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Mycènes
La cité des Atrides
De la légende à l'Histoire

A l'âge de 7 ans, en 1829, le petit Heinrich Schliemann reçut de son père un exemplaire de l’Histoire universelle de Jerrer. En frontispice de cet ouvrage se trouvait une gravure représentant Enée portant son père Anchise franchissant la porte Scée, fuyant Troie en flammes : elle déterminera la vie entière du jeune Heinrich et ouvrira une dimension nouvelle aux recherches archéologiques. En effet, s'appuyant sur les textes homériques, Schliemann retrouvera et fouillera, en 1871, le site de l'antique Troie, exhumant les vestiges de ce qu'il pensait être la Troie de Priam. Fort de cette réussite, il décida, en 1876, toujours en s'appuyant sur l'autorité des textes anciens, de mettre à jour la ville d'Agamemnon : Mycènes. Naturellement, les archéologues d'aujourd'hui prennent un peu plus leurs distances avec le texte homérique et ont montré que ce n'est pas plus le trésor de Priam que Schliemann a découvert à Troie que le masque funéraire qu'il exhuma à Mycènes n'est nécessairement celui d'Agamemnon, mais cela n'enlève rien au mérite de ce savant passionné.

Les Mycéniens

La civilisation mycénienne est certainement l'une des plus passionnantes de celles de l'âge du bronze. Quatre ou cinq mille ans avant notre ère, des populations de langue indo-européenne entamèrent une longue période de migration, essaimant aussi bien vers l'Iran et l'Inde que vers l'Europe. L'une de ses composantes arriva au début du IIe millénaire à l'extrémité de la péninsule des Balkans, découvrant un monde nouveau, baigné de soleil et frangé des eaux limpides de l'Egée. Les indo-européens étaient traditionnellement organisés en clans commandés par un wanax, une sorte de roi. Quand ils décidèrent de s'installer, ils choisirent pratiquement toujours le même type de site pour leurs cités-Etats. Une plaine fertile, favorable à la culture des céréales et des oliviers, une colline, site défensif pour édifier une ville haute – acro-polis – fortifiée, le tout non loin d'une anse pour recevoir et abriter des nefs qu'ils ne tardèrent pas à construire pour s'élancer sur les flots à la conquête de la Crète ou à l'assaut de Troie...

La cité d'Agamemnon

Au cœur de l'Argolide, les vestiges de Mycènes que le voyageur d'aujourd'hui peut parcourir, restent parmi les plus évocateurs de cette période de l'histoire de la Grèce. D'abord, on aperçoit une éminence aride entre deux collines et quelques amoncellements de pierres. Empruntant le sentier qui monte vers le sommet, on se rend compte que ce que l'on avait pris pour le roc est, en fait, une fantastique muraille faite de blocs cyclopéens. Le chemin s'engage entre deux murailles et, soudain, apparaît le trilithe de la porte des Lionnes, monumentale entrée au linteau sculpté représentant deux lionnes dressées de part et d'autre d'une colonne. Après l'avoir franchie, une large voie pavée monte à l'assaut de la colline, vers ce qui fut le cœur de la cité, le palais. Les archéologues y ont mis à jour les structures d'une résidence caractéristique de la période mycénienne, un mégaron. Cette structure indo-européenne – on la retrouve également en Perse – est composée d'un porche à deux colonnes donnant sur une vaste antichambre, puis sur une longue salle dont le toit, percé d'un oculus au-dessus de l'emplacement du foyer, reposait sur quatre colonnes de bois. A Mycènes, ce mégaron prend des allures de palais, surtout si l'on imagine la décoration polychrome qui devait orner ses murs, et le voyageur pétri de culture classique ne peut s'empêcher d'y voir errer les fantômes de Clytemnestre et d'Agamemnon, poursuivis depuis la nuit des temps par la malédiction jetée par les dieux sur la famille des Atrides. Ce palais devait être au centre d'une véritable petite cité, comme en témoignent encore les vestiges de plusieurs autres palais et temples, la présence de citernes et de silos.

Mycènes « riche en or »

« Puissante », « opulente », « riche en or » sont les qualificatifs qu'Homère accole à Mycènes, et ses dires sont bien confirmés par le riche mobilier funéraire qui fut découvert dans les tombes hypogées dites « trésor d'Atrée » et « tombe de Clytemnestre », imposants dômes en encorbellement auxquels on accède par un majestueux dromos. Bijoux d'or et d'argent, ivoires, poteries raffinées et, surtout, boucliers ouvragés et glaives de bronze incrustés d'or, témoignent de la richesse de Mycènes, de la vénération de ses habitants pour la valeur guerrière et du culte qu'ils vouaient aux armes. Mais, sic transit gloria mundi, Mycènes ne résista pas plus que les autres cités à l'invasion des Doriens, Grecs eux aussi, qui étaient restés dans le Nord du pays et qui déferlèrent à travers la péninsule à la fin du XIIe siècle avant notre ère, jetant pour plusieurs siècles, avec l'abandon de l'écriture, un voile sombre sur l'histoire de la Grèce.
Pour visiter Mycènes avec Clio
GR 31 - 11 jours

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