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Mille nuits et une nuit
Pour le voyageur qui cherche à retrouver l’ambiance des Mille et Une Nuits, il n’est d’autre destination qu’Ispahan. Si ces contes qui firent rêver des générations sont censés se situer à Bagdad, leur origine est incontestablement persane. Prenez donc votre tapis volant et guidez-le vers le cœur du plateau persan. Vous repérerez sans peine une vaste oasis, immense tache verte dans l’ocre du désert, sur laquelle veillent l’aride piton rocheux de l’Atash Gah – peut-être un antique temple du feu – et les ruines de la forteresse Qalaat Tabarek, où séjourna le voyageur et joaillier français Jean Chardin, au XVIIe siècle. Suivez ensuite le cours de la rivière, le Zayandeh rud qui irrigue Ispahan avant d’aller se perdre dans le grand lac salé Gavkhuni. Vous apercevrez alors l’éclat bleuté des coupoles parées de faïence des grandes mosquées et vous vous poserez en douceur sur l’immense esplanade de la place du Shah. Vous êtes au cœur de la ville, de la cité voulue par les grands souverains séfévides, Shah Ismaïl et Shah Abbas : Esfahan, Nesf i Djahan, “ Ispahan, la moitié du monde “.

Une longue histoire
Si la cité existait déjà à l’époque achéménide, c’est Strabon qui la cita le premier, sous le nom de Gabae. De fait, elle était déjà capitale d’une province sous le règne du roi parthe Artaban III. Lieu de rassemblement des armées sepahan – elle prit ce nom au début de l’ère sassanide –, la ville comportait alors deux cités distinctes. Djey, au pied de la forteresse, était la cité caravanière qui prospérait grâce au commerce du coton et de la soie, tandis que Yahudiya était une colonie juive, implantée vraisemblablement au Ve siècle sous le règne de Yazgard Ier. Les deux cités étaient alors réunies par un pont de bateaux. Conquise par les arabes en 640 et contrôlée par les Abbassides jusqu’en 931, Ispahan devint la capitale de l’empire des grands Seldjoukides et connut un premier apogée à l’époque du grand vizir Malik Shah. De cette époque, Ispahan a conservé l’admirable mosquée du Vendredi à l’architecture de briques raffinée typiquement seldjoukide. Ensuite vinrent les ravages de la conquête mongole et les effrayants massacres de Tamerlan...

Shah Abbas
Conquise sur les khans du Mouton-Blanc en 1502, Ispahan renoua avec la prospérité sous le règne éclairé de Shah Ismaïl, mais Shah Abbas (1587-1629 ), qui y transféra sa capitale, lui donna toute sa splendeur. La rivière fut enjambée par deux ponts-barrages remarquables, le Pol-i-Si-o-Se Tshemeh, pont aux 33 arches, et le pont Khadju qui donnait accès au quartier de Djolfa que le shah avait offert aux Arméniens avec, entre autres privilèges, le droit de construire des églises chrétiennes. La place Royale, meidan e-Shah, cœur de la cité, fut l’objet de toutes les attentions de Shah Abbas. A son extrémité nord, fut édifié un grand bazar couvert qui peut rivaliser avec celui d’Istanbul et auquel fut donné le nom de marché de César, le Qaisariyeh, et dont le portail est orné de scènes de beuveries et de la bataille de Shah Abbas contre les Ouzbeks. La place servait aussi d’aire pour le jeu de polo, très prisé des esfahanis. Shah Abbas y assistait depuis la tribune de son pavillon de plaisance, Ali Qapu, dont les salons étaient décorés d’enluminures de fleurs et d’animaux, mais aussi de miniatures de couples d’amoureux et de niches destinées à abriter les carafes de vin... symboles de l’extase divine et de la béatitude mystique ! La place est également embellie par les deux mosquées les plus accomplies du style persan, la mosquée du Roi avec son immense portail aux faïences éclatantes et son dôme qui rivalise avec la coupole des cieux, et la mosquée sheik Lotfallah dont la pureté des arabesques fleuries, bleues, noires et vertes en fait le chef-d’œuvre de l’art Séfévide. Jardins persans aux élégants pavillons tels que le pavillon aux Quarante Colonnes, Tchehel Soutoun, et le palais des Huit Paradis, Hacht Behecht, complètent ces réalisations. La madrassa Mader i-shah, réalisée en 1714, est un autre magnifique exemple de synthèse de l’art séfévide. Des dizaines de madrassa, de mausolées, de pavillons ornent encore cette cité de légende qui a largement échappé aux ravages des invasions afghanes.
Pour visiter Ispahan avec Clio
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