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Philadelphie
L'Athènes des Amériques
Un rêve de fraternité
Fils d'un grand amiral britannique, William Penn adhéra à la « Société religieuse des amis » ou Quakers en 1666. Devenu l'un de leurs plus fervents propagandistes, il fut emprisonné à plusieurs reprises en Angleterre. Malgré cela, ce défenseur acharné de la tolérance religieuse obtint en 1681 du roi Charles II, qui avait contracté une dette envers son père, une concession en Amérique. Fidèle à ses idées, il donna à la ville qu'il fonda, au fond de l'estuaire de la Delaware, le nom de Philadelphie, « la cité de l'amour fraternel ». Signant avec les Indiens un traité qui, cela mérite d'être souligné, fut scrupuleusement respecté, il organisa la colonie qui porte maintenant son nom : la Pennsylvanie. Vingt ans après sa fondation, Philadelphie comptait déjà plus de dix mille habitants et se voulait l'équivalent de New York. Sa charte des Privilèges, qui garantissait la liberté de croyance et allait, plus tard, inspirer la constitution des Etats-Unis, attire alors vers la cité nombre d'immigrants, Allemands piétistes d'abord, puis juifs d'Europe de l'Est et, enfin, catholiques allemands, italiens, polonais et irlandais.

La mère de la Nation
Grâce à son arrière-pays riche, producteur de céréales, de fruits, de bovins et disposant d'importantes ressources minérales, charbon et minerai de fer, grâce également à son port qui tirait sa prospérité du commerce triangulaire avec les Antilles et l'Angleterre, Philadelphie devint le troisième pôle du commerce britannique après Londres et Liverpool ! Foyer intellectuel progressiste illustré par des figures aussi importantes que Benjamin Franklin, Philadelphie fut à l'avant-garde des mouvements qui conduisirent à l'Indépendance des Etats-Unis et ce fut dans le hall de l'Assemblée coloniale, beau bâtiment de style géorgien en briques rouges appelé depuis Independance Hall, que fut signée puis proclamée le 4 juillet 1776, la Déclaration d'indépendance, et il en alla de même, en 1787, de la Constitution des Etats-Unis. Cet édifice, classé par l'UNESCO, le Congress Hall, le Philosophical Hall et le Old City Hall sont répartis autour du parc de l'Indépendance et forment le cœur de la ville historique. L'exceptionnelle tolérance de Philadelphie se traduisit aussi par l'accueil d'une importante communauté noire qui, dès avant la guerre de Sécession, milita pour l'abolition de l'esclavage, fondant, dès 1833, la Société américaine contre l'esclavage.

Une grande petite ville
Bien que cinquième ville des Etats-Unis par sa population, bien qu'elle ait dû sa fortune à une puissante industrie sidérurgique et textile, à ses chantiers navals, à ses docks et ses meuneries, à ses institutions financières, Philadelphie réussit toujours à combiner harmonieusement le passé et le présent et reste, à travers les âges, la cité emblématique du « Spirit of America ». Le centre-ville, Downtown, répond encore au schéma dessiné par William Penn, avec son plan en damier, le premier aux Etats-Unis. Avec ses squares et ses rues bordées d'arbres, il est souvent comparé, par les Américains tout au moins, à une oasis de tranquillité au charme provincial. Le quartier de Society Hill est pratiquement le seul aux Etats-Unis qui ait conservé intactes et constamment habitées depuis le XVIIIe siècle ses maisons géorgiennes et de « style fédéral ». Bien que les derniers gratte-ciel tels que le Comcast Center, qui atteint 297 mètres de hauteur, aient été l'objet de contestations, la « skyline » de Philadelphie, symbole du renouveau économique des dernières décennies, reste encore à l'échelle humaine et... que serait une ville américaine sans gratte-ciel ?

L'Athènes des Amériques
Philadelphie fut, dès l'origine, un des hauts lieux de l'art aux Etats-Unis. Dès 1801, Charles Wilson Peale, celui qui peignit le premier portrait de Georges Washington, fonda le musée qui allait devenir le musée d'archéologie et d'anthropologie. Le Walnut Street Theatre, ouvert en 1809 est le plus ancien théâtre de langue anglaise encore en service. En 1857, l'académie de musique accueillait le Philadelphia Orchestra, devenu l'une des formations les plus prestigieuses du monde et qui bénéficie de l'acoustique extraordinaire du fameux Kimmel Center.

Quant au Philadelphia Museum of Art, il fut créé en 1876, à l'occasion de la première Exposition universelle organisée en Amérique. Enrichi d'innombrables dons, il rassemble aujourd'hui d'inestimables collections d’antiquités, de sculptures, d’arts décoratifs. Grâce à la fabuleuse collection Johnson, il présente plus de mille toiles de Van Eyck, Van der Weyden, Jérôme Bosch, Tiepolo, Courbet, Pissarro... auxquelles viennent encore s'ajouter des œuvres de Marcel Duchamp, Brancuşi, des modernistes américains et une splendide collection de sculptures de Rodin.

A côté de dizaines d'autres musées, il faut encore citer ceux que l'on doit à de riches mécènes, comme la célèbre fondation d'Albert Barnes, inventeur d'un antiseptique qui fit sa fortune, fortune qu'il consacra à l'acquisition d'œuvres des plus grands peintres européens de son temps : Renoir, Cézanne, Seurat, Matisse, Picasso… Jadis exposée dans sa villa de Merion, dans la proche banlieue de Philadelphie, la collection Barnes bénéficie depuis peu d'un splendide musée dans le centre-ville...
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US 34 - 12 jours

A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, des magnats de l’acier comme Frick, ou de l’industrie pharmaceutique comme le docteur Barnes consacrèrent leur fortune à acquérir des ... Découvrir ce voyage
 

 
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