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Jérusalem
La cité trois fois sainte
Une colline, une source...

Perchée à près de 750 mètres, Jérusalem se trouve au cœur des montagnes de Judée, sur la crête séparant une zone de collines basses à l’ouest et le désert à l’est, à la limite des territoires de Juda et de Benjamin. La situation dominant la vallée du Cédron et la présence d'une source, la fontaine de Gihon, explique que le site fût occupé dès le IIIe millénaire avant notre ère, bien avant que les Cananéens ne lui donnassent le nom de Jébus. Le roi David l'assiégea et s'en empara aux environs de l'an mille av. J.-C. et en fit la capitale politique de son royaume, et tenta d'en faire le centre religieux des Israélites en y installant l’Arche d’Alliance.

...et un temple

Salomon, successeur de David, poursuivit son œuvre en construisant le Temple sur le mont Moriah, au nord de la « cité de Sion », la ville de David où se trouvait la résidence royale. Achevé au milieu du Xe siècle, faisant face à l'Est, le Temple comportait trois salles assez petites et cinq autels, mais était précédé d'une vaste esplanade où le peuple pouvait se rassembler. C'était là que se trouvait la « mer de bronze », grande vasque qui servait aux ablutions des prêtres. La ville fut ensuite ravagée à plusieurs reprises lors de la campagne militaire du pharaon Sheshonq, puis par les Philistins. Ezéchias, roi de Juda, restaura les murailles de la ville et fit creuser un tunnel, que l'on peut encore voir aujourd'hui, pour amener l'eau de la fontaine de Gihon vers un bassin à l'intérieur de la ville basse, la « piscine de Siloé ». Les invasions assyriennes frappèrent encore Jérusalem avant qu'elle ne fût presque complètement détruite et l'élite de son peuple déporté par le Babylonien Nabuchodonosor : « Il incendia le temple de l’Eternel, le palais royal et toutes les maisons. » (2 Rois 25,9).

Le second temple

En 538, le Roi des rois perse, Cyrus II le Grand, libéra les exilés et permit que les murailles fussent restaurées et le Temple reconstruit. Quatre siècles plus tard, les Romains, en la personne de Pompée, imposèrent leur tutelle à la région et confièrent plus tard le trône à Hérode le Grand. L'aspect de la ville se modifia alors radicalement. Son œuvre la plus prestigieuse fut la construction d’un nouveau temple, commencé dans la décennie 20 av. J.-C. Jérusalem fut, dès lors, le centre politique et religieux des Juifs de Judée et de la Diaspora. Les fouilles qui ont révélé six maisons du « quartier hérodien », nous permettent d'imaginer le luxe dans lequel vivaient les familles sacerdotales qui servaient le Temple. C’est cette Jérusalem hérodienne que connut Jésus. La via Dolorosa, tracée à l’époque byzantine, relie le lieu supposé de la condamnation du Christ à celui de la crucifixion et de l’inhumation, des lieux, aujourd'hui, au cœur de la ville, mais qui étaient alors situés en dehors des remparts.

La Jérusalem romaine

La première révolte des Juifs contre les Romains culmina en 70, par la prise de Jérusalem par Titus. Le Temple fut à nouveau détruit. Il n'en reste que le soubassement de l'esplanade sur laquelle il était construit, un mur cyclopéen – le « mur des Lamentations » – où les Juifs viennent toujours déplorer la destruction du Temple. Lors de sa visite à Jérusalem, en 134, Hadrien décida de transformer la ville en colonie romaine Aelia Capitolina, provoquant ainsi une nouvelle révolte...

De la Jérusalem chrétienne à la ville sainte de l'islam

Jérusalem retrouva tout son éclat au IVe siècle, quand l'impératrice Hélène, y fit édifier le grand sanctuaire du Saint-Sépulcre et que se multiplièrent les pèlerinages chrétiens. Lorsque le calife Omar arriva devant Jérusalem en 638, la ville lui ouvrit ses portes afin d’éviter sa destruction. L'esplanade du Temple, le Haram esh Sherif, qui était à l'abandon, se vit alors dotée de deux mosquées : le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Jérusalem devint ainsi la troisième ville sainte de l’islam, après Médine et la Mecque. Ce fut la destruction du Saint-Sépulcre en 1009, sur ordre du calife fatimide al-Hakim, qui fut l'un des facteurs qui poussèrent les Francs à organiser la première croisade. Prise par Godefroy de Bouillon en 1099, Jérusalem devint le centre des Etats latins de Terre Sainte et vit s'édifier nombre de nouvelles églises. Mais, en 1187, après la victoire de Saladin sur les croisés, la ville échappa aux mains des Francs. C'est bien plus tard, à la période ottomane, que Soliman le Magnifique, entre 1537 et 1541, ordonna la grandiose reconstruction des remparts qui donnèrent à la ville la physionomie qu'on lui connaît encore aujourd'hui. Pendant son règne, la ville connut une relative prospérité avant d'entrer dans une longue phase de déclin. La population juive s’accrut durant ces siècles de domination ottomane, jusqu’à constituer, à la fin du XIXe siècle, la majorité de la population. Ce fut à ce moment qu'apparurent les premiers quartiers construits en dehors des remparts de Soliman, noyau de ce qui est aujourd'hui la Nouvelle Ville.
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Bibliographie
Jérusalem
Eliezer Ben-Rafael et Maurice Konopnicki
PUF, Paris, 1997, 2ème édition
 
 

 
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