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Les petites îles de la Sonde
Prolongement oriental de la grande île indonésienne de Java, Bali, l'une des petites îles de la Sonde, est d'origine volcanique, dominée par le gunung Agung – gunung signifiant « volcan » en Indonésien – qui dépasse trois mille mètres de haut. Plus à l'est, le gunung Batur, moins élevé, présente une caldeira dont le fond est occupé par un lac aux eaux bleues qui compose un paysage d'une beauté à couper le souffle. Sous le climat équatorial, tempéré par la situation insulaire qui règne sur l'île, il ne faut que quelques siècles pour que les coulées de lave basaltique se transforment en une argile d'une extrême fertilité. La végétation originelle offre un cortège floristique d'une grande richesse : la forêt équatoriale où l'on rencontre encore d'immenses tecks et des waringin – banyans géants sacrés des Balinais – et où, outre les cervidés et porcs sauvages particulièrement nombreux, on peut parfois apercevoir l'un des derniers tigres d'Indonésie. Si l'homme a largement marqué l'île de son emprise, les paysages qu'il a générés sont aussi d'une rare beauté. Depuis des millénaires, les terrasses aménagées pour la culture du riz irrigué, dessinent sur les flancs des montagnes, des arabesques d'un camaïeu qui couvre le spectre des couleurs du vert tendre au jaune éclatant, pour le plus grand plaisir des peintres et des photographes.

Paradis et refuge
L'île de Bali fut longtemps sous la domination de Java. Sujette des rois bouddhistes de Java au VIIe siècle, devenue indépendante au XIe, elle passa, au XIVe siècle, sous le contrôle de l'empire hindouiste de Majapahit, mais, lorsque l'islam triompha à Java au XVIe siècle, ce fut ce séjour de rêve qui devint le refuge de nombreux membres de l'aristocratie, de prêtres et d'intellectuels hindouistes. Durant trois siècles, le royaume hindouiste de Bali régna sur les îles de la Sonde. En 1710, les rois balinais transférèrent leur capitale à Klungkung, où l'on peut toujours voir la salle de justice de l'ancien palais, dont les piliers de bois sculpté et les fresques dans le style wayang témoignent de la dextérité des artistes et artisans balinais, qui ne se dément pas aujourd'hui. En 1843, le souverain accepta la mainmise coloniale des Pays-Bas. Bali, après avoir été occupée par les Japonais durant la seconde guerre mondiale, fut intégrée à la République indonésienne en 1950.

Religion et société
Syncrétisme entre l'hindouisme, les croyances et les pratiques ancestrales animistes, saupoudrée d'un peu de bouddhisme et de culte des ancêtres malais, la religion est encore aujourd'hui au cœur de la vie sociale balinaise. Naturellement, tous les voyageurs espèrent assister à l'une de ces remarquables processions de crémation au cours de laquelle le corps du défunt est porté dans un spectaculaire sarcophage, différent selon la caste : taureau ou vache pour les Brahmanes, lion ailé pour les Satrias, makara pour les Sudras. En effet, la société a conservé la division hiérarchique issue de l'Inde, avec moins de rigueur, même si les hautes castes utilisent toujours un langage spécifique riche en mots sanskrits.

Le culte du beau
Comme ce fut certainement le cas dans la Grèce antique, la beauté des paysages fut peut-être à la source de l'inspiration raffinée qui imprègne les travaux et les jours des Balinais, du simple paysan comme de l'artiste inspiré. Innombrables sont les temples qui rivalisent d'originalité, mais ne manquent jamais de s'intégrer parfaitement dans le décor environnant, du temple marin de Tanah Lot aux bains sacrés de Tampak Siring ou même, parmi tant d'autres, le grand temple de Besakih où les anciens rituels destinés aux dieux du volcan se sont intégrés au culte de la trinité hindouiste. Le raffinement esthétique n'est pas l'apanage de la seule architecture, il s'exprime aussi dans la musique, même si le gamelan balinais demande un effort d'adaptation pour les oreilles occidentales, dans la délicatesse des marionnettes traditionnelles – wayang kulit – du jeu d'ombre, dans le jeu des acteurs en chair et en os qui interprètent des scènes pleines de vie du Ramayana, et ce raffinement atteint des sommets dans les danses telles que le legong, la « danse des nymphes célestes », le baris qui exalte les vertus du guerrier ou le barong, qui symbolise l’affrontement du bien et du mal. Et si le voyageur désire emporter chez lui un peu de ce ravissement, les artisans balinais lui offriront le graphisme souvent étonnant de leurs batiks ou le raffinement de leurs sculptures sur bois...
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ID 31 - 17 jours

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