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Vérone
des gladiateurs à Verdi
La cité antique
Lovée dans une courbe de l'Adige, au pied des monts Lessini, dans la partie orientale de la Vénétie, la cité de Vérone voit ses racines remonter à l'époque où la région était de domaine des Rhètes, peut-être apparentés aux Étrusques, mais, plus certainement, population d'origine celtique. Ce fut après l'invasion des Cimbres germaniques en 101 av. J.-C., vaincus par les légions de Marius à la bataille de Verceil, que les Romains prirent le contrôle de la région et que Vérone devint colonie romaine. Située en position stratégique au carrefour de la via Postumia, de la via Gallica et de la via Claudia Augusta, la cité reçut de César le statut de municipe romain en 49 av. J.-C. Vérone connut un rapide développement sous l'empire et se vit doté de somptueux aménagements urbains. Ceinturée de remparts percés de portes monumentales – aujourd'hui porte Borsari, porte Leoni et Arc des Gavi – la ville s'étendit autour du forum, devenu la piazza del Erbe. Deux ponts furent jetés au-dessus de l'Adige, le pont Postumio, qui s'effondra en 1153 et le ponte di Pietra, toujours en usage, qui débouche près du théâtre antique, dégagé en 1830 des bâtiments qui le recouvraient. Mais, naturellement, le plus prestigieux de ces édifices est l'amphithéâtre, construit sous l'empereur Vespasien, le troisième par la taille de l'empire après le Colisée et l'amphithéâtre de Capoue.

De Théodoric à Napoléon
Bien que fortifiée par l'empereur Gallien, Vérone fut prise par Odoacre avant de lui être confisquée en 489 par l'Ostrogoth Théodoric le Grand. Elle devint ensuite l'un des fleurons du royaume lombard initié par Alboïn en 506 avant de passer sous l'autorité des Carolingiens, puis des empereurs germaniques. Devenue une commune au XIIe siècle, Vérone fut, au sein de la Ligue lombarde, à la pointe de la lutte contre Frédéric Barberousse et prit part à la victoire remportée sur ce dernier à Legnano en 1166. Au siècle suivant, le mariage d'Ezzelino da Romano et d'une fille de Frédéric II de Hohenstaufen ramena la ville dans le camp gibelin, mais ce fut la dynastie des Scaliger, qui régna sur la ville de 1262 à 1387, qui garantit à Vérone une prospérité et une splendeur monumentale qui en font l'une des plus brillantes cités de la Lombardie. Passée sous l'autorité des Visconti de Milan en 1387, Vérone échut finalement, en 1405, à la république de Venise qui en fit le centre principal de ses possessions de terre ferme. Demeurée dans le domaine vénitien, elle profita largement, sur le plan économique et culturel de son appartenance à la Sérénissime.
En 1797, Bonaparte vainqueur la punira de l'insurrection des « Pâques véronaises » déclenchée contre l'occupant français en l'abandonnant à l'Autriche. Devenue française en 1805 au sein du royaume napoléonien d'Italie, elle retomba sous la coupe autrichienne dix ans plus tard et ce fut à Vérone que se tint le congrès de la Sainte-Alliance auquel participa Chateaubriand, ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII.

Vérone, ville d'art
Rattachée à l'Italie nouvelle en 1866, en même temps que Venise, souffrit, durant la Seconde Guerre mondiale des bombardements alliés et des destructions effectuées par les Allemands en retraite, mais bénéficia d'une restauration exemplaire du patrimoine monumental.
L'amphithéâtre romain, l'Arena, est devenu aujourd'hui le lieu où se déroule chaque année l'un des plus grands festivals lyriques européens, fondé en 1913 quand Aïda y fut présentée pour célébrer le centenaire de la naissance de Giuseppe Verdi. Il faut ajouter la basilique San Zeno et son admirable façade romaine, la cathédrale Santa Maria Matricolare, la Piazza degli Signori, avec la façade Renaissance de son palais communal, la Piazza delle Erbe et, enfin, la Casa di Giulietta où, avec beaucoup d'imagination, on peut cultiver le souvenir de l'héroïne chère à Roméo, victime de la lutte opposant les Capulet aux Montaigu , immortalisée par Shakespeare qui s'inspira de son compatriote Arthur Brooke, qui avait lui-même trouvé le thème de ce célèbre drame chez les Italiens Luigi da Porto et Mathieu Bandello.
Le château abrite un musée conservant de nombreuses œuvres majeures, notamment des tableaux de Pisanello, Véronèse et Tiepolo. Foyer culturel de tout premier plan, Vérone, qui participe tout à la fois aux héritages lombard et vénitien, résume admirablement ce que fut pendant plus de deux millénaires le richissime passé de l'Italie du Nord. Patrie d'origine de Paolo Caliari dit "le Véronèse", l'un des grands peintres du Siècle d'or vénitien, Vérone retint l'attention de Goethe, de Stendhal et de Paul Valéry avant de devenir, depuis un demi-siècle, l'une des destinations touristiques les plus prisées d'Italie du Nord.
Pour visiter Vérone avec Clio
IT 72 - 4 jours

Créé en 1913 à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de Verdi, le festival d’art lyrique de Vérone s’est imposé comme l’une des plus importantes manifestations musicales européennes et, ... Découvrir ce voyage
 

 
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