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Le palais des Doges
L'apogée de Venise
Construite sur un site unique, une mosaïque de plus d'une centaine d'îles, sur les rives marécageuses des eaux de l'Adriatique, la ville de Venise semble flotter, entièrement établie sur une forêt de pieux de bois. D'une beauté envoûtante, porte occidentale de l’Orient, elle renferme dans ses ruelles une multitude de merveilles architecturales, de palais, d'églises ou de musées, autant de souvenirs de l'époque de sa splendeur. Lorsqu’il découvre Venise au cours de son voyage en Italie en 1885, Guy de Maupassant déclare : « On a rêvé une vaste cité, aux immenses palais, tant est grande la renommée de cette antique reine des mers... Tout semble en ruine, tout semble sur le point de s’écrouler dans cette eau qui porte une ville usée. Tout à coup, l’horizon grandit, la lagune s’élargit ; là-bas, à droite, apparaissent des îles couvertes et, à gauche, un admirable monument de style mauresque, une merveille de grâce orientale et d’élégance imposante, c’est le palais des Doges. »

Un immense empire maritime et commercial
Fondée au IXe siècle par des habitants d'Aquilée et des régions avoisinantes fuyant les « invasions barbares », Venise acquiert dès le XIe siècle, grâce à sa puissance maritime, une position privilégiée dans le commerce entre l'Orient et l'Occident. C'est, en effet, par Venise que transitent vers l'Occident l'or, la soie, les épices et le café. Au Moyen Age, sa puissance s'étend à l'est de la Méditerranée et culmine avec la prise de Constantinople en 1204 où elle entreprend de dépecer à son profit les lambeaux de l'Empire byzantin vaincu. Ainsi, ce sont de nombreuses îles grecques et des comptoirs sur les côtes du Péloponnèse qui en viennent à dépendre de la sérénissime.

La prospérité de la Sérénissime République
Placée dès 828 sous la protection de saint Marc, Venise, en quittant peu à peu l'orbite byzantine, s'organisa rapidement en République gouvernée par un doge, un mot qui dérive du latin dux, « le chef », élu à vie parmi les familles nobles de la ville, mais dont le rôle et les attributions étaient soigneusement définis par une constitution. Pendant toute la période troublée du Moyen Age, Venise a eu en effet le privilège d'être dotée d'une administration exceptionnellement harmonieuse, qui s'est efforcée, dès les origines, d'éviter la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme. La fonction suprême assurée par le doge était ainsi surveillée par plusieurs conseils qui se constituèrent au cours des siècles : le Maggior Consiglio, qui élaborait les lois, le Sénat, chargé de la politique étrangère, des affaires militaires et économiques, et, enfin, le conseil des Dix qui assurait la sécurité de l'Etat. Ce système garantit la prospérité et une certaine stabilité politique jusqu'à l'arrivée des troupes françaises qui occupèrent Venise au terme de la campagne d'Italie. Après plus d'un millénaire d'indépendance, le 12 mai 1797, la ville se rendit à Napoléon Bonaparte. Le doge Ludovico Manin fut obligé d'abdiquer, le Conseil major fut dissout et le gouvernement provisoire de la municipalité de Venise fut proclamé. Peu après, la Vénétie passa sous occupation autrichienne par le traité de Campo Formio, le 17 octobre 1797...

Le palais des Doges : le centre politique de Venise
Symbole de la puissance vénitienne, le palais des Doges, qu'il serait plus juste de nommer « le Palais civique », est un monument fascinant qui témoigne de tout un pan de l'histoire de Venise, l'époque de sa grandeur. Centre politique de la ville, il était à la fois le lieu de résidence des doges, le siège du gouvernement, une cour de justice et une prison d'Etat.
Du point de vue architectural, il incarne le prototype du palais vénitien : Construit sur la lagune entre 1340 et 1441, le palais des Doges est fondé sur un portique de trente-six colonnes en pierre blanche d'Istrie qui supporte la masse du bâtiment de marbres roses et blancs. Il offre ainsi au regard une façade aérée et gracieuse, véritable dentelle de pierre de style gothique fleuri, ajourée d'arcs en ogive, d'oculi quadrilobés et de fenêtres ouvragées.
A l'intérieur, se succèdent des salons richement parés de peintures allégoriques à la gloire de la Sérénissime. On y retrouve les œuvres des artistes les plus talentueux : le Titien, Tiepolo, Véronèse, ou le Tintoret dont le Paradis orne la salle du Grand Conseil.

Le souvenir des geôles
De l'autre côté du décor, dans les coulisses du palais, on découvre les bureaux de l'Inquisition d'Etat, la Chancellerie, la salle de torture et les prisons. Ces dernières étaient appelées « prisons de plomb », parce qu'elles étaient situées sous les toits qui en étaient recouverts. Par la suite, de nouvelles cellules furent construites entre 1556 et 1595 dans un bâtiment relié au palais par le célèbre pont des Soupirs, un pont de pierre entièrement fermé que les condamnés traversaient, selon l'imaginaire romantique, en laissant échapper un dernier soupir de désespoir avant d'être enfermés. Selon la légende, seul l'illustre écrivain libertin Casanova parvint à s'en évader...
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