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Les nécropoles étrusques de Tarquinia et Cerveteri
L'au-delà peint sur la roche
Les Etrusques ont fait s'épanouir, au premier millénaire avant notre ère, la première civilisation qu'ait connue l'Italie. Longtemps, il a été de bon ton de parler d'un mystère étrusque. Aujourd'hui, le voile est levé, notamment grâce à l'étude des tombes qui parsèment par dizaines les nécropoles de Tarquinia et de Cerveteri. Là, sous des tumuli impressionnants, les Etrusques ont organisé leur vie dans l'au-delà en la fixant à même le rocher, en des scènes d'une vitalité et d'un éclat incomparables.

Tarquinia
La cité du légendaire Tarchon, la reine de l'Etrurie méridionale, la puissance qui imposa à Rome ses propres souverains, Tarquin l'Ancien et Tarquin le Superbe, est encore en partie ensevelie, entourée de ses immenses nécropoles, sur le vaste plateau dénommé significativement « Pian de Civita ». Tarquinia, qui existe depuis, au moins, le IXe siècle av. J.-C., est un des berceaux de la culture villanovienne, la première phase de la civilisation étrusque. La position géographique de la ville, entre les régions minières de l'Italie centrale et la mer, en a fait un des centres les mieux préparés à tirer profit des mutations culturelles et économiques qui étaient en train de modifier l'équilibre politique de la péninsule et de la Méditerranée. Bientôt, la cité abandonne le modèle villanovien et, au VIe siècle, joue un rôle déterminant dans l'établissement d'une thalassocratie étrusque en mer Tyrrhénienne. De puissantes familles s'affirment à la tête de la hiérarchie sociale et contribuent au développement monumental de la cité. Celui-ci s'étend dans le domaine des morts, comme en témoigne l'incroyable quantité de tombes à hypogée, revêtues de peintures murales polychromes.
La tombe des Augures (vers 520 av. J.-C.) doit son nom à une méprise aujourd'hui réparée : sur une barque, un personnage semble lire l'avenir dans le vol des oiseaux qui croisent dans le ciel. En réalité, il s'agit plutôt de l'organisateur des jeux représentés dans les scènes de la tombe. En effet, sur les murs, une somptueuse composition, œuvre d'un peintre phocéen ou local de style ionisant, représente des compétitions athlétiques organisées en l'honneur du noble défunt.
La tombe du Baron, un peu plus récente (vers 510 av. J.-C.), représente, dans un paysage évoqué par des arbustes stylisés, le départ du mort, prenant congé de la vie terrestre. On retrouve ici la forte vivacité chromatique de la peinture étrusque, et sa tendance à représenter les figures sans suggérer la troisième dimension de manière trop réaliste.
La célèbre scène de la chasse et de la pêche, qui fait tout le prix de la tombe du même nom, a peut-être été exécutée pour un aristocrate marchand qui entendait poursuivre dans la mort les loisirs qui l'avaient diverti dans la vie et qui correspondaient à sa classe sociale.
Datées du début du Ve siècle av. J.-C., les peintures de la tombe des Léopards sont également réputées. Dans une scène de banquet, les participants sont suivis de musiciens, en un cortège léger et coloré. Un joueur d'aulos, la double flûte grecque, précède un porteur de barbyton, sorte de cithare dont la caisse de résonance est creusée dans une carapace de tortue.


Cerveteri
Les restes mis au jour de l'antique Caere, une des plus puissantes villes de la confédération des cités étrusques, comptent parmi les plus suggestifs d'Italie. Sur des kilomètres carrés, des tumuli, comme de gigantesques taupinières, émergent du sol et invitent à découvrir le monde funéraire des Etrusques. Entièrement excavées dans le tuf tendre de la région, ou à moitié construites, les tombes de Cerveteri affirment, par leur côté spectaculaire, l'orgueilleux pouvoir de la classe dominante, celle des princes, inhumés avec une ostentation égale à celle qui a prévalu pendant leur séjour terrestre.
A partir du VIe siècle av. J.-C., on constate une évolution dans l'organisation des nécropoles. Ainsi, dans celle de Bonditaccia, le tumulus monumental fait progressivement place à des tombes plus petites, disposées selon les principes orthogonaux hippodamiens. La nécropole devient une véritable « ville des morts », avec ses rues et ses places. Les historiens voient une double explication à ce changement. Prosaïquement, il s'agit d'économiser l'espace car le développement économique de l'Etrurie a induit une augmentation sensible de la population. Les défunts frappent de plus en plus souvent aux portes de l'au-delà ! Parallèlement, on assiste à l'émergence d'une classe moyenne, qui a fait fortune dans les affaires maritimes ou l'artisanat, et qui tient à montrer sa réussite en se faisant inhumer près des princes, dont elle a souvent constitué la clientèle, selon l'organisation sociale des Etrusques. Ces tombes ont fourni des pièces d'orfèvrerie d'une très grande finesse technique, mais aussi de nombreuses céramiques typiques de l'Etrurie entre le VIIe et le Ve siècle av. J.-C. : le bucchero. Inventés à Caere, ces vases à surface noire peuvent se couvrir de motifs souvent géométriques, mais aussi de scènes figurées appartenant au répertoire oriental classique : chevaux ailés, lions affrontés...

Ainsi, dans un très joli décor de pins et de cyprès, dorment, depuis plus de deux mille ans, les hommes et les femmes qui, pour un temps, ont fait de l'Etrurie un centre essentiel de la civilisation méditerranéenne. Ils ont disparu, mais nous ont laissé en héritage les images immortelles et bien vivantes de leur quotidien.
Pour visiter Tarquinia et Cerveteri avec Clio
IT 57 - 8 jours

Ce voyage vous emmène à la rencontre des Etrusques qui, les premiers, unifièrent l’Italie. Demeuré l’un des peuples les plus mystérieux de l’Antiquité, les Etrusques nous ont pourtant laissé de nombreux ... Découvrir ce voyage
 

 
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