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Descendant du Shinkansen, ce train japonais à la rapidité et à la régularité exemplaires, le voyageur qui arrive à Kyoto se retrouve dans le Japon du XXIe siècle, sous la coupole arachnéenne de la nouvelle gare, due à l’architecte Hiroshi Hara, face à la tour de Kyoto. Les “ salary men “ aux pas pressés y côtoient des jeunes filles aux tenues excentriques et aux cheveux fluorescents, des élégantes aux bas blancs et aux sacs Vuitton et, encore assez fréquemment, des femmes de tous âges en kimono traditionnel...
Après les plus ou moins éphémères capitales d’Asaka, de Nara et de Nagaoka, Kyoto, fondée sous le nom d’Heian-kyō en 794 par l’empereur Kammu sur le modèle de la capitale chinoise de Ch’ang-an, devint la première véritable capitale impériale pérenne du Japon et le resta jusqu’en 1868. Le site fut choisi avec soin pour protéger la cité, et le palais impérial qui en était le cœur, des mauvaises influences des démons du Nord. La ville s’établit donc entre les deux rivières de la Kamo et de la Katsura, dans un amphithéâtre de douces collines, les monts Hiei et Atago, ouvert vers le sud en direction de la plaine d’Osaka.

Passé, présent, futur
On ne le répétera jamais assez, le temps, au Japon, ne s’appréhende pas de la même manière qu’en Occident, et Kyoto en est le parfait exemple. La cité a parfaitement conservé le plan géométrique de la ville ancienne et chaque case de ce damier pourrait être affecté au passé, au présent ou au futur. Le présent est celui des grandes avenues commerçantes comme le quartier de Shijo, le campus universitaire de Katsura. Le futur, celui du quartier des affaires près de la gare. Le passé, intact, immuable, est l’apanage du fastueux palais impérial et de son parc aimable et raffiné, du château Nijo construit pour servir de résidence au puissant shogun Tokugawa Ieyasu au début du XVIIe siècle, du solennel autel impérial d’Heian Jingu ou encore du temple du Sanjusangendo qui abrite mille statues de Kannon, le boddhistava de la compassion universelle, toutes similaires et cependant toutes différentes.

La couronne des merveilles
Si le centre géométrique de la ville était le domaine de l’empereur, les collines alentour en étaient le diadème religieux. Au pavillon d’Or, chef-d’œuvre d’élégance chanté par Mishima, répondent le Ryoan-ji et le pavillon d’Argent dont les jardins minéraux procèdent d’une symbolique achevée. Plus haut sur les collines, le monastère du Kiyomizudera, hâvre de paix dans une nature rêvée, offre une vue sans pareille sur la ville tandis qu’un peu à l’écart du centre, le temple de Fushimi Inari est consacré à la divinité rustique des récoltes et de la fertilité et à son messager, le renard. Offrandes de riz et tonnelets décorés emplis de saké y sont donnés en offrande par tous ceux qui souhaitent renouer avec la prospérité avant qu’ils ne se livrent à une longue promenade sur les sentiers à la lumière tamisée par les 10 000 toris qui les recouvrent.
Passé et présent se rencontrent quotidiennement dans les quartiers de Pontocho ou de Gion où il n’est pas rare de croiser des maikos, les apprenties geishas, ou, chaque année, lors du Jidai Matsuri, l’impressionnant défilé historique en costumes d’époque qui permet de retracer toute l’histoire de la ville depuis ses origines jusqu’à l’ère Meiji.
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