins Higashi Gyoen, étendus sur 21 hectares, où s'érigeait autrefois le grand donjon du château d'Edo.

D'Edo à Tokyo
Situé sur la côte est de l'île de Honshu, le site de la cité d'Edo ne fut longtemps qu'un simple village de pêcheurs sur l’estuaire de la Sumida Gawa. En 645, trois pêcheurs trouvèrent dans leurs filets une statuette en or représentant la déesse bouddhique Kannon, bodhisattva de la compassion universelle, et lui dédièrent un temple dans le quartier d'Asakusa. Aujourd'hui encore ce temple, la pagode à cinq étages du Senso Ji, construite en 1651, détruite en 1945 par les bombardements américains et reconstruite en 1955, accueille chaque jour par milliers fidèles et touristes. Très animé, Asakusa est aussi l'un des rares quartiers de Tokyo qui abrite encore des maisons de geishas. Ce ne fut cependant qu'en 1457 qu'Edo connut son premier développement urbain lorsqu'Ôta Dôkan, samouraï et poète puis moine bouddhiste, fit construire le premier château. Edo passa dans les mains du clan Hôjô, vaincu ensuite par le grand daimyo Hideyoshi Toyotomi qui confia le château d'Edo à Tokugawa Ieyasu. Vainqueur de la bataille de Sekigahara, Ieyasu se proclama shogun, dirigeant de facto de l'empire tandis que l'empereur de Kyoto était confiné à un rôle honorifique. Ieyasu décida de faire de son fief d'Edo la capitale shogunale. Pour mieux assujettir les daimyos turbulents, il les contraignit à s'installer à Edo, où ils devaient laisser leur famille en otage s'ils s'absentaient. La construction de leurs riches résidences allait déterminer le plan et la croissance de la ville. Au XVIIIe siècle, grâce au développement de la classe des marchands et financiers, Edo devint la capitale économique du Japon et, en 1840, avec 500 000 habitants, elle était la seconde ville du monde après Londres. Quand enfin, en 1868, le jeune empereur Mutsuhito mit fin au shogunat et lança le Japon dans une phase de modernisation effrénée, l'ère Meiji, il transféra la capitale impériale à Edo auquel il donna le nom de Tokyo, la capitale de l'Est.

Tour de ville ou tour des villes ?
Reprenant le métro à Asakusa puis empruntant à nouveau la ligne Yamanote, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, le voyageur peut tenter d'appréhender le caractère de chacun des principaux quartiers de Tokyo qui ont chacun une personnalité telle que l'on croirait chaque fois découvrir une nouvelle ville. Il faut cependant beaucoup d'imagination devant le Nihon Bashi, aujourd'hui surplombé par un nœud d'autoroutes suspendues pour y retrouver le vieux pont qui était, au XVIIee siècle, le point de départ des cinq grandes routes qui reliaient Edo aux grandes provinces de l'Empire. Après être passé le long de la gare centrale et du Tokyo Forum, immense vaisseau de verre et d'acier dû à l'architecte uruguayen Rafael Viñoly, on peut découvrir le quartier commerçant de Ginza où les chalands s'attardent devant les vitrines des magasins de luxe, les plus chers du monde dit-on. On peut également aller au Kabuki-za, inauguré en 1889, découvrir le charme désuet de ces « opérettes » chères au public populaire japonais. Quelques stations plus loin, poursuivant vers l'est, on arrive dans le quartier de Shibuya, fief de la mode la plus excentrique où il n'est pas rare de croiser de jeunes gens aux crêtes de cheveux fluorescents, des jeunes filles habillées en Marie-Antoinette ou en petite fille modèle de la comtesse de Ségur ! Plus loin, on retrouve l'histoire au Meiji Jingu où, dans un parc de 72 hectares peuplé de 130 000 arbres offerts par toutes les provinces du Japon, est édifié dans le plus pur style shintô, le sanctuaire dédié à la mémoire de l'empereur Meiji, décédé en 1912. Les Tokyoïtes que vous rencontrerez vous inviteront certainement à faire un petit détour dans les jardins pour voir le stade qui accueillit les jeux Olympiques en 1964. On peut ensuite poursuivre vers le grand centre administratif et des affaires de Tokyo : Shinjuku. Forêt de gratte-ciel, image de la ville contemporaine, dominée par les deux tours jumelles de la mairie de Tokyo, conçue par l'architecte Kenzo Tange et achevée en 1991. De la plate-forme d'observation au 48e étage, on découvre toute l'agglomération, avec la tour de Tokyo, qui se voulait rivale de la tour Eiffel, la structure en treillis du Tokyo Skytree, haute de 634 mètres de haut, et, dans le lointain, l'image emblématique du Japon : le mont Fuji. Pour achever ce rapide tour d'horizon, reprenons la ligne Yamanote jusqu'à Ueno. Un immense jardin public occupe l'emplacement des résidences des daimyos détruites en 1626 par le shogun Iemitsu. On y visite le temple Tôshô gû, dédié à la mémoire de Tokugawa Ieyasu et la pagode à cinq étages, dernier vestige du Kanei ji, temple bouddhiste de la secte tendai, fondé en 1625. A la lisière nord du parc, il ne reste plus qu'à découvrir le joyau culturel de Tokyo, le Musée national qui offre le panorama le plus complet que l'on puisse imaginer de l'histoire et de la culture japonaises, depuis les dôtaku, cloches de bronze de l'époque Yayoi (~IVe - IIe siècle), haniwas de terre cuite de l'ère des kofuns ( IIIe-VIe siècle) jusqu'aux merveilleuses estampes du « monde flottant » ukiyo-e, aux peintures d'Hokusai ou d'Hiroshige, mais aussi les masques du théâtre Nô, les sculptures bouddhistes, porcelaines et peintures sur soie d'un extrême raffinement, les laques saupoudrées de paillettes d'or maki-e, des chefs-d'œuvre de calligraphie et d'exquis netsuke d'ivoire, porcelaine ou laque. Il ne reste plus, le soir venu, qu'à se restaurer dans un « sushi-bar » ou plonger dans l'exubérante vie nocturne du quartier de Roppongi...
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Le pays du Soleil-Levant est un monde étrange, mélange subtil d’un passé toujours vivant et d’une fuite éperdue vers l’avenir. Les Japonais, sous l’égide de leurs empereurs, descendants de la déesse solaire ... Découvrir ce voyage
 

 
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