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Le parc d'Ueno à Tokyo
Un poumon vert aux multiples trésors
Les Japonais, c’est bien connu, vouent un véritable culte à la nature, aux parcs et aux jardins. Sans doute est-ce pour pouvoir oublier quelques instants le manque d'espace qui caractérise l’archipel. Le parc Ueno à Tokyo est la parfaite illustration de ce que doit être un espace vert nippon : des temples et pavillons traditionnels, des bâtiments plus modernes voués à la culture, le tout dans un environnement naturel soigneusement agencé par la main de l’homme.

Un parc historique

Le parc d’Ueno a été pendant des siècles la propriété privée de plusieurs dynasties de daimyo, ces puissants gouverneurs féodaux qui furent les véritables maîtres du Japon du XIIe au XIXe siècle. Il appartint notamment aux Todo, aux Tsugaru et aux Hori, qui y firent construire leurs maisons. Durant la période Kan ei (1624-1644), le shogun Iemitsu s’en empare et fait déplacer toutes les habitations des daimyo. Son conseiller, le moine Tenkai, fait alors ériger le Kanei ji pour la famille Tokugawa, la plus importante du Japon au XVIIe siècle. De ce temple somptueux, il ne reste qu’une pagode à cinq étages, l’essentiel des bâtiments ayant été incendiés au moment de la Restauration Meiji, lors d’une bataille entre partisans de l’empereur qui allait ouvrir le Japon sur l’extérieur et partisans des Tokugawa. Victorieux en 1868, l’empereur Meiji décide de convertir l’ensemble de la surface en jardin public, en 1878, avant qu’au XXe siècle, il ne soit offert par l’empereur à la ville de Tokyo.

Le Tosho gu

Une volée de marches permet de pénétrer à l’intérieur des 121 hectares du parc. A leur sommet, une petite plate-forme plantée de cerisiers sert de piédestal à la statue pleine de noblesse de Saigo Takamori (1827-1877), l’un des chefs de la Restauration Meiji, que l’on considère souvent comme le dernier samouraï, ultime présence affirmée du Japon millénaire avant l’entrée de l’archipel dans un monde de plus en plus globalisé. On rencontre alors son premier temple, le Kiyomizu do, construit en 1631 à l’imitation du fameux temple du même nom à Kyoto. Il sert d’entrée en matière idéale à la découverte du plus célèbre des temples d'Ueno : le Tosho gu. Trônant à l’extrémité d’une haie de lanternes de pierre, le Tosho gu est un sanctuaire shintô spécifiquement dédié à la mémoire du shogun Ieyasu Tokugawa (1542-1616), le premier à avoir imposé son autorité sur le Japon central. Il redressa au profit de sa famille le titre de shogun, enfermant le Japon dans le type de société qui devait être le sien pendant près de deux siècles. Déifié après sa mort, des sanctuaires tosho gu, littéralement « du dieu du soleil de l’Est », fleurissent alors dans tout le pays. Celui du parc d’Ueno se caractérise par un style sinisant, inspiré du temple de Nikko. Ses ornements d’or et sa pagode à cinq étages en font un véritable bijou plein d’équilibre et de couleurs vives. Côté jardin, en janvier, la floraison des pivoines d’hiver protégées par un chapiteau de paille constitue un ravissement rare à Tokyo.

Le Musée national

Fondé en 1871, le Musée national est le plus complet et le plus intéressant de tout le Japon. Sa visite est un formidable périple au cœur de la création des artistes nippons. Tous les domaines dans lesquels ils ont excellé sont représentés. Les sculptures d’expression bouddhiste sont dominées par le fameux Minamoto Yoritomo assis, splendide statue en bois polychrome, aux yeux incrustés de cristal de roche. Quand on parle de sculpture japonaise, il ne faut pas oublier le développement de l’art du masque, dont les plus anciens remontent au VIIe siècle. L’art du tissage s’exprime dans de splendides costumes aux couleurs chatoyantes et aux motifs compliqués. Le métal est aussi travaillé de façon ouvragée, notamment pour la réalisation d’objets du culte ou pour servir à la cérémonie du thé. Les porcelaines attestent une originalité propre au lieu et l’époque où elles ont été produites. Des plats décorés de fleurs, de haies de bambous ou de sarments de vignes au-dessus desquels volent des oiseaux témoignent de la fertile imagination des artistes. Dans le département des peintures, toutes les écoles d’avant le XXe siècle sont représentées par des chefs-d’œuvre. Ainsi, au XIIe siècle, Kujaku Myoo est le « roi-paon », l’oiseau déifié qui dévore les serpents. Contemporain, le Fugen Bosatsu est un rouleau peint représentant le bodhisattva Samantabhadra, divinité miséricordieuse au cœur du récit du Lotus. L’époque Kamakura (1185-1333) voit éclore les peintures sur soie, aux détails admirables de précision. Enfin, le célèbre peintre Sesshu Toyo (1420-1506) fait la gloire de la peinture à l’encre, avec ses paysages classiques où l’on sent la main du calligraphe.

Le parc d’Ueno déploie ses charmes tout au long de l’année. Au début du printemps, il se pare de magnifiques atours. A la floraison des cerisiers japonais, le parc se transforme. Les rangées d'arbres (8 800 au total), teintés d'un rose éclatant, surplombent les bâches bleues sur lesquelles. A l'automne, la variation infinie de la couleur des feuillages rendent le parc particulièrement romantique. Il attire alors poètes, artistes et amoureux de la nature.
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Le pays du Soleil-Levant est un monde étrange, mélange subtil d’un passé toujours vivant et d’une fuite éperdue vers l’avenir. Les Japonais, sous l’égide de leurs empereurs, descendants de la déesse solaire ... Découvrir ce voyage
 

 
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