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Orvieto
Une cité médiévale dressée sur un piédestal
Située entre le Latium et la Toscane et trop souvent dédaignée au profit de ses prestigieuses voisines, l’Ombrie compte pourtant de nombreux attraits : elle les protège jalousement au sein de ses collines verdoyantes ou de ses vallées sinueuses. Au sud de ce « cœur vert de l’Italie », dominant des vignobles à perte de vue, le promontoire rocheux d’Orvieto s’élève en brusques falaises, piédestal volcanique de la cité couronnée par la majestueuse silhouette de sa cathédrale. Pour qui prend le temps d'emprunter le funiculaire qui permet d’y accéder, la ville dévoile des merveilles en chacun de ses recoins, des incomparables fresques de Luca Signorelli aux étonnants vestiges étrusques.

De la Volsinii étrusque à l'urbs vetus

A l’abri des falaises, la nécropole étrusque de Crocifisso del Tufo regroupe plus de soixante-dix sépultures, harmonieusement réparties selon les règles précises de l’urbanisme antique. Sur les architraves des tombes, des inscriptions rappellent les noms des défunts, également représentés sur leurs sarcophages, dans l’attitude de convives réunis pour un banquet, ou peints sur les murs jouissant des plaisirs de la vie. Découverte en 1874, cette nécropole datée du VIe siècle avant J.-C. est le principal vestige de l’antique Volsinii, prestigieuse cité étrusque membre de la Dodécapole qui dominait l’Etrurie. Du fait de sa position stratégique de forteresse naturelle, elle exerçait sa suprématie militaire sur la région et sut tirer profit de sa production de bronze et de céramique pour s’affirmer en tant que centre commercial et artistique, si bien que lorsque les Romains l’envahirent et la rasèrent en 264, ils se vantèrent d’avoir collecté plus de 2 000 statues de bronze en guise de butin. Certaines sont aujourd’hui conservées dans les musées de la ville, côtoyant de nombreuses autres œuvres d’art et des objets du quotidien témoignant du raffinement de la civilisation étrusque.
Soucieux de la proximité des voies de communication, les Romains transférèrent la ville dans la plaine, à Bolsena. Par opposition à cette nouvelle Volsinii, la cité étrusque fut appelée urbs vetus, « l’ancienne ville », que le temps mua en « Orvieto ».

La cité des papes

En cheminant au fil de ses tortueuses ruelles pavées, ponctuées de tours médiévales et d’églises gothiques, c’est le second âge d’or d’Orvieto que le visiteur découvre aujourd’hui : la ville prospère du XIIIe siècle dont la population était alors supérieure à celle de Rome, l’alliée de la puissante Florence, la commune indépendante depuis 1157 quoique sous tutelle pontificale. En raison de ses atouts défensifs, dix-sept papes choisirent d’y résider ponctuellement, entraînant par leur présence le mécénat de hauts prélats et de notables locaux au profit de la ville. Au palais romano-gothique du capitaine du peuple, doté d’un grandiose balcon sur corbeaux en façade et de curieux merlons à volutes, fait écho le palais des papes, bâti en face de la cathédrale à la demande de Boniface VIII. Mais le plus pittoresque souvenir de la présence pontificale à Orvieto est assurément le puits de saint Patrick. Curiosité architecturale plus que chef-d’œuvre, il fut entrepris à l’initiative du pape Clément VII, qui s’était réfugié à Orvieto après le sac de Rome de 1527, pour alimenter la ville en eau en cas de siège. Profond de soixante mètres, sa particularité réside dans les deux escaliers parallèles, dotés de soixante-dix fenêtres, qui y descendent en spirales sans jamais se rencontrer afin que les porteurs d'eau n'aient pas à se croiser.

Les fresques de Fra Angelico et de Signorelli

Selon les mots de Paul Bourget, Orvieto « n’a pour raison d’être que ce blason sacré » qu’est sa cathédrale. Miracle de l’art, elle fut bâtie pour abriter un miracle de la foi qui se déroula en 1263 à Bolsena : un prêtre doutant de la présence réelle du Christ dans l’hostie, celle-ci se mit à saigner. Le pape Urbain IV qui résidait alors à Orvieto, émerveillé par ce prodige, institua l’année suivante la Fête-Dieu pour honorer la présence divine dans l’hostie, et fit entreprendre la construction de la cathédrale d’Orvieto pour abriter le linge taché de sang. Commencé à la fin du XIIIe siècle, elle ne fut véritablement achevée qu’au début du XVIIe siècle, après avoir vu plus de trois cent quarante artistes participer à son édification, à commencer par le Siennois Lorenzo Maitani, concepteur de la façade. Splendeur de l’art gothique, rutilante de mosaïques, elle déploie sa fine dentelle de pierre autour de la superbe rosace d’Orcagna, véritable bijou en filigrane s’épanouissant autour du visage du Christ rédempteur, bordé des figures sculptées de cinquante-deux saints apôtres et prophètes figurant les cinquante-deux dimanches ponctuant l’année liturgique. Entre ses quatre piliers surmontés de flèches, panneaux de marbre de couleur, pinacles, contreforts, mosaïques, sculptures méticuleuses et « bas-reliefs où la ferveur du Moyen Age se mélange au puissant animalisme de la Renaissance » mettent en scène divers épisodes et figures de la Bible, suggérant à Paul Bourget l'image d'une « page de missel dressée en pierre ». A l’intérieur, dans la triple nef striée de noir et de blanc sur le modèle de la cathédrale de Sienne, la structure romane d’origine est encore visible. Par le transept droit, on accède à la célèbre chapelle San Brizio ornée des fresques de l’Apocalypse commencées au milieu du XVe siècle par Fra Angelico et complétées par Luca Signorelli dont la maîtrise de l’anatomie humaine, le réalisme dramatique et le coup de pinceau vigoureux préfigurent le génie de Michel-Ange.
Face à tant de merveilles, certains affirment que la richesse du patrimoine architectural et artistique d'Orvieto n'a d'égal que la saveur de sa gastronomie locale. Pour prétendre connaître la ville, il faut assurément avoir goûté l'un et l'autre !
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