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L'éveil
VIe siècle avant notre ère : dans une petite principauté du Nord de l'Inde, domaine de la tribu des Shakya, naquit le prince Gautama Siddhârtha. Elevé dans l'insouciance, le luxe et la beauté, le jeune homme découvrit un jour, s'échappant du palais, toute la souffrance du monde : la vieillesse, la maladie, la mort. Abandonnant la tunique princière et coupant la natte de cheveux attestant son appartenance à la caste princière des Kshatriya, il décida de chercher la voie menant à la cessation de la douleur. Naturellement imprégné de l'environnement culturel et spirituel de l'hindouisme qui régnait en Inde, il chercha le moyen d'échapper au cycle infernal des réincarnations par l'extinction du karma. Après avoir, durant six années, pratiqué un ascétisme rigoureux qui l'avait mené à deux doigts de la mort, il renonça à cette voie qu'il jugeait sans issue. Abandonné par ses premiers disciples indignés de le voir accepter du lait et du miel, il partit mendier sur les chemins, dans la tradition des sadhus brahmaniques. Arrivé près de la ville de Gayâ, il s'assit dans la position du lotus sous un arbre pîpal – figuier des pagodes ou Ficus religiosa – et jura de ne pas quitter sa posture avant d’avoir résolu l’énigme de la souffrance. Assailli par des hordes de démons suscités par l'infâme Mârâ, soumis à la jalousie, à la tentation de la chair par les filles de Mârâ – Désir, Plaisir et Passion – et du pouvoir, il atteignit, le 49e jour, la Vérité, l’Illumination, l'Eveil : la Bodhi. Devenu le Bouddha, il fit le geste de « la prise de la terre à témoin », la terre trembla, Mârâ disparut à jamais. Il partit alors vers Sarnath, près de Bénarès et, dans le parc aux Gazelles, il commença à enseigner à ses disciples, donnant « l’impulsion à la roue de la Loi » : le bouddhisme était né.

Le lieu de l'éveil
Au centre de l'Inde, dans l'Etat du Bihar, non loin de la rivière Phalgu, tributaire du Gange, le lieu de l'Eveil – Bodh Gaya – est naturellement le site le plus sacré pour les bouddhistes du monde entier qui s'y rendent en pèlerinage. On peut toujours y voir aujourd'hui un figuier qui serait, dit-on, une bouture de celui du temple Sri Maha Bodhi de Ceylan, lui-même bouture de l'arbre originel... Le bouddhisme se développa surtout en Inde au IIIe siècle avant notre ère, après que le grand empereur Ashoka, bouleversé par les horreurs de la guerre au Kalinga, s'y fut converti. Ashoka ordonna l'édification d'un petit sanctuaire, simple autel à ciel ouvert, et d'un stupa – reliquaire – pour commémorer le lieu sacré. Deux siècles plus tard, l'ensemble fut enclos d'une balustrade de pierre dont des éléments subsistent aujourd'hui. Les balustres portent, à côté d'épisodes de la vie du Bouddha, des représentations des anciens dieux védiques, Surya le dieu solaire et Indra, le guerrier, tandis que la main courante est ornée de monstres imaginaires, d'une facture relativement fruste, bien moins raffinée que celle que l'on peut voir sur le temple contemporain de Sanchi.

Le temple de la Mahabodhi
Ce fut certainement au IIe siècle de notre ère que fut décidé par l'empereur kouchan Kanishka, de construire sur le même emplacement le grand temple de la Mahabodhi – le Grand Eveil –, mais il ne prit certainement sa forme définitive que lors de l'avènement de l'empire Gupta, l'âge d'or de l'art indien au IVe siècle, quand se généralisa l'usage de la pierre et de la brique en architecture. Bien que remanié par la suite, c'est encore l'impressionnant temple de brique que l'on voit aujourd'hui, avec son shikhara, l'immense toit-tour incurvé, abondamment orné de niches et d'arches en ogive, qui s'élève à plus de 50 mètres. Construit dans la tradition des temples indiens, influencée dans sa décoration par l'art dravidien de l'Inde du Sud, la Mahabodhi repose sur un soubassement orné de décor floral et animalier, surmonté de niches comportant des statues du Bouddha et de bas-reliefs sculptés dans la brique figurant des jatakas, les vies antérieures du bouddha. Chaque angle de l'édifice recèle une statue du Bouddha et est surmonté d'une petite tour. Dans le sanctuaire, une colossale statue de pierre noire représentant le Bouddha prenant la terre à témoin est couverte de feuilles d'or et vêtue d'une robe safran. A proximité immédiate du temple, à l'emplacement de l'arbre de la bodhi, une statue du Bouddha repose sur le « trône de diamant » de grès poli. Quand le bouddhisme fut pratiquement banni d'Inde par la réaction des brahmanes, le site fut quasiment abandonné et ne retrouva son intégrité et son prestige que lorsque Sir Alexander Cunningham, au XIXe siècle, en entreprit la restauration, qui fut ensuite poursuivie lorsque le temple revint à nouveau aux instances bouddhistes indiennes.
Pour visiter Bodhgaya avec Clio
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Le parcours du Bouddha, de l’Illumination à Bodhgaya jusqu’au premier prêche dans le parc aux gazelles de Sarnath, sera replacé dans son contexte historique au cours de ce voyage qui abordera également ... Découvrir ce voyage
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