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Amalfi, c'est d'abord un site, un des plus spectaculaires des côtes italiennes qui en comptent tant. Dominant le vieux port, la petite capitale de la Costiere amalfitana est un de ces gros bourgs étagés à flanc de paroi ou agrippés au rocher qui, presque à chaque tournant, éclatent de blancheur autour de leurs églises recouvertes de carreaux de faïence vernissés, dans la végétation des figuiers de Barbarie et le parfum des romarins. Devenue station balnéaire, la ville n'oublie pas son prestigieux passé quand, au Moyen Age, elle était une puissante république maritime.

Une fondation légendaire et historique
Selon la légende, Ercole, dieu païen de la force, aimait une nymphe du nom d'Amalfi, mais son aimée mourut jeune. Ercole voulut lui donner une sépulture digne de sa beauté, dans le plus bel endroit du monde, et, pour l'immortaliser, il donna son nom à la ville qu'il bâtit. Historiquement, le géographe grec Strabon (Ier siècle av. J.-C.) rend compte des origines romaines de la ville, comme l'attestent les restes d'une villa édifiée au temps de l'empereur Tibère.

Entre Lombards et Byzantins
Au VIe siècle, la cité d'Amalfi reste sous le contrôle de l'Empire romain devenu byzantin. Dans la foulée, elle devient siège épiscopal. En raison de sa position le long des frontières méridionales du duché byzantin de Naples, elle sert de refuge contre les incursions des Lombards venus de Bénévent. Pourtant, ces derniers finissent par s'imposer quand, en 836, Sicardo, duc de Bénévent, prend et pille la ville. Mais sa victoire est éphémère : quelques années plus tard, les Amalfitains redressent la tête et conquièrent leur autonomie via l'établissement d'une république sénatoriale et marchande.

L'âge d'or de la République maritime d'Amalfi
La naissance de l'Etat amalfitain marque la séparation des deux grosses unités territoriales que constituent le duché byzantin de Naples et la principauté lombarde de Bénévent. Coincée entre ces deux géants, Amalfi développe une politique habile pour sauvegarder ses intérêts commerciaux. Elle joue souvent un rôle de médiation entre des civilisations opposées : empires arabe, byzantin et Saint Empire romain germanique. Tout au long des Xe et XIe siècles, Amalfi connaît une expansion commerciale remarquable et une solide prospérité économique en occupant en Méditerranée la place que prendront plus tard Pise, Gênes ou Venise. Chargés de bois, les bateaux abordent les côtes d'Afrique où ils échangent leur cargaison contre de l'or. Mettant le cap sur Constantinople, ils y acquièrent épices, pierres précieuses, étoffes, objets de luxe. Puis ils regagnent la péninsule, déchargeant leurs cales pleines à Ravenne, remontant même le Pô jusqu'à Pavie. Un exemple parfait du commerce triangulaire. Et lucratif ! Au Xe siècle, Amalfi frappe ses propres monnaies – le sou d'or et le tari d'argent – qui circulent partout dans l'empire grec et les principautés lombardes.
Cette prospérité repose sur une marine perfectionnée, militaire (sa flotte sauve Rome d'une invasion musulmane en 849), mais surtout commerciale. Pour construire ses navires, Amalfi dispose de son propre arsenal d'où sort une ribambelle de navires marchands, à coque basse. Tout cela s'organise selon le code maritime le plus suivi par les nations de l'époque, la « Tabula Amalfitana ». Ce code réglemente notamment les rapports entre les équipages des bateaux, affectés au transfert des marchandises. On doit aussi à Amalfi une avancée technologique majeure : un de ses enfants, sans doute légendaire, Flavio Gioia, aurait inventé la boussole magnétique. Il est sûr en tout cas que ce sont les marins amalfitains qui en répandirent l'usage au XIIIe siècle.
A cette époque, le déclin d'Amalfi est déjà une réalité éprouvée, depuis la conquête du duché par les Normands de Robert Guiscard en 1073 et, surtout, son rattachement au royaume de Sicile en 1131, après sa mise à sac par les rivaux pisans. Troubles et tremblements de terre ont bientôt raison de sa prospérité commerciale et Amalfi, pendant de longs siècles, plonge dans une douce somnolence d'où ne la tirera que le tourisme qui, aujourd'hui encore, la fait vivre.

Le duomo, éclat d'Orient
De son époque de splendeur, Amalfi conserve un superbe monument : le duomo Sant-Andrea. Le visiteur de la ville ne peut, en aucun cas, se soustraire à l'ascension de l'escalier monumental qui mène à sa façade de style pisan ogival, rutilante de mosaïques colorées. En entrant, il faut admirer la porte de bronze, fondue en 1066 à Constantinople par maître Simon le Syrien. L'église elle-même, bâtie une première fois au IXe siècle, a été remaniée en 1203. Une fois à l'intérieur, on peut ne pas s'attarder sur l'habillage baroque et gagner directement la merveille d'Amalfi : le cloître du Paradis. Jamais endroit n'a mieux porté son nom. Construit en 1268, il aligne ses arcades aux ogives pointues surmontées d'entrelacs à la grâce toute orientale. Les colonnes géminées filtrent la douce lumière que répand un délicieux jardin ombragé de palmes.
A la sortie, on est enchanté par le vif éclat de la lumière amalfitaine. Il reste encore à flâner dans les ruelles étroites, à s'attarder devant les panoramas continuellement renouvelés et se laisser emporter jusqu'au soir par le charme prenant d'Amalfi.
Pour découvrir la côte amalfitaine et Amalfi avec Clio
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Un article de la bibliothèque de Clio
Amalfi
par Jacques Heers

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