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Quirigua
Un joyau maya dans la jungle
Les Mayas en représentation

La civilisation maya a essaimé bien au-delà des frontières actuelles du Mexique. Copán, au Honduras, ou Tikal, au Guatemala, ont une réputation qui n’est plus à faire. A côté de ces sites emblématiques et gigantesques, d’autres, innombrables, jettent une lumière particulière sur ce monde complexe et fascinant. C’est incontestablement le cas de Quirigua. Dans la vallée du rio Motagua, noyée dans une plantureuse végétation qui ne fait que mieux mettre en lumière ses vestiges, Quirigua partage avec Copán une des plus belles expressions de la plastique maya monumentale : celle des stèles sculptées.

La jungle du Peten
La cité témoigne aussi de l’extraordinaire vitalité de cette civilisation dans la partie méridionale de la péninsule Yucatèque. La route qui mène au site est déjà en elle-même tout un voyage. Elle permet de traverser les immenses forêts du Peten, inhabitées dès que l’on a franchi les eaux souvent vertes du rio Dulce et son barrage. Cela rend encore plus troublant le mystère de la disparition de cette civilisation qui répandit avec une incroyable profusion villes et centres cérémoniels, avalés depuis par la jungle, sur un territoire aujourd’hui à peu près vide d’hommes.

Une position stratégique

Le site, relativement petit, doit son importance à sa situation au bord du fleuve, idéalement placé sur le trajet qui assure le contrôle de la route commerciale reliant les gisements d'obsidienne et, surtout, de jade de l'intérieur des terres à la mer des Caraïbes. Les traces de l’époque préclassique ont quasiment toutes disparues. L'histoire de Quirigua débute véritablement en 426, avec l'intronisation de son premier souverain, connu sous le sobriquet de « Tok Casper ». Celui-ci est placé sous la suzeraineté du premier roi de Copán, la grande cité voisine. Au cours des trois siècles qui suivent, l'histoire de Quirigua est particulièrement obscure. A la fin du VIe ou au début du VIIe siècle, les constructions du Classique ancien disparaissent sous les alluvions déposées par une catastrophe naturelle et un nouvel épicentre, celui du site actuel, se développe. Pendant cette longue période, Quirigua semble être demeuré un satellite de Copán.

Une capitale indépendante

En 724, un nouveau roi, K'ak Tiliw Chan Yoaat, est intronisé. C'est sous son règne, en 734, qu'apparaît pour la première fois sur un monument le glyphe-emblème de Quirigua, signe d'indépendance ou, à tout le moins, revendication d'indépendance. En 738, sans doute avec l'appui de Calakmul, K'ak Tiliw s'empare du roi de Copán et le décapite. L'indépendance acquise par Quirigua assure à K'ak Tiliw et à ses successeurs les ressources matérielles nécessaires à l'érection des monuments somptuaires auxquels le site doit sa réputation archéologique. La dernière inscription en compte long de Quiriguá date de 810. Nous ignorons comment a fini le règne de Jade-Ciel, le dernier roi connu de Quirigua. Les activités de construction ont cependant encore continué quelques années après 810, et l'on y a retrouvé de la céramique plombée, un des marqueurs du début de la période postclassique.

La cité des stèles

Le principal des quatre groupes de ruines qui composent Quirigua est aussi le plus récent. Pour l’atteindre, il a été nécessaire de défricher la jungle, tout en conservant quelques-uns des spécimens les plus admirables de la flore tropicale de cette région : somptueux palmiers, acajous et seibas géants. Les bâtiments de ce groupe, répartis sur trois côtés, forment un espace ouvert au sud sur une place cérémonielle comparable à la « plaza Mayor » de Copán. Au pied d’une structure pyramidale ruinée, un autel de grès sculpté, daté de 780, porte des hiéroglyphes et un monstre, la gueule largement ouverte, dans laquelle apparaît une tête humaine. Remarquables encore sont les deux stèles où apparaissent, sur chacune des faces principales, un personnage à la prestance et à l’élégance inégalées. Sur la place centrale, la stèle E, du VIIIe siècle également, est la plus haute de Quirigua, avec ses 12,50 mètres. Des écritures hiéroglyphiques sur les côtés étroits font cortège à un notable au vêtement richement orné. Sur une autre stèle, un dignitaire est représenté tenant une sorte de bâton cérémoniel. Sur l’autre face, lui tournant le dos en quelque sorte, ce qui apparaît comme un dieu de petite taille porte un sceptre et une sorte de bouclier. Les glyphes des parois latérales, alignés en colonnes, sont d’une exécution remarquable, sans doute les plus beaux de tout le site. La stèle la plus ancienne de Quirigua a été datée par les archéologues de l’an 751. Là aussi, un personnage visiblement important tient une barre cérémonielle bicéphale. D’autres stèles ont été dressées sur des bases ornées de masques à la fois grossiers et expressifs.

Autels, terrasses et palais

Une fois explorée la place centrale, on débouche sur la place cérémonielle, flanquée d’un bâtiment pyramidal aujourd’hui réduit à un monticule. Au pied de différents gradins qui devaient jadis permettre l’accès à la pyramide, d’imposants autels aux formes variées comptent parmi les chefs-d’œuvre de l’art maya. Ainsi, l’autel P (vers 795) représente un monstre mythique qui semble tenir dans sa gueule grande ouverte un personnage assis à l’indienne, coiffé d’une tiare très élaborée. Sur sa partie postérieure, un énorme masque, aux lèvres charnues est entouré de signes sacrés d’une finesse d'exécution exceptionnelle. Au-delà de la plate-forme, au sud de la place cérémonielle, s'étend la place du temple. Elle est entourée de quatre terrasses où sont bâtis des palais dont la fonction reste incertaine : résidences royales ou princières ? édifices administratifs ? les deux à la fois ? Les structures qui dominent la place du temple présentent des plans complexes : une unique porte donne accès à plusieurs salles et des départs d’escaliers prouvent qu’il y avait au moins un étage. D’autres autels, installés au niveau même de la place du temple, montrent des personnages de haut rang toujours assis à l’indienne. Enfin, un long et beau bâtiment, daté de 910, recèle des hiéroglyphes sculptés éparpillés sur sa plate-forme, derniers feux jetés par les artistes de Quirigua avant son abandon.
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