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Le complexe de Dabra Sina - Golgotha - Sellase à Lalibela
Le tombeau de Lalibela et le tombeau du Christ rassemblés
Cet ensemble rupestre présente trois monuments différents imbriqués les uns dans les autres. Il est l’un des lieux les plus sacrés du site parce qu’il abrite le tombeau du roi Lalibela (qui règne au tournant des XIIe et XIIIe siècles), fondateur des églises qui portent désormais son nom, et reconnu comme saint par l’Eglise éthiopienne. On peut aussi y voir une représentation symbolique du tombeau du Christ. D’où le nom de « Golgotha » donné à l’une des églises de cet ensemble.
L’entrée dans ce complexe se fait par l’église de Dabra Sina-Mika’el, dédiée au mont Sinaï et à saint Michel. Depuis cette église, on accède au second monument, l’église du Golgotha, par une porte ouverte dans l’aile nord de Dabra Sina. Aujourd’hui, les femmes n’ont pas le droit d’y entrer. Elle présente pourtant un intérêt tout particulier car, outre le fait que le roi Lalibela est réputé y être enterré, sa décoration, faite de personnages sculptés dans des niches, est tout à fait exceptionnelle. Le troisième espace de ce complexe est l’un des lieux les plus secrets du site. Il s’agit de la chapelle de la Trinité (Sellasse), dans laquelle seul le clergé de Lalibela a la permission de pénétrer. On y entre par l’église de Golgotha. C’est une chapelle souterraine, très petite, dans laquelle se dressent trois autels monolithiques. Une tombe est également creusée dans les parois, mais elle est vide et aucune information recueillie à ce jour ne permet de savoir qui était enterré en ces lieux.

Un complexe qui a connu différentes phases de creusement
Il est malaisé de dater avec précision le creusement de cet ensemble. Le rôle du roi Lalibela est indéniable et se vérifie par la présence dans l’église de Dabra Sina d’un autel monoxyle portant une inscription de ce souverain. Toutefois, quelques éléments visibles de l’extérieur montrent que la façade ouest de l’église de Golgotha n’était pas conçue ainsi à l’origine. En surplomb de cette façade, on peut en effet observer une porte suspendue dans le vide, qui correspond à un ancien accès monumental à l’église située au-dessus de celle de Golgotha, l’église de Marie (Beta Maryam). Le tombeau d’Adam, en avant de cette façade ouest, est aussi une relique d’un état antérieur, un morceau de rocher qui a été préservé au moment où la façade a été taillée, détruisant du coup l’accès monumental à l’église de Marie. Pourquoi a-t-on conservé cette relique ? Parce qu’une tombe avait été creusée dans la paroi. Pour conserver cette tombe, qui devait avoir une certaine importance aux yeux des habitants de Lalibela, on a conservé un morceau du rocher, que l’on a désigné comme étant le tombeau d’Adam.
Cette évolution est sans doute intervenue après le début du XVIe siècle, car un prêtre portugais ayant visité le site ne mentionne pas ce tombeau d’Adam dans son récit. Ces monuments ont donc connu des phases de creusement différentes, les projets architecturaux ont évolué dans le temps. Ce que le visiteur voit aujourd’hui n’est pas en tout point le projet d’origine conçu par le roi Lalibela et ses artisans.

Le tombeau de Lalibela
D’après la tradition, la tombe du saint roi Lalibela se trouve dans l’église du Golgotha. Elle est aujourd’hui inaccessible aux pèlerins puisqu’elle se situe dans un espace interdit aux laïcs. Un chapelain portugais, Francisco Alvares, visita Lalibela peu après 1520 et décrivit la tombe du saint roi. Selon lui, c’est une crypte creusée dans le sol de l’église de Golgotha et recouverte d’une pierre. Cette pierre n’est jamais déplacée tant elle est lourde, mais elle est percée en son centre. C’est par là que les pèlerins, au début du XVIe siècle, venaient toucher la tombe du saint et recueillir de la poussière, capable de réaliser des miracles. Cette poussière est toujours collectée par le prêtre desservant l’église, et distribuée aux pèlerins qui en font la demande.
Le long des parois de l’église du Golgotha figurent des bas-reliefs taillés dans le rocher et peints. Ce sont sept ecclésiastiques, grandeur nature, représentés de face, la tête entourée d’un turban ou d’un nimbe et tenant une croix de procession dans une main. Ils sont sculptés dans une niche, marquée par un arc en pierre sur lequel le nom de chacun de ces personnages a été inscrit, sans que l’on puisse dire avec certitude si ces inscriptions sont contemporaines ou postérieures aux sculptures elles-mêmes. Pour certains, ces sculptures représentent les Neuf Saints, c’est-à-dire les ecclésiastiques qui, au cours du VIe siècle, auraient favorisé le développement du monachisme en Ethiopie. Pour d’autres, il s’agirait des Apôtres.

Le symbolisme du Saint Sépulcre à Lalibela
A proximité de la tombe de Lalibela, se trouve aussi une représentation sculptée de la tombe du Christ, surmontée d’un archange, et protégée par une grille en fer. Ces sculptures sont tout à fait exceptionnelles dans l’histoire de l’art éthiopien, mais leur étude est inachevée du fait des difficultés d’accès.
Le Golgotha de Lalibala est une représentation symbolique de la chapelle de l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem. C’est sur la colline du Golgotha que Jésus fut crucifié et c’est en ce lieu qu’il aurait été placé dans une tombe taillée à même le roc. Dès le IVe siècle, l’idée selon laquelle, sous la roche du calvaire, se trouvait le tombeau d’Adam et que son crâne avait été touché par le bois de la croix était particulièrement répandue. Si bien qu’au XIIe siècle, les pèlerins visitant le Saint Sépulcre pouvaient pénétrer, au-dessous de la chapelle supérieure du calvaire, dans la crypte d’Adam.
A Lalibela, l’association du tombeau du Christ et du tombeau d’Adam marque la volonté de reproduire la symbolique du Saint Sépulcre. Ce que l’on ignore, c’est si cette volonté accompagnait le projet initial de creusement des églises, ou si elle est apparue plus tard.
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