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Copan
L'Athènes du monde maya
Une cité de l'apogée maya
De la côte pacifique aux forêts tropicales humides du Peten et au Yucatan semi-aride, le domaine des Mayas évolua dans le temps. Les Mayas semblent s'être individualisés progressivement au cours de la seconde moitié du IIe millénaire avant notre ère, mais n'étaient que de modestes agriculteurs à une époque où les Olmèques – les « grands ancêtres » des civilisations méso-américaines – étaient déjà florissants. Au IVe siècle avant notre ère apparurent les premiers édifices architecturaux, pyramides et temples, des tombes avec voûte en encorbellement – la « voûte maya » –, des poteries polychromes ainsi que les sculptures sur pierre et les inscriptions annonciatrices de l'écriture hiéroglyphique. La période dite « classique », entre 300 et 900 de notre ère, marque l'apogée de cette civilisation. Ce fut à cette époque qu'au sud de la puissante cité de Tikal et sous son influence, naquit la ville de Copan, fondée, d'après les inscriptions retrouvées sur « l'escalier hiéroglyphique », en 426 par le roi K’inich Yax K’uk’ Mo’... Elle connut son apogée, au début du VIIIe siècle, sous le règne de Waxaklajuun Ub'aah K'awiil « Dix-Huit Lapins ».

A la découverte des Mayas
Même si, localement, les colons espagnols connaissaient l'existence d'antiques cités perdues dans la jungle, ce ne fut qu'au XIXe siècle, à la suite de l'exploration effectuée à Copan par Juan Galindo, un aventurier Irlandais devenu gouverneur du Peten, l'Américain John Lloyd Stephens, accompagné par le remarquable dessinateur anglais Frederick Catherwood que furent faites les premières études sérieuses qui allaient servir de base à la redécouverte de la civilisation des Mayas. Aujourd'hui largement fouillé et dégagé, le site de Copan, au Honduras, non loin de la frontière guatémaltèque, est d'une stupéfiante richesse.

Une ville remarquablement structurée
La cité s'articulait autour du centre cérémoniel qui représentait le cœur du pouvoir. La grande place était dominée au sud par l'acropole, vaste plate-forme où s'élevaient un temple et deux pyramides. C'était là qu'avaient lieu les grandes cérémonies qui affirmaient le pouvoir divin du roi, consacré par les offrandes de sang issues des automutilations du souverain et des dignitaires, et des sacrifices humains. Ces célébrations étaient offertes aux dieux de la pluie, du maïs, de la fertilité, de la prospérité, du ciel, de la pêche, ou au dragon chthonien bicéphale... Le site de Copan offre une particularité exceptionnelle : sous les temples de l'acropole, les archéologues ont retrouvé, pratiquement intacts, deux temples plus anciens, datant des Ve et VIe siècles, entièrement décorés de stucs polychromes, les « structures » Rosalila et Margarita ainsi que la « tombe Galindo » ou tombe aux Jaguars, en partie accessible par des tunnels creusés sous l'acropole et reconstitués dans le musée de Copan. Non loin de la place, le terrain de jeu de pelote, décoré de bas-reliefs et remarquablement conservé, rappelle l'importance de ce jeu rituel qui symbolisait la course du soleil entre le monde céleste et le monde souterrain.

Textes et sculptures
Ainsi qu'à Quirigua, ville fille de Copan, la sculpture est reine : la place est décorée de nombreuses stèles sculptées dans un fin tuf volcanique vert, la tribune, les autels sont décorés de bas et hauts-reliefs d'une facture originale qui les distinguent de ceux des cités mayas du Peten. Si ces sculptures représentent des jaguars, des prêtres officiant, des divinités menaçantes, des têtes réalistes, elles sont cependant essentiellement dédiées aux treize premiers souverains de Copan et sont accompagnées de hiéroglyphes qui jouèrent un rôle capital dans le déchiffrement de l'écriture maya. Ceux de l'escalier monumental qui mène à l'acropole ont offert le plus long texte maya connu, avec 2 200 glyphes. La lecture de ces inscriptions nous a permis de connaître la cause du déclin de Copan, lorsque le roi « Dix-Huit Lapins » fut vaincu et décapité par le roi de Quirigua en 738... Son successeur, « Singe de Fumée » ne réussit jamais à rendre le prestige de sa cité qui fut finalement abandonnée au XIe siècle.

Le calendrier maya
Si nous connaissons les dates précises de ces événements, c'est grâce à la maîtrise du calendrier des prêtres maya. Système d'une incroyable complexité, reposant sur une numération vigésimale, il associe un cycle solaire de 18 mois de 20 jours, plus 5 jours épagomènes, à un cycle cérémoniel de 260 jours qui se recoupent tous les 52 ans, soit un « grand jour » de 18 980 jours... Les Mayas utilisaient aussi un « compte long » dont ils faisaient remonter l'origine à la naissance des dieux, en 3 114 av. J.-C. ! Mais, mille ans après l'effacement de la civilisation maya, le site de Copan semble avoir arrêté le cours du temps...
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