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San Francisco
Le rêve sur le Pacifique
Dreamland
Quand, par un matin d'automne, le brouillard qui recouvre la baie commence à se dissiper et qu'émerge au-dessus des volutes de brume la silhouette du Golden Gate dorée par les premiers rayons du soleil, San Francisco semble sortir d'un songe. Combien de rêves a suscités le seul nom de San Francisco ! Refrains de chants de marins évoquant cette destination mythique au-delà du cap Horn, espérances d'une fortune rapide pour ceux qui se ruèrent vers l'or de Californie, terre d'accueil de Juifs, de Chinois, de Philippins attirés par le rêve américain, calme refuge de la Beat generation après les aléas de la Route, rêves de paix et d'amour des hippies armés du seul flower power, ville pionnière de l'égalité raciale et des droits des homosexuels, San Francisco fut pour chacun tour à tour symbole de l'espoir d'une vie meilleure.

La baie dissimulée
Une bien curieuse histoire que celle de la découverte de la baie de San Francisco, l'un des ports naturels les plus remarquables du monde : elle fut reconnue non par des marins, mais par une expédition terrestre ! Au cours du XVIe siècle, des navigateurs aussi prestigieux que le portugais Cabrillo, Sir Francis Drake ou Sebastian Vizcaino passèrent au large de l'entrée de la baie sans remarquer quoi que ce fût. Ce fut donc l'explorateur espagnol Gaspar de Portola qui, en 1769, depuis les hauteurs de Redwood, eut la première vision de cet extraordinaire havre naturel qui ne communique avec l'océan que par l'étroite, mais profonde, passe de la Porte d'or, le Golden Gate, qui fut franchie pour la première fois en 1775 par le navire espagnol San Carlos. L'année suivante, des pionniers venus de Monterrey édifièrent, à la pointe de la péninsule qui ferme la baie au sud, alors nommée Yerba Buena, un premier poste militaire et la mission San Francisco de Asis. Un demi-siècle plus tard, le capitaine William Richardson défricha un arpent de terre et y installa une cabane : San Francisco était née. Après avoir tenté, en vain, d'acheter au Mexique le site de la baie, les Etats-Unis se l'approprièrent unilatéralement en 1846.

La fièvre de l'or et de l'argent
La « ville » comptait alors 350 habitants, mais, après la découverte, en 1849, d'or à Sutter's Mill, le long de l'American River, San Francisco connut une croissance extraordinaire. Alors que la baie était encombrée de 800 navires abandonnés par leur équipage en quête de la fortune, la cité vit passer plus de 80 000 chercheurs d'or en deux ans. En 1857, San Francisco abritait 50 000 habitants qui firent fortune, non en trouvant de l'or, mais en vendant « à prix d'or » tout ce dont les pionniers avaient besoin : nourriture, outils, alcool, filles... Un tel afflux de richesse se traduisit aussi par une violence inouïe et on dénombra 14 000 meurtres en six ans ! En 1859, quand de l'argent fut découvert au Nevada, San Francisco se mua en une véritable ville de banquiers et d'hommes de loi. En 1870, la cité occupait toute la péninsule et comptait 150 000 habitants.

L'insolente prospérité de « Frisco »
Malgré le désastre du grand tremblement de terre qui la frappa en 1906, elle continua son expansion et l'ouverture du canal de Panama donna un essor considérable à l'activité portuaire. Ensuite, durant la seconde guerre mondiale, San Francisco fut la principale base arrière des opérations de la guerre du Pacifique, se vit dotée de chantiers navals et reçut un apport de population d'un demi-million de travailleurs. Toute en contrastes, ville du soleil et de la brume et d'un riche establishment dont les somptueuses villas couvrent les pentes de Nob Hill, San Francisco fut le berceau des grands mouvements de contestation intellectuelle des années soixante et soixante-dix, mais aussi celui des Black Panthers. Elle s'est dotée d'un réseau ultra-moderne de navettes ferroviaires et a su conserver son emblématique cablecar, unique exemple de tramway-funiculaire, même si l'automobile y demeure reine.

Une ville mosaïque
Le paysage des rues bordées de maisons victoriennes, descendant en escalier des cinquante collines de la ville depuis les hauteurs de Twin Peak jusqu'au vieux port de Fisherman's Wharf, a été le décor de tant de films qu'il est pratiquement inutile de le décrire. San Francisco est une ville aux multiples facettes, de China Town à l'île d'Alcatraz, de la calme cité de Sausalito aux Pacific Heights, le décor et l'atmosphère changent tant que l'on a l'impression de visiter des villes différentes. La fortune de ses grands mécènes a également fait de San Francisco la rivale de New York pour la richesse de ses musées. Si le De Young Memorial Museum est le plus ancien des musées des Beaux-Arts de la cité, il s'est vu adjoindre au fil des ans le San Francisco Museum of Modern Art et le musée des Arts asiatiques de Civic Center aux inestimables collections. Même si la ville compte peu de gratte-ciel quand on la compare aux autres grandes agglomérations américaines, elle peut cependant être fière de l'élégante Coit Tower, construite en 1933 sur Telegraph Hill et de la Transamerica Pyramid, devenue l'un des symboles de la « City by the Bay ».
Pour visiter San Francisco avec Clio
US 32 - 18 jours

Les paysages naturels exceptionnels, préservés dans les grands parcs nationaux de l’Ouest américain furent le décor grandiose de la légende du Far West, ce mythe qui a tant marqué l'imaginaire collectif ... Découvrir ce voyage
 

 
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