Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Qumran
et les manuscrits de la mer Morte
Aux rivages de la mer Morte
Parcourant vers l'est les collines de Judée, dans un paysage aride, on arrive soudain en vue de la mer Morte. Le plateau s'interrompt alors en une falaise abrupte, presque verticale, profondément entaillée, déchiquetée par le passage de petits torrents sporadiques. En contrebas, s'étend jusqu'au rivage, une étroite plaine marneuse dont les sources d’eau saumâtre n'autorisent que la croissance de quelques palmiers. La falaise calcaire recèle aussi des grottes, naturelles ou artificielles, qui furent de tout temps utilisées par les bédouins alentours pour stocker les denrées ou abriter les bergers.

La découverte
Selon la légende, ce fut en 1947 qu'un jeune bédouin de la tribu des Taamireh égara une chèvre de son troupeau. Il retrouva la bête au fond d’une grotte où étaient entreposées des jarres, à demi enfouies, qui contenaient des rouleaux de cuir apparemment fort anciens. Ne sachant qu'en faire, il les revendit à un antiquaire de Bethléem. Certains de ces rouleaux furent acquis par le professeur Eléazar Sukenik qui alerta la communauté scientifique sur l'importance exceptionnelle de ces textes, et des fouilles furent alors entreprises, à partir de 1949, sur le site de Qumran. L'équipe du père de Vaux de l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem explora alors quelque deux cents cavités et grottes dont dix renfermaient d'autres textes et fragments, rédigés en araméen ou en hébreu, sur parchemin ou, pour deux d'entre eux, sur cuivre. Les archéologues portèrent alors leur attention sur le site archéologique lui-même.

Le site de Khirbet Qumrân
Les fouilles permirent de repérer les différentes périodes d’occupation. Les strates les plus anciennes, remontant au VIIIe siècle avant notre ère, semblent appartenir à la " ville du Sel " fondée, selon la Bible, par Ozias, et qui fut rapidement abandonnée. Le site fut à nouveau occupé au IIe siècle av. J.-C., sous le règne de Jean Hyrcan, par une communauté qui sera ensuite identifiée comme celle des Esséniens qui firent prospérer le site, aménageant un système d'adduction d'eau sophistiqué, combinant citernes, réservoirs et canalisations, tandis que fut édifiés un complexe de bâtiments communautaires – réfectoire, laverie, magasins, salles de réunion –, l'habitat restant cantonné aux grottes alentour. On découvrit aussi, à l'est, un cimetière renfermant 1 200 sépultures, majoritairement masculines. Le site fut en grande partie détruit par un séisme en l'an 31 et, à peine reconstruit, occupé par une garnison romaine lors de la révolte juive de 66 et définitivement abandonné au IIe siècle.

Les Esséniens
Les Esséniens, qui se nommaient eux-mêmes « gens de la Nouvelle Alliance » appartenaient à un courant israélite issu des « Pieux ». Ils se refusaient à reconnaître comme grand prêtre ceux qui n’appartenaient pas à la famille de Saddoq et se désolidarisaient donc du culte officiel du Temple de Jérusalem. Ils suivaient une règle très stricte et observaient scrupuleusement les Lois de Moïse jusque dans les moindres détails. La célébration des fêtes liturgiques était réglée par un calendrier solaire de trois cent soixante-quatre jours. Les réunions, lectures et repas se tenaient dans une grande salle à laquelle les membres de la communauté ne pouvaient accéder qu’après des rites de purification très complexes. Leurs conceptions de l’au-delà, quoique encore très discutées, semblent indiquer une croyance en la résurrection des corps aussi bien qu’en l’immortalité de l’âme. La communauté était très hiérarchisée, mais n'était pas, à proprement parler, une communauté monastique comme l'atteste l'existence d’un rituel de mariage.

Les manuscrits de la mer Morte
Ce fut certainement lors de la révolte juive que furent mis à l'abri dans les grottes une riche bibliothèque provenant soit de la communauté essénienne, soit du temple de Jérusalem, contenant des textes spécifiques aux esséniens aussi bien que des textes de l'Ancien Testament, dont certains sont datés du IIe siècle av. J.-C. bien antérieurs à tous ceux connus jusqu'alors. Le difficile déchiffrage de ces rouleaux a permis de retrouver tous les textes de la Bible hébraïque, à l'exception du livre d’Esther et du premier livre des Maccabées. Le plus célèbre des textes de Qumrân est le manuscrit d’Isaïe, un rouleau de plus de sept mètres, comprenant cinquante-quatre colonnes et daté de 125-100 av. J.-C. Avec cette découverte sont parvenus jusqu'à nous les plus anciens témoins des textes bibliques, faisant reculer notre connaissance des textes de plusieurs siècles.
Les manuscrits non bibliques retrouvés à Qumrân sont surtout des commentaires de l’Ancien Testament, des règlements juridiques, des méditations poétiques ou des compositions liturgiques et la « Règle de la communauté » qui éclaire la pensée religieuse des Esséniens. Une partie de ces manuscrits est aujourd’hui exposée au sanctuaire du Livre à Jérusalem.
Découvrir Qumran avec Clio
IS 30 - 7 jours

Ville sainte des trois religions monothéistes issues de la tradition abrahamique, Jérusalem offre en ses Lieux Saints un résumé de l’histoire spirituelle d’une grande partie de l'humanité. Le parcours ... Découvrir ce voyage
IS 31 - 10 jours

Sous l'égide d'un grand spécialiste du Proche-Orient, ce grand circuit de 15 jours vous offre une découverte approfondie d'Israël et de la Palestine dans une perspective historique. Universitaire de ... Découvrir ce voyage
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter