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L'Acropole d'Athènes
Quatre mille ans d'histoire
Aux confins de l'Histoire et de la légende : Thésée
Lorsqu'à l'aube du IIe millénaire avant notre ère, les premiers Hellènes – les Achéens d'Homère – arrivèrent dans la péninsule grecque, ces guerriers aux armes de bronze, cavaliers émérites, trouvèrent d'autres paysages, d'autres modes de vie que ceux auxquels ils étaient accoutumés. Une anse ou un abri ouvert sur la mer omniprésente, une étroite plaine où poussent l'olivier et de maigres céréales, des collines où paissent les chèvres, tel fut le nouveau décor de leur vie. Chaque groupe se réclamant d'un ancêtre fondateur choisit un site défensif, une éminence, sur laquelle édifier la demeure du chef, le « palais » qui sera le noyau de la future ville : une akro-polis, une ville haute. Le site d'Athènes correspondait parfaitement à cet idéal. Ceinte d’une muraille cyclopéenne derrière laquelle les habitants alentour venaient se réfugier en cas d'agression, l'acropole d'Athènes à l'époque du Bronze ancien, ne comportait certainement qu'une vaste demeure, un mégaron, composé d'une grande salle à foyer central précédé d'un porche et d'un prodomos, abritant le trône du roi, situé à l'emplacement actuel de l'Erecthéïon. C'est de là que le roi Egée, petit-fils du fondateur Cécrops, guetta le retour de son fils, Thésée, qui était parti combattre le Minotaure. Lorsqu'il vit apparaître la nef arborant une voile noire, croyant son fils mort, il se jeta dans la mer qui porte depuis lors son nom. La légende de Thésée traduit, dans le domaine du mythe, la conquête de la Crète minoenne par Athènes et les autres cités mycéniennes. C'est aussi à Thésée que la tradition attribue le synœcisme, l'union des villages d'Attique en une seule cité sous l'égide de sa déesse protectrice, Athéna, bien que le fait ne soit guère attesté qu'au VIIIe siècle av. J.-C.

Phidias et Périclès
L'Acropole garda longtemps cette fonction de résidence royale, de la période mycénienne aux siècles dits « obscurs ». Les derniers dirigeants à y résider furent certainement Pisistrate et les Pisistratides (560-510). Dès lors, l'Acropole devint le centre sacré de la cité athénienne, autour du temple dédié à Athéna. Chaque année, la grande procession des panathénées honorait la déesse par une circumambulation et l'offrande d'une nouvelle robe brodée à la statue de la déesse, suivie de nombreux sacrifices. En ~480, dans l'euphorie de la victoire de Marathon, commença l'érection d'un nouveau temple au sommet de l'Acropole, mais, dix ans plus tard, les Perses de Xerxés s'ouvrirent par la victoire des Thermopyles la route d'Athènes et ravagèrent l'Acropole. On dit que seuls subsistaient, après l'incendie, les propylées archaïques et l'olivier qui avait été planté mille ans plus tôt par Cecrops ! Les victoires navales de Salamine puis de l’Eurymédon éloignèrent définitivement le danger et Athènes renaquit de ses cendres. Le tyran Cimon commanda au sculpteur Phidias une statue colossale en bronze représentant Athéna promachos et fit construire une terrasse artificielle pour élargir le plateau sommital de l'Acropole. Quelques années plus tard, en ~447, le grand Périclès fit entreprendre la reconstruction du grand temple d'Athéna la Vierge, le Parthénon. Il en confia les travaux aux architectes Ictinos et Callicrates qui réalisèrent ce qui est considéré dans le monde occidental comme le parangon de la pureté esthétique. Il en confia la décoration à son ami Phidias qui sculpta la gigantomachie du fronton et la frise des Panathénées ainsi que la gigantesque statue chryséléphantine d'Athéna Parthénos, une des sept merveilles du monde. De nouveaux propylées furent ensuite construits par l'architecte Mnésicles, incluant une pinacothèque, menant au petit temple d'Athéna Niké. A l'emplacement de l'ancien palais fut érigé l'Erechtéion. L'Acropole d'Athènes était alors l'un des plus remarquables ensembles monumentaux du monde antique. Zénon, Socrate, Platon y rencontrèrent leurs disciples. L'empereur romain Hadrien considérait l'Acropole comme le lieu de tous les savoirs et de tous les arts.

Turcs et Anglais
Quand, à l'époque byzantine, Athènes perdit de son éclat et de son prestige, une partie des richesses de l'Acropole furent transportées à Constantinople. Temples et propylées furent transformés en habitations, le Parthénon en église. La conquête par les Turcs, en 1456, n'améliora pas les choses et, après avoir été converti en mosquée, le Parthénon devint le lieu de stockage des poudres que les Vénitiens firent exploser en 1687 ! En 1803, l'ambassadeur britannique, lord Elgin, fouilla les ruines de l'Acropole et emporta, avec l'accord des Ottomans, toutes les sculptures de marbre qu'il avait exhumées et qu'il vendit au British Museum, dont la quasi-totalité de la frise des panathénées. Il fallut alors beaucoup d'imagination à Byron, en 1811, pour retrouver dans ces ruines la grandeur d'Athènes ! Quand la Grèce retrouva son indépendance, en 1834, un décret royal rendit l'Acropole aux archéologues et, à la fin du XIXe siècle, elle avait retrouvé toute sa puissance d'évocation et son charme romantique.
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