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Palladio
L'architecture classique à son sommet
La naissance d'un nouveau Vitruve
Les traités d'architecture antique furent nombreux, mais le seul qui ait traversé les siècles intact fut celui rédigé, au début du Ier siècle par Vitruve qui fut certainement architecte sous le règne d'Auguste. De nombreux manuscrits du De architectura sont recensés au Moyen Age, mais la première édition imprimée apparaît, à Rome, en 1486, puis, traduisant l'engouement de la Renaissance pour l'Antique, une traduction en italien parut en 1511. Dans la décennie 1530, le centre de gravité du monde venait de changer. Après la découverte des Amériques, la Méditerranée n'était plus au cœur de la richesse et des échanges du monde occidental, et l'aristocratie vénitienne, touchée dans sa puissance commerciale, recentrait son intérêt sur la mise en valeur des terres de Vénétie récemment annexées. C'est ainsi que le comte Gian Giorgio Trissino, artiste, humaniste et mécène, passionné par le courant de la Renaissance en plein essor, fit reconstruire à Cricoli, près de Vicence, une villa qui devait abriter une école pour former à la connaissance de la science et de l'art antique les jeunes aristocrates vénitiens. Il la voulait dans un style inspiré de celui décrit par Vitruve. Son attention fut alors attirée par le talent et l'inspiration d'un jeune maçon, tailleur de pierre et de marbre, Andrea di Pietro della Gondola. Il décida d'offrir au jeune homme une formation classique complète. Ebloui par le génie de ce fils de meunier, il lui donna le surnom de « Palladio », dont l'éclat allait surpasser celui de Vitruve même.

Palladio
Né en 1508 à Padoue, Palladio rencontra, grâce à Trissino, les plus grands architectes maniéristes et théoriciens de la Renaissance du Nord de l'Italie, tels que Michele Sanmicheli, Jacopo Sansovino, Alvise Cornaro et Sebastiano Serlio. Il n'avait guère plus de trente ans lorsqu'il entreprit la construction de la villa Godi à Lonego. Si la villa Godi est fortement inspirée de la villa Trissino, on y trouve déjà les prémices de l'art original de Palladio. Ne se contentant pas d'imiter ou de reproduire servilement les œuvres des Anciens, Palladio y inclut des emprunts aux constructions traditionnelles de la campagne vénitienne. En effet, ces nouvelles résidences aristocratiques étaient aussi le centre de grandes exploitations agricoles et Palladio sut y intégrer élégamment les bâtiments utilitaires, granges et étables dans de vastes ailes symétriques autour d'une large cour enclose de murs décoratifs. De même, dans le palais Civena, le premier qu'il construisit à Vicence, il introduisit une cour pavée entourée d'arcatures, à l'image du forum antique.

Rome
Grâce à son mécène, Palladio put multiplier les voyages à Rome où il prit contact directement avec les ouvrages antiques, mais fut aussi marqué par les œuvres de Bramante, Peruzzi et de Raphael. En 1546, Palladio se vit confier la construction du nouvel hôtel de ville de Vicence où il sut remarquablement associer l'ordre classique aux structures gothiques existantes. Les commandes se succédèrent alors sans cesse et Palladio put expérimenter mille variantes de son style dans le palais Chiericati, le palazzo Porto ou le palazzo Antonini à Udine et, surtout, dans les villas Rotonda, Caldogno, Malcontenta et Emo qui rivalisent d'élégance. Lors de son séjour à Rome de 1554 à 1556, Palladio rencontra Daniele Barbaro avec lequel il travailla à l'illustration de son édition de Vitruve avant de publier, en 1570, son maître ouvrage, les Quattro libri dell’Architettura, qui inspire toujours les plus grands architectes contemporains.

De la villa Barbaro à Venise
La villa que Palladio édifia pour son ami, à Maser, illustre aussi l'attention qu'il portait au jeu des couleurs et aux éléments décoratifs. La façade au fronton sculpté est animée de plages blanches et ocre qui contrastent avec la ligne sombre des ifs qui l'encadrent. La villa Barbaro est l'une des seules qui aient conservé pratiquement intacte sa décoration intérieure telle qu'elle avait été conçue par Palladio, avec ses fresques en trompe l'œil, œuvre de Véronèse. En 1570, Palladio fut nommé architecte en chef de la Sérénissime où il édifia, entre autres, les églises San Giorgio Maggiore et du Redentore. Sa dernière œuvre fut cependant pour Vicence, le Théâtre olympique, dont le décor en trompe l'œil, réalisé par Vincenzo Scamozzi, fut inspiré du mur de scène du théâtre antique d'Orange. Quand Palladio mourut en 1580, il laissa le plus prodigieux héritage architectural de la Renaissance, celui d'avoir su adapter les lois de l'élégance classique à la dimension humaine.
Pour découvrir l'œuvre de Palladio avec Clio
IT 56 - 5 jours

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