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La vallée de l'Omo
L'Afrique des origines
Les grands ancêtres de l'homme
Déchirure majeure de l'écorce terrestre, le grand rift africain est marqué depuis des millions d'années par une activité volcanique régulière qui a recouvert de couches alternées de lave et de cendres la vallée aujourd'hui empruntée par la rivière Omo qui se jette ensuite dans le lac Turkana, à la frontière entre Ethiopie, Soudan et Kenya. Cette caractéristique a fait le bonheur des paléoanthropologues qui ont pu dater avec précision les fossiles des hominidés retrouvés entre ces couches volcaniques. Dans la lignée des découvertes effectuées au Kenya par l'équipe de Richard Leakey, les équipes de Camille Arembourg, puis d'Yve Coppens – qui, avec Donald Johanson et Maurice Taieb, découvrit également à Hadar, en 1974, un squelette remarquablement conservé d'australopithèque afarensis, la célèbre Lucy, conservée aujourd'hui au musée d'Addis-Abeba – recueillirent dans la basse vallée de l'Omo, au cours de neuf campagnes, de 1967 à 1976, la plus remarquable séquence d'hominidés de tous les gisements du monde, notamment de ceux de l'Homo gracilis, et la plus ancienne attestation d'usage d'outils de pierre taillée, remontant à 3 millions d'années... Même si les découvertes se sont multipliées depuis lors dans d'autres régions d'Afrique et du Proche-Orient, la vallée de l'Omo reste la référence reconnue pour retracer l'évolution de notre espèce.

Un conservatoire de l'Afrique traditionnelle
La vallée de l'Omo n'est pas seulement le conservatoire des ancêtres de l'homme, elle est aussi celui d'une Afrique traditionnelle encore vivante. Après s'être taillé un chemin dans le haut plateau du Sud-Ouest éthiopien, l'Omo atteint une large vallée fertile avant de se jeter dans le lac Turkana, l'ancien lac Rudolph. Difficilement accessible jusqu'à un passé récent, la basse vallée de l'Omo abrite quelques-unes des dernières tribus primitives d'Afrique, une quarantaine d'ethnies, si l'on compte aussi celles qui vivent dans les collines environnantes, qui n'ont encore été qu'effleurées par le mouvement d'uniformisation qui marque notre époque à l'échelle mondiale.

Les Mursi
C'est la coutume du port par les femmes de spectaculaires labrets faits de grands disques d'argile gravés, qui rendit célèbre la tribu des Mursi : la tribu des « négresses à plateau » des encyclopédies du XIXe siècle. Ce peuple, qui vit en parfaite symbiose avec son environnement, élevant ses troupeaux à l'écart des zones marécageuses qui encadrent la rivière, présente en effet deux traits de caractère majeurs. Le premier est l'attention extrême apportée à une esthétique corporelle qui se traduit, outre les labrets, par des scarifications complexes et des peintures d'une grande recherche : arabesques, étoiles, fleurs, lignes sinueuses, canevas de pigments blanc couvrant tout le corps soigneusement rasé et épilé, le transformant en une véritable œuvre d'art. Le second est l'inextinguible ardeur guerrière qui pousse les Mursi à entrer régulièrement en conflit avec les autres tribus environnantes. Régulièrement, les jeunes Mursi qui cherchent à prouver leur valeur devant les jeunes filles qu'ils convoitent, s'affrontent ainsi dans de violentes joutes au bâton ou donga.

Les Tsamaï et les Banna
Peuples d'éleveurs, apparentés au groupe des Hamer qui vit dans les collines jouxtant la vallée de l'Omo, les Tsamaï et les Banna sont avant tout des éleveurs. Même s'ils cultivent un peu le sorgho, le sésame et les légumineuses et élèvent quelques chèvres et moutons, les troupeaux de bovins forment leur richesse essentielle et, quoiqu’ils soient en majorité musulmans, ils leur vouent une réelle vénération. Les hommes Bana portent aussi une grande attention à leur coiffure qu'ils façonnent en enduisant leurs cheveux d'une couche d'argile, décorée de peintures et de plumes, tandis que les femmes Tsamaï ont coutume de se vêtir de cuir.

Les rites funéraires des Konso
Contrairement aux peuples précédents, les Konso vivent dans de gros bourgs et pratiquent l'agriculture extensive conjointement avec l'élevage de bovins à l'étable. Organisés selon une structure de clans patrilinéaires et dirigés par un conseil des Anciens, une de leurs originalités réside dans les coutumes funéraires par lesquelles ils honorent les chefs – les poqallas – défunts ou les guerriers de grande valeur – par exemple ceux qui ont tué un ennemi ou un léopard. Elles s'étendent sur plusieurs années. Le corps du défunt est embaumé, comme dans l'Egypte antique, avant d'être enterré assis, avec des dépôts d'offrandes. Leur sépulture est alors surmontée d'un waka, statue funéraire en bois, souvent d'une grande pureté stylistique.
Si toutes ces tribus sont mieux connues du grand public depuis quelques années grâce aux remarquables photographies réalisées par Hans Silvester, celles-là ne remplaceront cependant jamais le voyage hors du temps qu'offre le Sud de l'Ethiopie !
Notre voyage pour découvrir la vallée de l'Omo
ETH 60 - 19 jours

Véritable forteresse naturelle dominant la Corne de l'Afrique, le plateau éthiopien est aussi un précieux château d'eau commandant le régime des crues du Nil. Des conditions climatiques favorables en ... Découvrir ce voyage
 

 
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