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Le Panthéon
L'église où les martyrs remplacent tous les dieux de Rome
Pántheion, en grec, signifie : « de tous les dieux ». Le Panthéon est donc tout simplement le temple dédié à toutes les divinités de l'Antiquité romaine et comportait d'innombrables statues. Mais de fait, il était, à l'origine, essentiellement voué aux divinités protectrices de Rome : Mars, père de Romulus, Vénus, ancêtre d'Enée et de Jules César, ainsi que, peut-être, Jupiter Capitolin. Les deux exèdres flanquant l'entrée étaient ornées des statues d'Agrippa et d'Auguste. En effet, le premier panthéon fut édifié sur le champ de Mars, en 27 avant notre ère, au début du règne d'Auguste, sous le troisième consulat d'Agrippa et grâce à la munificence de ce dernier. C'était alors un édifice somptueux, revêtu de plaques de marbre, décoré de chapiteaux d'airain et orné de cariatides dues à Diogène d'Athènes, mais il s'agissait d'un temple à l'architecture classique, au plan rectangulaire. Les grands incendies qui frappèrent la Rome impériale en 80 puis en 110 ne l'épargnèrent pas. En 117, Hadrien succéda à Trajan sur le trône impérial. Humaniste, lettré, poète et amateur d'art, pétri de culture grecque, Hadrien fit, avant et au cours de son règne, de nombreux voyages à travers l'empire et, en particulier, en Orient et il est fort probable qu'il présida en personne à la conception originale de ce nouveau temple.

Une architecture impressionnante

La structure de ce nouveau panthéon repose sur l'association, jamais vue auparavant, entre un pronaos classique avec un fronton reposant sur seize colonnes corinthiennes en granit d'Egypte et d'une immense cella en rotonde. Sur le fronton, figure toujours la dédicace d'Agrippa : M.AGRIPPA.L.F.COS.TERTIVM.FECIT. La rotonde, c'est-à-dire une coupole reposant sur un mur de soubassement circulaire, était connue depuis longtemps. Le « trésor d'Atrée » à Mycènes est déjà une esquisse de rotonde qui remonte au IIe millénaire avant notre ère et, à Rome même, une des salles de la Domus Aurea de Néron était une rotonde, mais jamais on n'avait entrepris l'édification d'une coupole aussi vaste que celle du Panthéon. Grâce à une technique sophistiquée d'arcs de décharges intégrés dans la structure de la coupole, de caissons qui en renforcent la rigidité, de l'utilisation de matériaux de construction soigneusement choisis – béton de chaux enrichi de tuf, de travertin, de briques ou de pierre ponce – les bâtisseurs romains, certainement sous la direction Apollodore de Damas, réussirent à élever sur des murs de 7 mètres d'épaisseur, une coupole parfaitement hémicirculaire d'un diamètre de 43,30 mètres, soit 150 pieds romains ! La lumière entre dans cette cella par l'intermédiaire d'un oculus au sommet de la coupole qui semble de petite taille, mais fait quand même 8,70 mètres de diamètre ! La décoration intérieure en était somptueuse : des niches à colonnes qui abritaient les statues des dieux, des corniches de marbre et porphyre et des décorations de bronze – certainement des étoiles – ornaient les caissons de la coupole, évoquant la voûte céleste. Le sol, resté intact, est recouvert d'une marqueterie de pierres dures, granit gris et porphyre rouge.

Tous les dieux... de l'empire

Depuis la fin de la République, Rome avait commencé à conférer à certaines des villes de son empire le statut de colonie romaine, donnant de fait à leurs habitants la citoyenneté romaine, même s'ils étaient d'origine étrangère. La religion romaine s'accommodait fort bien des divinités étrangères qu'elle assimilait aux dieux traditionnels dans un large syncrétisme. De plus, les Romains montraient un véritable engouement pour les cultes égyptiens d'Isis et orientaux de Mithra ou de Cybèle tandis que les empereurs promouvaient déjà depuis quelque temps le culte solaire qui, politiquement, s'accordait bien avec la majesté divine du grand pontife. Le Panthéon, avec sa vocation pluraliste et son oculus qui guidait une nappe de soleil sur les parois de la rotonde, pouvait alors être le parfait instrument de la gloire impériale et Hadrien le comprit parfaitement.

Du Dieu unique aux grands hommes
Après l'interdiction du paganisme édictée par Théodose, le Panthéon fut converti en église, dédiée à Sainte-Marie-aux-Martyrs, au VIIe siècle, après que l'empereur byzantin Flavius Phocas en eut fait don au pape Boniface IV. A partir de la Renaissance, le Panthéon reçut également les sépultures de grands hommes dans ses exèdres transformées en chapelle : Depuis Raphaël, Victor Emmanuel II, Umberto Ier, Marguerite de Savoie y dorment de leur dernier sommeil. Le Panthéon de Paris, qui en est directement inspiré, porte, quant à lui, la devise « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante »...
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