Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Hampi
Chef-d'œuvre de l'art dravidien
La forteresse des traditions hindoues
Depuis les temps les plus reculés, le monde indien se décline en deux entités : le Nord indo-européen et le Sud dravidien. Au cours des siècles, ces deux univers n'ont été réunis qu'à l'époque de l'empire Maurya, au IIIe siècle avant notre ère, puis sous les Guptas, au IVe siècle, mais, après la conquête par les musulmans et la fondation du sultanat de Delhi, l'Inde du Nord partit à nouveau à la conquête du Deccan quand le sultan Ala ud Din Khalji, en trois fulgurantes campagnes, s'empara en 1311 du Deccan, alors dominé par le royaume Hoysala. Les musulmans s'avancèrent ainsi jusqu'à Madurai, mais cette domination fut éphémère et cinq fils des rois de la petite dynastie des Kakatiya – qui avaient régné sur l'Andhra Pradesh – s'installèrent en 1336 au cœur du Deccan, sur les rives de la rivière Tungabhadra, où ils fondèrent une nouvelle cité nommée Vijayanagar, « ville de la victoire », aujourd'hui située près de Hampi.

L'empire de Vijayanagar
La petite confédération des cinq principautés gagna rapidement tout le centre du Deccan et, dès 1346, commença à s'étendre « vers les deux mers ». Le nouveau royaume profita ensuite de la désagrégation du sultanat de Delhi, durement frappé par l'invasion brutale de Tamerlan, en 1398. Sous le règne de Deva Raya II (1426-1446), le royaume de Vijayanagar dominait presque tout le Deccan, jusqu'au cap Comorin, à la seule exception de la région de Calicut. Bénéficiant des ressources qu'assuraient une abondante production de riz et un commerce maritime très actif, le nouvel empire, doté d'une armée puissante, fit alors figure de forteresse des traditions hindoues face au Nord musulman. Il atteignit le sommet de sa puissance, dans la paix et la prospérité, au début du XVIe siècle, sous le règne de Krishta Deva Raya (1509-1529), mais l'Inde du Nord s'était à nouveau réunifiée sous la dynastie des Grands Moghols, et les armées d'Akbar le Grand, dotées de cavalerie et d'artillerie moderne, écrasèrent l'armée de Vijayanagar à la bataille de Talikota, en 1565, et pillèrent la capitale durant six mois avant de l'abandonner, faisant ainsi disparaître le dernier grand royaume hindou du sous-continent.

L'apogée de l'art dravidien
Grâce à leur puissance et leur richesse, les souverains de Vijayanagar se firent protecteurs des arts. Leur règne vit l'apogée de la littérature en langues tamoule, kannara et telugu, mais aussi en sanskrit. Cependant, ce fut surtout dans les grandes réalisations architecturales, temples et palais dont ils dotèrent leur capitale, qu'éclata l'exubérance baroque propre à l'Inde méridionale. Le marchand vénitien Niccolò dei Conti qui visita Vijayanagar au XVe siècle la décrivit comme « la plus grande et la plus belle ville du monde », avec ses sept enceintes fortifiées et son demi-million d'habitants !

Un des plus beaux sites de l'Inde
Parcourant la longue allée de Hampi Bazaar, l'ancienne rue principale de la cité, aujourd'hui bordée d'échoppes et de boutiques, le voyageur aperçoit d'abord l'imposant vihara, en forme de pain de sucre, du temple Virupaksha, dédié à Shiva depuis le VIIe siècle et qui accueille toujours des pèlerins venus de l'Inde entière. Abondamment décoré de reliefs en stuc représentant les divinités hindoues, il est précédé d'un hall d'entrée reposant sur des piliers sculptés d'une exquise facture. Il faut ensuite se perdre dans les vestiges des cinq cents temples et palais du site, dont nombre d'entre eux ont été bien restaurés depuis le XIXe siècle. Le complexe du temple de Vithala est peut-être le plus beau, avec sa salle hypostyle où la lourde structure de pierre repose sur des colonnes sculptées d’une très grande finesse. Après être passé près de ce chef-d'œuvre de sculpture qu'est le chariot de pierre dont les roues peuvent tourner autour de leur axe, il faut encore admirer le « palais de la Victoire » où se trouvait le trône des rois de Vijayanagar, puis le délicat et charmant Zenana, résidence des concubines royales, et les bains de la reine dont les fontaines étaient alimentées en eau parfumée. Le Lotus Mahal occupe une place particulière dans cet ensemble, car cet élégant kiosque, dont la forme fait effectivement songer à une fleur de lotus, présente une harmonieuse combinaison des styles dravidien et islamique que l'on retrouve dans les impressionnantes étables à éléphants. Au fil de la promenade, les statues monolithiques de Narasimha – avatar léonin de Vishnou – et de Ganesh, les aqueducs, les sanctuaires abritant le linga de Shiva, les allées à colonnade, confirment que « si les rêves devenaient pierre, ce serait Hampi ».
Pour visiter l'Inde du Sud avec Clio
IN 34 - 18 jours

Un circuit complet dans cette Inde du Sud qui se confond avec le vaste plateau du Deccan en même temps qu'avec l'espace dravidien. L'Inde méridionale séduit par la variété de ses paysages et de ses cultures ... Découvrir ce voyage
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter