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Le lac Majeur
Un site enchanteur au nord de l’Italie
Second lac d’Italie par sa superficie, le lac Majeur doit son nom à son exceptionnelle longueur. Il s’étire en effet du nord au sud sur près de 65 kilomètres depuis Magadino en Suisse, où se jette le Tessin, son principal affluent, jusqu’à Sesto Calende, d’où celui-ci ressort en direction de la plaine du Pô. Encadré à son extrémité nord par le canton du Tessin, mais bordé à l’ouest par le Piémont et à l’est par la Lombardie, le lac Majeur est ainsi principalement réparti sur le territoire italien, où il fait figure de véritable trésor national, tant par l’extraordinaire beauté de ses paysages, que par la richesse de son patrimoine.

A l’horizon, les montagnes majestueuses des Alpes semblent garantir la sérénité de ses eaux immobiles, tandis que ses rivages, marqués par de délicats contrastes, laissent entrevoir une nature tantôt maîtrisée et sublimée par la main de l’homme, tantôt sauvage, à la faune et la flore incroyablement préservées. Sur son pourtour se succèdent villes et villages chargés d’histoire, mais aussi ermitages et châteaux isolés, offrant de spectaculaires points de vue. En son cœur enfin, les somptueux palais et jardins des îles Borromée – au large de Stresa, Baveno et Verbania – ravivent à chaque instant magnificence et faste d’antan.


De l’âge de bronze à la fin du Moyen Age

Habitée dès la période néolithique, la région du lac Majeur a conservé de nombreux vestiges de l’âge du bronze, notamment au sud, dans le parc naturel des lagunes de Mercurago. Occupée tour à tour par les Ligures, vers -1200, puis par les Celtes, vers -400, l’Italie septentrionale est finalement envahie en -222 par les Romains qui baptisent alors le lac Majeur Verbannus Lacus, en référence à la verveine qui prolifère sur ses rivages. Dès le siècle d’Auguste, il sera dénommé Lacus Maximus par Virgile, mais, encore aujourd’hui, les Italiens l’appellent indifféremment Lago Verbano et Lago Maggiore.

Après la chute de Rome et les invasions barbares, s’amorce une période de guerres permanentes dont témoignent encore aujourd’hui les forteresses défensives d’Arona et d’Angera, toutes deux fondées avant le Xe siècle sous la domination des Lombards. A partir du XIIe siècle cependant, sont érigés de nouveaux sanctuaires, signes d’un véritable renouveau spirituel, ainsi le monastère Santa Caterina del Sasso. Accroché en haut d’un promontoire rocheux, il domine entre ciel et terre, la partie sud-est du lac. Plus au nord, à Cannero Riviera, les deux châteaux delle Malpaga furent construits entre le XIIe et le XIVe siècles et devinrent, à peine achevés, le théâtre des rivalités entre guelfes et gibelins, c’est-à-dire entre partisans du pape et de l’empereur. Ralliés aux gibelins, mais avant tout bandits de grands chemins, les frères Mazzarditi eurent tôt fait en effet d’investir la place d’où ils semaient la terreur. Le duc de Milan, Filippo Maria Visconti, dut armer une importante flotte et mobiliser pas moins de quatre cents hommes pour en venir à bout.

A l’aube de la Renaissance, l'avènement des Borromée

Dès le début du XVe siècle, l’histoire du lac Majeur s’écrit en même temps que celle de l’illustre famille des Borromée. Jean Borromée, n’ayant pas d’héritier direct, fait venir à Milan son neveu, Vitalien Ier, originaire de Padoue, pour lui léguer les biens et des terres qu’il y a accumulés. Honoré par tant de largesses, celui-ci prendra même le nom de son bienfaiteur et ne cessera dès lors d’élargir son domaine, comme après lui ses successeurs.

Ville de naissance de saint Charles Borromée (1538-1584), la cité d’Arona, à 20 kilomètres au sud de Stresa, garde le souvenir du grand artisan de la Contre-Réforme à travers la statue colossale en bronze que lui fit ériger son cousin Frédéric Borromée. Construite entre 1614 et 1698, elle fait partie, avec une église et trois autres chapelles, du sacro monte di san Carlo et surplombe le lac. A l’intérieur, un escalier permet d’accéder à son sommet et de jouir d’une vue imprenable.

Non loin de là, les îles Borromée incarnent non plus l’élan religieux initié par le concile de Trente, mais plutôt la magnificence princière commandée à la fois par le goût du beau et la nécessité de l’apparat. Si Isola dei Pescatori, était, comme son nom l’indique, avant tout tournée vers la pêche, Isola Bella et Isola Madre durent leur célébrité à leurs somptueux palais et jardins. En 1845, Gustave Flaubert voyait ainsi en Isola Madre un « paradis terrestre », avec des « arbres à feuilles d’or que le soleil dorait », un endroit où « la nature vous charme de mille séductions étranges ». Autour d’un palais Renaissance, daté du XVIe siècle, s’étend en effet l’un des plus anciens jardins d’Italie, dont les cinq terrasses étagées abritent des centaines d’espèces botaniques.

Mais c’est sans doute à Isola Bella que la magie opère le plus profondément dans l’esprit du visiteur. Dédiée aux arts et à l’amour, elle doit son nom à Isabella d’Adda, l’épouse de Charles III Borromée (1586-1652), qui fit construire pour elle un premier palais. Et c’est à leurs fils Giberto III (1615-1672) et Vitalien VI (1620-1690) que revient la véritable transformation de cet éperon rocheux et aride en une succession de dix jardins suspendus, dont la plus haute terrasse culmine à 32 mètres de hauteur. Isola Bella fut ainsi pendant des siècles le théâtre des plus somptueuses fêtes, durant lesquelles concerts, feux d’artifice et joutes navales illuminées rivalisaient de beauté. Peuplée de statues en torsion, animée de mille effets de perspectives et de jeux d’eau toujours renouvelés, Isola Bella semble ainsi symboliser le mouvement même de la vie, au gré d’une théâtralité toute baroque. Elle n'a d'ailleurs cessé de fasciner ses visiteurs, parmi lesquels Goethe, Byron, Dickens, ou encore Wagner.

L’un des plus anciens lieux de villégiature en Europe

Napoléon se rendit deux fois au lac Majeur et ordonna dès sa première visite la construction de la route carrossable du col de Simplon. L’inauguration côté suisse en 1826 du Verbano, un bateau à vapeur destiné au transport de passagers, puis celle d’une ligne de chemin de fer en 1855 attirèrent la gentry européenne et favorisèrent l’éclosion de magnifiques demeures de villégiature, comme la villa Taranto à Verbania, ou la villa Pallavicino à Stresa. Mais c’est l’ouverture du tunnel de Simplon en 1906 qui contribua véritablement à l’avènement du tourisme, au moment où de nouveaux courants artistiques voyaient aussi le jour, comme le style Liberty. L’architecte Art nouveau Giuseppe Sommaruga dessina ainsi à Baveno la villa Carosi et à Stresa la villa Galimberti-Bernocchi. Une décennie plus tard, en 1918, l’écrivain Hemingway séjourna à son tour au bord du lac Majeur et plaça certaines des plus belles scènes de L’adieu aux armes dans le grand hôtel des îles Borromée. Depuis 1962 enfin, les semaines musicales de Stresa consacrent définitivement les eaux du lac Majeur aux arts et à la beauté.

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Insérés dans l'environnement somptueux des montagnes qui les entourent, les lacs glaciaires formés sur le versant méridional des Alpes italiennes ont de tout temps suscité l'admiration des poètes, des ... Découvrir ce voyage
 

 
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