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Le lac de Côme
Le plus séducteur des lacs italiens
« A quoi bon chercher le bonheur, il est là sous mes yeux », s’exclame le héros de la Chartreuse de Parme. Réfugié dans son château natal de Grianta, sur la rive du lac de Côme, il y contemple le bleu saphir des eaux où se reflètent les hautes cimes enneigées des Alpes et la verdure de leurs flancs, parsemés de villages et de petites églises, de nobles demeures et de jardins luxuriants. Selon l’éclat du soleil, le paysage prend des teintes tantôt douces, tantôt éclatantes, mais reste à jamais ce paradis romantique par excellence dont le charme inspira tant d’amoureux et d’artistes.
Situé aux confins de la Suisse et de l’Italie dans une vallée creusée par un ancien glacier, le lac, également appelé Lario, peut se vanter d’être le plus profond lac d’Europe. Ses trois bras étroits en forme de Y inversé et découpés d’une multitude de promontoires lui donnent par endroit des allures de fjörd, accentuant le paradoxe de ces rives splendides et mystérieuses où l’on respire à la fois la douceur de la Méditerranée et l’air vif des montagnes.

Côme

A l’extrémité du bras sud-ouest, la ville de Côme veille comme une sentinelle à l’entrée du lac qui porte son nom. Depuis la place Cavour, vaste esplanade ouverte sur les eaux, un dédale de ruelles dévoile l’éclat de l’apogée médiévale de Côme, à l’époque où la cité devait son renom à ses fameux maestri comacini, grands bâtisseurs de cathédrales, sculpteurs, maçons ou architectes qui diffusèrent dans toute l’Europe le style romano-lombard. Les sculptures du portail de la basilique Sant’Abbondio, agrémentées de figures zoomorphes, de rinceaux et de frises aux motifs géométriquement entrelacés, en sont parfaitement caractéristiques. L’héritage de cet art est incarné par la cathédrale Santa Maria Assunta, dont le chantier s’étendit de 1397 à 1770 pour aboutir à une combinaison harmonieuse d’éléments gothiques et Renaissance, avec des touches de styles roman et baroque. A la façade de marbre doré, percée de quatre fenêtres ogivales, d’une rosace et de trois portails décorés avec virtuosité par les frères Rodari, est associée la majestueuse coupole de Filippo Juvara. De part et d’autre du portail central, deux édicules retiennent le regard. Ils sont occupés non par des grands noms de l’Eglise, mais par deux figures païennes, Pline l’Ancien et Pline le Jeune, tous deux natifs de Côme : rare hommage de l’art chrétien à la sagesse antique. Accolé à la cathédrale, comme pour manifester les liens étroits des autorités civiles et religieuses, le Broletto, ancien hôtel de ville, reflète également la splendeur médiévale de la ville en une apothéose d’arches, de pignons et de marbre. Si cette gloire est passée, Côme s’est depuis parée d’un nouvel éclat : celui de la soie dont elle découvrit le secret en 1510 et dont elle est encore aujourd’hui la capitale italienne.

Un paradis romantique

« Je ne connais pas de contrée plus manifestement bénie du ciel » écrit Franz Liszt. « On voudrait vivre ici et y mourir » répond, comme en écho, Gustave Flaubert. Peintres et musiciens, écrivains et hommes d’Etat, célébrités ou amoureux anonymes ne se lassent pas de vanter les attraits séducteurs du lac de Côme. De ces amours durables est né le chapelet de villas qui s’égrènent le long des rives, disséminées dans les hauteurs ou alanguies au bord de l’eau. Dès l’époque romaine, les riches patriciens aimaient ce coin retiré à la beauté farouche et paisible. Pline le Jeune y aurait eu deux villas. Le XVIIIe siècle et sa « manie de la villégiature » ne put qu’accentuer cet engouement, et le lac devint une étape incontournable du Grand Tour, ce fameux voyage entrepris à travers l’Europe par les jeunes gens de la noblesse afin de parfaire leur éducation, bientôt suivis par les amateurs d’art, les artistes et les écrivains. Sur un promontoire, à la croisée des trois bras du lac, la « reine du lac », Bellagio, attire les regards sur ses maisons colorées, ses terrasses et ses arcades, ses ruelles pentues et, tout au bord de l’eau, sur la blancheur d’une vaste demeure néoclassique blottie dans un verdoyant jardin. Il s’agit de la villa Melzi, réalisée au début du XIXe siècle pour le duc Francesco Melzi d’Eril, vice-président de la République cisalpine. Dans son charmant jardin anglais, le premier de ce style sur les rives du lac, les paysages et les perspectives se découvrent au fil des sentiers et des buttes, de la végétation et des plans d’eau. Cupidon au milieu d’un bassin et la statue de Dante et Béatrice, l’amour le plus célèbre de la littérature italienne, exaltent le romantisme des lieux, tandis que, depuis le kiosque mauresque, le visiteur rêveur peut contempler à loisir, sur la rive opposée, la splendide villa Carlotta. Rebaptisée « Carlotta » en l’honneur de Charlotte de Prusse à qui elle fut offerte en cadeau de mariage, son nom s’associe à ceux de Canova et de Thorvaldsen, grandes figures du néoclassicisme. La célèbre sculpture Amour et Psyché du premier et la frise du Triomphe d’Alexandre le Grand à Babylone du second, ornant les riches intérieurs de la villa, méritent autant d’éloges que ses fabuleux jardins, incomparablement éclectiques. Les jardins à l’italienne et à l’anglaise laissent la place à une roseraie, se prolongent d’un jardin sec japonais, d’un jardin exotique et d’un jardin de cactus. La succession des terrasses de l’esplanade permet de découvrir des pergolas d’orangers et des tonnelles d’agrumes. Le bois des rhododendrons reproduit une scène himalayenne, et plus on monte sur la colline, plus le jardin devient sauvage avec la foisonnante vallée des fougères et le jardin des bambous. Les atmosphères, les couleurs et les perspectives se multiplient jusqu’au sommet où le panorama sur le lac résonne à l’unisson avec les mots de Flaubert : « L’ensemble du lac est doux, amoureux, italien.»
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IT 45 - 6 jours

Insérés dans l'environnement somptueux des montagnes qui les entourent, les lacs glaciaires formés sur le versant méridional des Alpes italiennes ont de tout temps suscité l'admiration des poètes, des ... Découvrir ce voyage
 

 
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