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Palladio à Vicence et dans les villas de Vénétie
Une architecture de plaisir
A Vicence, l'ancien decumanus maximus du municipe romain porte aujourd'hui le nom de Corso Palladio. Le symbole est fort : la ville entend rendre hommage à celui qui lui a légué une parure de palais inégalée, en retrouvant, dans un XVIe siècle en pleine ébullition, les lignes épurées et les éléments de décoration qui firent la gloire de l'architecture romaine antique.

Le fils d'Athéna
Né à Padoue en 1508, Andrea di Pietro dalla Gondola commence, au début de sa carrière, par prendre le nom de Palladio. L'allusion est limpide : elle renvoie au surnom d'Athéna, déesse grecque des Arts et de la science architecturale. Ainsi, d'emblée, le jeune artiste se place sous la meilleure des protections, celle des dieux de cette Antiquité dont, lors d'un voyage à Rome, il a admiré et compris la grandeur. Désormais, Vitruve sera son guide, mais un guide qui ne sera jamais un modèle que l'on copie avec servilité. Palladio mène à bien l'adaptation des éléments antiques – colonne, fronton, baie – à des programmes modernes, conformes au goût et aux besoins de la classe dominante de son siècle.
A la ville ou à la campagne, il a toujours le souci d'organiser ses formes en fonction des possibilités qu'offre l'environnement.

La Vicence de Palladio
Dans sa ville d'adoption, où il mourra en 1580, Palladio contribue à souligner, avec une clarté exemplaire, les articulations principales du tissu urbain, au point que le développement de la cité en a été déterminé pour les siècles suivants. A côté de la loggia del Capitano, inachevée, dont les statues illustrent la guerre contre les Turcs et la bataille de Lépante (1571), le palazzo della Ragione s'érige en manifeste du classicisme palladien. Appelé plus couramment « la Basilique », il n'est pas une église, mais, à l'instar de son homonyme romain, un grand hall abritant le tribunal et la bourse de commerce, le lieu par excellence où les citoyens peuvent se réunir. Deux galeries superposées, d'ordre dorique en bas et ionique en haut, alignent leurs imposantes arcades, en créant un effet d'espace sur la façade par le doublement des colonnes les unes derrière les autres.
Non loin de là, le fabuleux Teatro Olimpico nous introduit dans le monde de l'imaginaire. Pensé et conçu par Palladio à la fin de sa vie, il fut mis en œuvre par son plus célèbre élève, Scamozzi (1580-1583). Pour l'édifier, l'architecte s'est inspiré des théâtres antiques, avec un demi-cercle de sièges en gradins autour de l'orchestre. Mais c'est le mur de scène qui stupéfie le public : il ouvre par une large porte centrale et deux portes latérales plus étroites sur la perspective en trompe l’œil des rues d'une ville antique. Effet saisissant : il faut faire appel à tout son bon sens pour se persuader que jamais personne ne pourra se promener sur cette superbe avenue de marbre !

Les villas du plaisir
Créateur infatigable, Palladio a ponctué la terre-ferme vénitienne de villégiatures merveilleuses, harmonie suprême de la pierre et de la nature. A une lieue de Vicence, voici la villa Capra, la « Rotonda ». Elle est assurément la plus célèbre des villas palladiennes. On comprend aisément pourquoi. De plan centré, avec une couverture en coupole rabaissée, elle présente, sur chacune de ses quatre faces, un pronaos ionique hexastyle qui lui confère une dignité toute classique.
A la Rotonda, Palladio ramasse ses motifs et ses formes dans le forum romain pour les distiller ensuite dans une architecture qui est un miracle de concision et d'équilibre, profondément liée au territoire. Pas étonnant dès lors que Joseph Losey l'ait choisie pour y planter le décor de son Don Giovanni. Le caractère tout à la fois théâtral et réaliste de la villa s'accorde à merveille à la présence imposante mais subtile du baryton-basse Ruggero Raimondi.
Plus loin dans la campagne, à Maser, les deux frères humanistes Barbaro ont fait appel à Palladio pour élever leur villa en 1557-1558. Le génie de l'architecte va faire de cette retraite rustique un chef-d’œuvre. Ouvrant les fenêtres sur la nature, Palladio devient un véritable ordonnateur de la vie aux champs. L'intérieur vaut l'extérieur : le peintre vénitien Véronèse y déploie des prodiges de perspectives. Ses fresques, pleines de fausses arcades et de portes en trompe l'œil par lesquelles des personnages élégamment vêtus glissent d'indiscrets regards, animent théâtralement les salles aux frontons triangulaires qu'une frise d'oves rehausse de ses rotondités galbées.

La conclusion s'impose : sur la terre-ferme, Venise a trouvé en Andrea Palladio l'architecte et le chorégraphe de ses plaisirs les plus fous...
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