Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Belur et Halebid
un sommet de grâce et de finesse
L'Empire hoysala
Depuis les invasions indo-aryennes, au IIe millénaire avant notre ère, le sous-continent indien peut être divisé en deux grandes aires linguistiques qui recouvrent aussi deux mondes différents, l'Inde aryenne au nord et l'Inde dravidienne au sud. Les périodes d'unité politique – jamais totale avant le Raj britannique – furent brèves, limitées aux apogées des empires maurya, au IIIe siècle avant notre ère, et gupta, au Ve siècle.
Ensuite, le pays connut une succession de royaumes régionaux, plus ou moins puissants. Ceux du Nord furent soumis à la pression exercée par les conquérants musulmans, tandis que, dans le Deccan, se maintinrent encore de brillantes dynasties. Au cœur du Deccan, entre les rivières Krishna et Kaveri, la dynastie des Hoysala, qui, à partir de 1006, régna autour de leurs capitales Belur puis Dōrasamudra, la moderne Halebid, devint, après avoir victorieusement combattu leurs puissants voisins Chalukya, la puissance dominante du centre et de l'Ouest du Deccan avant de céder la place, au XIVe siècle, à l'empire de Vijayanagar.

Le triomphe de l'hindouisme
Dès le VIIIe siècle de notre ère, le bouddhisme avait complètement décliné en Inde du Sud, tandis qu’en revanche, le jaïnisme connaissait une assez large diffusion au Gujarat ainsi que dans le petit royaume des Gangas occidentaux qui fut intégré ensuite au Royaume hoysala. Cependant, au début du XIe siècle, ce fut le brahmanisme qui triompha dans le royaume, et ses souverains furent de grands bâtisseurs de temples dédiés soit à Shiva, sous la forme de son linga, soit à Vishnou et ses avatars Rama et Krishna.

L'architecture hoysala tient cependant une place originale en Inde du Sud, amalgame des styles dravidiens et indo-aryens. Ses temples, de plan cruciforme, sont caractérisés par l'importance donnée au mandapa – salle au plafond soutenu par une forêt de colonnes et à laquelle on accède en passant sous un linteau au motif complexe – dont le plafond est richement décoré des figures de la mythologie hindoue. Le plus remarquable d'entre eux est certainement le temple de Hoysaleshwara, le plus grand sanctuaire de l’époque Hoysala, qui resta inachevé après 86 ans de travaux. Il est composé de deux sanctuaires jumeaux, l’un dédié à Shiva et l’autre à Parvati. Le grand temple de Belur, le Chennakesava, dédié à Vishnou, fut construit en 1133. On accède à sa cour en franchissant une porte monumentale – un gopuram – ajoutée postérieurement à l’époque vijayanagar. La cella qui abrite la statue du dieu, précédée d'un mahamandapa à quarante-deux colonnes de pierre polie, surmonté d'une coupole à pendeloques, offre la particularité d'être bâti de stéatite noire, roche fine et tendre qui présente l'avantage de durcir au contact de l'air.

Le parangon des sculptures dravidiennes
L'un et l'autre de ces temples, pour intéressante que soit leur architecture, ne compteraient pas parmi les joyaux de l'Inde s'ils n'étaient entièrement décorés de sculptures et bas-reliefs. Depuis plus de mille ans, l'Inde s'était approprié la technique de la sculpture sur pierre héritée des artistes indo-grecs du Gandhara, mais les sculpteurs qui œuvrèrent pour les Hoysala, surent atteindre les sommets de cet art. Leur maîtrise technique leur permit de réaliser de véritables dentelles de pierre alliant l'élégance des formes héritée de la grande tradition gupta avec une subtile exubérance dravidienne.
Après avoir admiré les statues monolithiques du taureau Nandi, la monture de Shiva, décorées de clochettes et de guirlandes, le visiteur ne peut que s'extasier devant les parois extérieures du temple Hoysaleshwara, entièrement sculptées de frises représentant Ganesh, le dieu éléphant, dansant, puis des épisodes du Ramayana et du Mahabharata ainsi que des lions, éléphants et cygnes, thèmes que l'on retrouve aussi dans l'espace du temple vishnouite de Belur.
L'un comme l'autre s'orne aussi de statues qui sont un véritable hymne à la beauté féminine. Musiciennes, danseuses, courtisanes ou devadasi – prostituées sacrées – y sont d'une grâce et d'une sensualité inouïes exprimées par l'élégant déhanchement en triple flexion, le tribhanga, qui accentue la finesse de la taille et la courbe voluptueuse des hanches et qui ne trouve son équivalent nulle part ailleurs en Inde...
Pour visiter Belur et Halebid avec Clio
IN 33 - 14 jours

A la découverte de l’univers exubérant du pays dravidien et de la civilisation tamoule et d’un patrimoine vivant d’une extraordinaire beauté. C'est en ces terres de tradition hindouiste que fleurissent ... Découvrir ce voyage
IN 34 - 18 jours

Un circuit complet dans cette Inde du Sud qui se confond avec le vaste plateau du Deccan en même temps qu'avec l'espace dravidien. L'Inde méridionale séduit par la variété de ses paysages et de ses cultures ... Découvrir ce voyage
Chrionologie de l'Inde
L'Inde
De la tradition à la modernité

Avec une population qui a dépassé le cap du milliard d’habitants et avec son espace quasi-continental (3 287 590 km2), l’Union indienne apparaît d’ores ...
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter