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Spaccanapoli et le cloître Sainte-Claire
Au cœur de la cité parthénopéenne
Fondée par les Grecs au VIIe siècle avant notre ère, Naples peut s'enorgueillir d'être l'une des plus anciennes villes d'Europe, mais son passé antique est aujourd'hui largement enfoui sous les cités médiévale, moderne et contemporaine. Naples est loin d'être une ville morte ou une ville-musée, c'est une cité pleine d'une vie foisonnante, parfois débridée, qui s'inscrit dans une structure urbaine complexe et particulièrement pittoresque dont le quartier de Spaccanapoli est un bel exemple.

Spaccanapoli
C'est d'abord le nom d'une rue, celle qui « coupe (spacca) » Naples en deux parties. Elle emprunte le tracé de l'un des decumani de la ville romaine et traverse tout le centre du « vieux Naples ». Longue de près de deux kilomètres, étroite et bordée hautes maisons du XIXe siècle, elle a aussi donné son nom aux anciens quartiers du centre de la ville avec leurs étroites ruelles pavées dont les ciels sont bariolés du linge que les maîtresses de maison font sécher sur des cordelettes tendues entre les fenêtres des maisons. Marchands ambulants, livreurs, vélos et scooters se frayant bruyamment un passage dans la foule des chalands innombrables, flânant ou courant, enfants qui jouent, « mammas » qui discutent d'une voix de stentor... tout concourt à faire de Spaccanapoli l'archétype de cette vie napolitaine turbulente qui se perpétue depuis des siècles ! Du Gesu Nuovo à San Domenico Maggiore, Spaccanapoli recèle d'innombrables chefs-d’œuvre, mais la perle en est sans conteste le couvent de Santa Chiara.

La fondation de Santa Chiara
Basilique et monastère, Sainte Claire – Santa Chiara – fut édifiée au XIVe siècle, à l'époque où la maison d'Anjou régnait sur Naples. A la demande de son épouse, Sanze di Majorque, Robert d'Anjou choisit l'emplacement des ruines des thermes romains, déjà largement démantelées, pour construire un couvent qui devait accueillir le franciscain Philippe de Majorque, frère de la reine. Philippe appartenait la tendance radicale de l'ordre, connue sous le nom de fraticelle, qui, revendiquant une extrême pauvreté, reprenait à son compte les enseignements de saint Bonaventure, inspirés par l'œuvre de Joachim de Flore. Mais les violentes diatribes de Philippe contre la papauté d'Avignon, conduisirent Jean XXII à condamner les fraticelles et ce ne fut qu'en 1340 que l'église du monastère Santa Chiara, attribué à l'ordre des Clarisses, put être consacrée.

L'église
L'édification de l'église au XIVe siècle fut confiée à Gaghardo Primario et Lionardo di Vito. De style gothique provençal, avec une unique nef de plus de cent mètres de long que les croisées d'ogives surplombent de quarante mètres, elle fut vraisemblablement décorée de fresques par Giotto, mais qui furent détruites au XVIe siècle, sur ordre du gouverneur des Bourbon d'Espagne, par haine de la maison d'Anjou ! Une série de chapelles lui fut ensuite adjointe où sont inhumés Robert d'Anjou et Sancia, des aristocrates napolitains et les derniers souverains du royaume de Naples et Sicile dont les tombeaux sont de véritables chefs-d'œuvre. L'église fut entièrement remaniée en style baroque napolitain au XVIIIe siècle par Domenico Antonio Vaccaro.

Les trois cloîtres
Le grand « cloître des Clarisses » fut aussi réaménagé au XVIIIe siècle, tandis que les piliers du « cloître de service » reçurent une somptueuse décoration de céramiques polychromes, due à Donato et Giuseppe Massa, représentant des scènes champêtres. Les murs de ce « cloître majolique » furent aussi agrémentés de fresques illustrant des épisodes vétéro-testamentaires et des vies de saints. Le « cloître des frères mineurs », en revanche, a conservé structure et décor du XIVe siècle.

Le musée
Lors des bombardements américains de 1943, Santa Chiara subit de terribles destructions. Il fallut de nombreuses années pour restaurer l'ensemble dans son état précédent, mais une partie des œuvres originales est maintenant exposée dans le musée du cloître : statues de marbre, reliquaires et, surtout, la superbe fresque du XIVe siècle due à Giovanni et Pacio Bertini représentant le martyre de sainte Catherine d'Alexandrie, ainsi que l'Ecce homo en bois sculpté par Giovanni de Nola. La « zone archéologique » y présente enfin, in situ, les vestiges des thermes romains et d'une riche villa patricienne.
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