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Olympie
Haut-lieu de la culture grecque
Dans la plaine d’Olympie, au pied du mythique mont Cronion, au paisible confluent de l’Alphée et du Cladée, dans un cadre idyllique et lumineux, s’est épanouie, à l'initiative de Zeus, le maître de l’Olympe, une des vertus les plus originales et les plus caractéristiques de l’hellénisme : le culte de l’« agon », du concours, valeur si pérenne qu’elle incita en 1896 le baron Pierre de Coubertin, à rénover, en les réactualisant, les célèbres jeux Olympiques, 1 700 ans après leur interruption...

L’« agon », idéal aristocratique

L’« agon », la lutte, le concours, l’épreuve où chacun cherche à se surpasser lui-même en s’efforçant de surpasser les autres, à devenir le meilleur « aristo ». Courses, lancers, sauts, pugilats, épreuves probatoires des rites de passage méditerranéens, l’« agon » est une école d’énergie et de vertu qui conduit au dépassement suprême, préparation à l’exploit héroïque exigé à la guerre pour la défense de sa cité, la belle mort. L’« agon » invite à cultiver l’excellence et, pour chacun, « à épuiser le champ de son possible ».

Olympie, panégyrie de la culture hellénique

Olympie était ce haut-lieu de la culture hellénique où tous les quatre ans aimaient à se retrouver les Grecs de toutes les cités, seuls citoyens libres, exempts de toute activité mercantile ou artisanale, et dont le loisir était dès lors la condition sine qua non du civisme. Et cela était tout particulièrement vrai pour les Grecs des confins, de ces colonies de Sicile et de Grande Grèce qui portaient loin en Méditerranée occidentale la culture hellénique. Le temps des jeux, la trêve olympique proclamée, mettait un terme aux incessantes rivalités intestines et autorisait le pèlerinage au pied du mont Cronion. Grand rassemblement festif, « panégyrie » en grec, où tout Hellène aimait à partager le plaisir jubilatoire de se sentir, de se dire Grec, c’est-à-dire de parler la même langue, d’avoir appris à lire, à écrire et à penser avec les mêmes textes fondateurs, l’Iliade et l’Odyssée, de partager les mêmes valeurs identitaires.

Panégyries exaltées par les plus grands rhéteurs comme Socrate et les plus grands poètes comme Pindare et dont étaient évidemment exclus les barbares, c’est-à-dire tous ceux qui ne parlaient pas la belle langue grecque. Dans ce monde grec divisé, où chaque cité formait une cellule politique farouchement attachée à son autonomie, Olympie, où un peuple tout entier communiait dans le même idéal, fut un puissant symbole d’unité hellénique.

Chefs-d'œuvre éternels à l'effigie des vainqueurs

La gloire pour tout Olympionique (Alcibiade, Milon de Crotone…), consistait à entendre son nom retentir dans le portique d’Echo, quand son front était, pour toute récompense, auréolé d’une couronne d’olivier, une gloire éternelle chantée par les poètes et qui rejaillirait bien évidemment sur sa famille et sa cité. C’était également voir son effigie idéalisée et pérennisée dans le bronze ou le marbre, par les sculpteurs les plus célèbres. Ainsi en fut-il de l’illustre Pélops, tragique vainqueur en Elide, à la course en char, de son futur beau-père Oenomaos, immortalisé dans les marbres des frontons du temple de Zeus. Ainsi en fut-il d’Héraclès, le fondateur mythique des jeux, dont les douze travaux furent modelés dans les métopes du même temple. Autant d’épreuves paradigmatiques, données à méditer, à penser, à actualiser. Autant de chefs-d’œuvre, comme cette Victoire ailée, Nike, de Paionos de Mendé, ou l’inoubliable Dionysophore de Praxitèle, ou encore tous ces discoboles, doryphores et diadumènes – archétypes de perfection morale tout autant que de perfection physique –, aujourd’hui conservés et exposés dans le moderne et exceptionnel musée d’Olympie.

Le sanctuaire de Zeus, creuset de l’idéal olympique

Du gymnase et de la palestre, où les athlètes s’exerçaient à respecter l’idéal olympique sous l’autorité des hellanodices, à la splendide tholos funéraire de Philippe de Macédoine, du grandiose temple de Zeus qu’un séisme a abattu, au mythique stade, la promenade dans le sanctuaire de Zeus, au confluent de l’Alphée et du Cladée, constitue un de ces rares moments d’élection où l’on peut avoir l’éphémère sentiment de pénétrer une des valeurs fondamentales de l’hellénisme :
« O mon âme, n’aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible. » (Pindare)
Pour visiter Olympie avec Clio
GR 31 - 11 jours - du 16 au 26 septembre 2013

Terre de contrastes où l’extrêmité méridionale de la péninsule balkanique réalise, sur ses côtes échancrées et superbes, un somptueux rendez-vous avec les eaux bleues de l’Egée, la Grèce, qui a vu fleurir ... Découvrir ce voyage
 

 
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