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Pompéi
L'Empire romain sur le vif
Le Vésuve, dans sa colère, a causé la mort de Pompéi. Mais après des siècles d'oubli par l'acharnement des curieux puis des archéologues et des historiens, la ville ressuscitée est devenue le plus éloquent témoignage de ce que fut une petite cité florissante de l'Empire romain, à quelques encablures des eaux bleues du golfe de Naples.

L'anéantissement
Quand la terre se met à trembler, en ce 24 août 79, les Pompéiens ne s'en effraient pas plus que cela. Après tout, c'est chose courante en Campanie. Mais bien vite, le phénomène prend une ampleur inhabituelle. Ecoutons l'émouvant témoignage de Pline le Jeune dont l'oncle, Pline l'Ancien, périt dans l'éruption au large de Misène.
« Nous étions à peine assis que la nuit s'étendit, non pas telle qu'une nuit sans lune et lourde de nuages, mais bien l'obscurité d'une chambre toute close, sans la moindre lumière... Alors, il parut une faible lueur, mais elle semblait annoncer non pas le jour mais l'approche du feu. Par bonheur, celui-ci s'arrêta à quelque distance et ce furent de nouveau les ténèbres, la cendre, plus épaisse et plus abondante... »
A des kilomètres à la ronde autour du volcan en feu, toute vie s'arrête. Pompéi disparaît sous une couche de 7 à 8 mètres de pierre ponce et de cendres. Elle va y dormir plus de dix-sept siècles.

La redécouverte
Il faut en effet attendre le développement des cabinets de curiosité du siècle des Lumières pour qu'un véritable engouement pour Pompéi saisisse l'Europe. Le roi de Naples Charles III de Bourbon lance les premières fouilles en 1734, puis, devant le côté spectaculaire des résultats, les campagnes s'accélèrent. De 1770 à 1815, elles se font sous l'impulsion des souverains et de leurs épouses. Caroline Murat, sœur de Napoléon et épouse de Joachim, roi de Naples, prend même sur sa cassette personnelle pour accélérer le dégagement des ruines. Les siècles suivants voient la mise en œuvre d'une étude systématique et enfin scientifique. Peu à peu, c'est toute une ville qui sort de l'oubli, avec ses rues, ses places, ses fontaines, ses immeubles à étages et ses villas prestigieuses, mais aussi ses équipements de loisir (amphithéâtre, thermes...). Fresques et sculptures révèlent le décor dans lequel évoluaient les habitants, il y a près de deux millénaires.

L'archétype d'une ville romaine
Parcourir aujourd'hui les rues de Pompéi, c'est s'immerger dans la réalité d'une petite cité de l'Empire romain, au moment où celui-ci est en route vers son apogée économique et politique, sous cette « Paix romaine » voulue et mise en place par Auguste, et que ses successeurs s'efforcent d'amplifier.
Réalité politique d'abord. Au centre de la ville, voici le forum, grande place triangulaire bordée de portiques. Tout Pompéien qui se respecte se doit d'y passer au moins chaque jour, pour rencontrer ses amis, s'enquérir des derniers potins, montrer qu'il participe ainsi à la vie de sa cité. Le forum est flanqué du Capitole, dédié à Jupiter, Junon, Minerve, qui marque le cœur civique et religieux de la ville qu'il domine du haut de son podium. Basilique, temples, thermes complètent l'agencement de la place.
Réalité sociale ensuite. Des rues pavées tracées au cordeau sont bordées d'insulae, ces immeubles à appartements que les Romains bâtirent pour résoudre – déjà ! – les problèmes de surpeuplement de leur capitale, et qu'ils exportèrent ensuite en province. Les rez-de-chaussée sont dédiés au commerce, avec boutiques sur rue et ateliers sur les arrière-cours. Voilà la boulangerie de Modestus. Le four est encore intact : on y a retrouvé les 81 pains de la dernière fournée ! A côté, le comptoir de la taverne semble attendre des clients qui ne viendront plus. Tout un monde de couleurs, d'odeurs, de gestes et de cris qui ne doit pas différer beaucoup de celui qui anime de nos jours les ruelles de Spaccanapoli.
A côté de ces quartiers « populaires », les riches Pompéiens se font bâtir de belles maisons, pourvues de tout le confort « moderne ». Un atrium où chante une fontaine distribue les pièces de la demeure, souvent ornées de fresques mythologiques ou champêtres, rappelant l'attachement du propriétaire aux dieux protecteurs et à la vie campagnarde à laquelle aspire toujours le Romain des villes.

Une villa pleine de mystère...
Un peu à l'écart, une villa, somptueuse, retient particulièrement l'attention. Découverte au début du XXe siècle, elle comporte quatre-vingt-dix pièces dont l'une, un triclinium, renferme sans doute la plus célèbre, mais aussi la plus énigmatique, des fresques de Pompéi. L'interprétation en est encore discutée, mais il s'agit sans doute d'une évocation des mystères dionysiaques. On ne sait ce qu'on doit y admirer le plus : la beauté des personnages, l'éclat des couleurs, l'agencement parfait de la composition. Ainsi en est-il de cette scène où un enfant déroule un volumen où doit être inscrit quelque rituel. Revêtue d'un péplos grec, une femme, la tête couverte d'un voile, semble l'écouter, tandis qu'une autre pose délicatement sa main droite sur son épaule...

Là réside toute la richesse de Pompéi : faire surgir, sur le vif, l'image d'un Romain du premier siècle, dans le quotidien de ses activités les plus ordinaires comme dans ses croyances les plus secrètes.
Découvrir Pompéi avec Clio
IT 42 - 8 jours

La Campanie était, pour les Anciens, un paradis béni des dieux et Tacite regrettait que ses côtes si fécondes eussent été dévastées par la terrible éruption du Vésuve de 79, fatale à la douceur de vivre ... Découvrir ce voyage
 

 
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