Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Chichicastenango et le lac Atitlan
Chez les descendants des Mayas
Les hautes-terres
Si le Guatemala comporte plusieurs régions contrastées telles que la jungle tropicale du Peten, les hautes chaînes de la sierra Madre de Chiapas ou la plaine de la côte pacifique, ce sont les hautes-terres, les plateaux volcaniques du centre du pays dont l'altitude varie de 1 000 à 3 000 mètres, qui sont demeurées le domaine de la population indienne. En effet, lors de la colonisation espagnole qui suivit la conquête du pays réalisée en 1523 par Pedro de Alvarado, les indigènes, qui relevaient de la sphère culturelle maya, subirent une dure oppression. Dans le cadre du système latifundiaire de l'encomienda, les terres les plus fertiles furent attribuées aux conquistadores, et les Indiens réduits en servage ou même vendus comme esclaves. Ce fut à cette époque que nombre d'entre eux se réfugièrent dans les hautes terres de climat plus froid, moins favorables à l'agriculture. Ils exploitèrent alors ces terres sous forme de petites exploitations individuelles, les minifundia, ou collectives, produisant essentiellement du maïs, des courges, des piments et des légumineuses.

Le pays Quiché
Entouré de trois volcans – Atitlán, Tolimán et San Pedro –, le splendide lac Atitlan, qui occupe une vaste caldeira, est le cœur du pays des Quiché. On trouve sur ses rives trois cités – Panajachel, Santiago Atitlán et San Lucas – et une ceinture de petits villages qui, malgré des siècles d'hispanisation, demeurent profondément imprégnés de la culture traditionnelle maya. Les jours de marché, on y voit les habitants des villages d'alentour vêtus de leurs habits traditionnels. Les femmes portent des huipiles et les hommes le traje aux broderies colorées et aux dessins caractéristiques des peuples Tz'utujil ou Cakchiquel. Les Cakchiquel s'allièrent aux Espagnols pour lutter contre les Tz'utujil, mais, aujourd'hui, les deux communautés partagent le même sort. Ce fut à Panajachel que furent édifiés la première église et le premier monastère d'où partit le mouvement d'évangélisation des Indiens de la région, mais la conversion déboucha sur un curieux syncrétisme entre la foi catholique et les pratiques ancestrales maya, comme on peut le constater à Chichicastenango.

Chichicastenango
A quelque trente kilomètres au nord du lac Atitlan, Chichicastenango est la principale ville quiché et le grand centre des échanges. La ville respire le calme et la tranquillité, avec ses étroites ruelles pavées, bordées de maisons basses aux toits de tuiles rouges. Mais l'atmosphère change du tout au tout quand, chaque jeudi et dimanche, la grand'place de la ville voit affluer paysans et commerçants de toute la région qui installent leurs étals où, à côté des inévitables articles d'artisanat local pour touristes et des huipils brodés, ils proposent au chaland de splendides poteries traditionnelles, d'élégantes boîtes en ébénisterie, mais aussi des plantes médicinales, des épices, de l'encens, des machettes et des houes, de la chaux pour la confection des tortillas, des fruits et légumes, cochons et volailles.

Santo Tomas
C'est le dimanche que l'église Santo Tomas, qui ferme la grand'place, devient le lieu d'extraordinaires cérémonies. L'intérieur de l'église, de style colonial espagnol, ne pêche pas par un excès d'exubérance, mais comporte des chapelles ornées de statues qui laissent transparaître une forte influence locale : un saint Joseph noir aux traits indigènes, un Christ émacié qui traduit une infinie douleur... Le parvis est environné de fumée d'encens tandis que les Maxeños – les habitants de Chichicastenango – se pressent pour la messe. Mais ces fumigations ressortent plus de la tradition maya que du rite catholique et, souvent, la cofradía, la fraternité indigène qui élit chaque année ses propres prêtres et ses juges en matière d'affaires indigènes, organise une procession vers les dix-huit marches du parvis de l'église, qui symbolisent les dix-huit mois du calendrier maya.

Le Popol Vuh
Ce fut dans l'ancien monastère dominicain fondé en 1542, que le frère Francisco Ximénez découvrit en 1690, le seul exemplaire connu du livre sacré des Mayas, le Popol Vuh, rédigé en caractères latins vers 1550, après l'invasion espagnole. Si l'original en est perdu, la transcription qui en fut faite par le frère Ximénez, aujourd'hui conservée à la Newberry Library de Chicago, est une inestimable source de connaissance de la mythologie maya et de l'histoire du peuple Quiché. Mais, à Chicastenango, on peut encore constater la persistance des cultes mayas traditionnels en se rendant au cerro sacré de Pascual Abaj, sur une colline boisée où l'on honore toujours la statue antique du dieu de la fécondité par des offrandes d'encens, de fleurs, de nourriture, de cigarettes et d'alcool de canne à sucre, tandis que, parfois, un chamane exécute une danse extatique...
Pour visiter Chichicastenango avec Clio
GUA 31 - 11 jours - du 6 au 16 février 2014

Le Guatemala est sans doute l’un des pays les plus attachants du monde, qui recèle un nombre exceptionnel de richesses. C’est d’abord une contrée aux paysages fantastiques : de la véritable jungle tropicale ... Découvrir ce voyage
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter