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Borobudur
Merveille du monde bouddhique
Un fleuve safran
Chaque année, au mois de mai, le jour de la pleine lune – Purnama Siddhi – voit des dizaines de milliers de moines vêtus de leurs robes safran, quitter en procession Mendut pour gagner le village de Pawan, puis le temple de Borobudur pour commémorer la naissance, l'illumination et la mort du Bouddha. C'est une image magique que celle de la silhouette de cette montagne altière née de la main de l'homme qu'est le temple de Borobudur, qui, dans la pâle clarté de la lune, s'illumine de milliers de chandelles. Moines et pèlerins font offrande de guirlandes de fleurs, des libations d'eau pure devant les soixante-douze stupas ajourés abritant autant de statues du Bouddha qui ornent les flancs de l'édifice. S'élèvent alors, dans la nuit, douces psalmodies et prières qui vont s'amplifiant lorsqu'aux approches de l'aurore, les fidèles convergent vers le grand stupa qui s'élance de la plus haute terrasse.

Une des merveilles du monde bouddhique
Au cœur de l'île indonésienne de Java, non loin de la grande cité de Jogjakarta, le temple de Borobudur occupe une place exceptionnelle dans l'histoire monumentale du bouddhisme. Son histoire et celle de la région expliquent sa forme unique combinant le traditionnel stupa, reliquaire réel ou symbolique, avec la structure d'un temple-montagne, image du mont Méru de la mythologie hindoue et le symbole mystique du mandala, avec son parcours initiatique reliant la terre aux cieux. Au début du VIIIe siècle, le Nord de Java était gouverné par la dynastie shivaïte des Sanjaya. Ce fut à cette époque que fut entreprise la construction d'un premier temple hindouiste, simple pyramide à gradins unis sans reliefs, mais qui devait jouer des lignes de perspective pour donner un effet de grandeur. Les Sanjaya furent renversés en 795 par les Çailendra, à l'origine d'une brillante dynastie qui régna sur le Centre de l'Indonésie jusqu'à la fin du IXe siècle. Les Çailendra sont connus, entre autres, pour avoir abrité le prince khmer en exil, qui allait devenir le grand roi Jayavarman II. Bouddhistes, ils trouvèrent inachevé le temple de Borobudur et décidèrent de le transformer en un monumental stupa à la gloire du Bouddha. Le lieu s'y prêtait : Borobudur est construit sur une colline située à proximité du confluent de deux rivières, l’Elo et le Progo, qui évoquent le confluent du Gange et de la Yamuna. Reprenant la structure de temple-montagne, les architectes rompirent la continuité des escaliers en transformant les quatre gradins de la pyramide au-dessus du soubassement en galeries fermées vers l'extérieur par une balustrade ornée de reliefs, adaptées aux rites de circumambulation, et en surchargeant les bords des gradins de multiples stupas en cloche. Alors que l’édifice était presque achevé, les maîtres d'œuvre ont dû étendre la base et cacher les reliefs inférieurs qui étaient déjà sculptés, et le stupa central du plateau supérieur a été profondément modifié pour le rendre moins pesant.

Un catéchisme bouddhique en image
Les murs et balustrades de Borobudur sont illustrés de 2 670 bas-reliefs totalisant une surface de 2 500 mètres carrés ! Le soubassement illustre la loi karmique bouddhique, les rétributions et châtiments des âmes selon leurs actions, les peines des différents enfers et les plaisirs du paradis, le cycle du samsara. La première galerie représente, au registre supérieur, les jataka, vies antérieures du bouddha et, au-dessus, la Lalitavistara, récit de la vie du Bouddha, de sa naissance entourée de miracles jusqu'à l’épisode de la première prédication. Les galeries supérieures sont passionnantes à décrypter : on y voit l'histoire de la quête de la vérité par Sudhana, le fils d’un riche marchand qui ne rencontre que des échecs en suivant l’ascèse shivaïte avant de trouver la libération dans l'enseignement du Bouddha : un récit en image, aux multiples péripéties, qui est unique par sa dimension et la qualité de sa réalisation dans l'histoire de l'art.

Mort et résurrection
Vers 850, les Çailendra furent chassés de Java vers Sumatra par la dynastie hindouiste de Mataram. Aux environs de l'an Mil, une éruption volcanique recouvrit de cendres le temple qui fut alors abandonné et se couvrit de végétation. Ce ne fut qu'en 1814 que le gouverneur anglais, Thomas Stamford Raffles, redécouvrit le site qui fut ensuite dégagé en 1907 par des archéologues hollandais. En 1968, le gouvernement indonésien et les Nations unies lancèrent un grand programme Sauvons Borobudur. Quinze ans de travaux menés par des experts internationaux et 20 millions de dollars furent nécessaires pour démonter et reconstruire, pierre par pierre, la terrasse inférieure du temple qui menaçait de s'effondrer.
Pour visiter Borobudur avec Clio
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