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Le Metropolitan Museum de New York
Temple de l'art en son jardin de Central Park
Situé au cœur de l'Upper East Side, sur la 5e avenue de New York, le Metropolitan Museum – appelé aussi le « Met » – est l'un des plus grands musées au monde. Né en 1870, à l'initiative d'investisseurs privés, il n'a cessé jusqu'à nos jours d'enrichir ses collections, à la faveur de multiples legs et donations. Derrière sa monumentale façade de style Beaux-Arts, en calcaire gris de l'Indiana, il abrite ainsi trois millions d'œuvres d'art de tous les temps et de tous les continents. Réparties sur 18 hectares, ses prestigieuses collections s'offrent au regard sous le signe du grandiose et du spectaculaire, à l'image du Nouveau Monde qui les a accueillies.

Un rêve devenu réalité

L'idée du Metropolitan Museum naît à Paris, un jour de fête nationale américaine, le 4 juillet 1866. Réunis pour l'occasion, au Pré Catelan, dans le bois de Boulogne, l'avocat John Jay et ses amis de l'Union League Club de New York décident d'offrir à leur ville un musée « moral, beau et didactique », « où l'on pourra venir en famille ». A peine rentrés au pays, ils rallient à leur cause les instances municipales, mais aussi des hommes d'affaires, des mécènes et des collectionneurs. L'aventure du Met vient de commencer. Le musée est fondé le 13 avril 1870 et ouvre officiellement ses portes deux ans plus tard, pour montrer au public ses premières acquisitions : un sarcophage de marbre romain de la période des Sévères et 174 peintures européennes, parmi lesquelles des œuvres de Van Dyck, Poussin et Tiepolo. D'abord installée à l'académie de danse de Dodsworth, la nouvelle institution déménage en 1880 à son emplacement actuel, au cœur de Central Park.
Le premier édifice de brique rouge est dessiné par Jacob Wrey Mould et Calvert Vaux dans le style néogothique, mais, sans être détruit, il est bientôt englobé dans un plus vaste ensemble comprenant l'élégante façade principale et l'aile orientale, œuvres de Richard Morris Hunt. Alliant la majesté à la délicatesse, elles suscitent l'admiration des habitants. Pour l'Evening Post, New York a enfin son « palais néoclassique de l'art », « l'un des plus beaux au monde ».

De prestigieux mécènes

Soucieux du bien commun, ou simplement désireux d'entrer dans la légende, de nombreux milliardaires américains vont alors rivaliser de générosité à l'égard du musée new-yorkais. En 1901, Jacob Rogers, un magnat de l'acier, déshérite son neveu au profit du Metropolitan, qui reçoit à cette occasion le legs le plus important de son histoire. Neuf ans plus tard, John Pierpont Morgan offre, de son vivant, sa prestigieuse collection, comptant entre autres la Madone entourée de saints de Raphaël ou encore l'Adoration des bergers de Mantegna. Bientôt, c'est au tour de Benjamin Altman de céder, avec d'autres chefs-d'œuvre, un Autoportrait de Rembrandt âgé, et la Jeune Fille endormie de Vermeer. En 1929, de nombreuses toiles impressionnistes prennent place sur les cimaises grâce à Louisine Havemeyer. Cette femme d'un riche industriel du sucre était aussi l'amie d'enfance de Mary Cassatt. Lors de ses pérégrinations en France, elle avait découvert en sa compagnie Manet, Degas ou encore Monet.
Mais pour celui qui arpente, émerveillé, les salles du Métropolitan, c'est sans doute le legs fait par le banquier Robert Lehmann qui paraît le plus extraordinaire. Il est comme un musée dans le musée, ouvert sur Central Park, laissant pénétrer la lumière du ciel. Au cœur d'une reconstitution de son appartement, les pièces de sa collection – meubles, tableaux, ou objets d'art – ont retrouvé leur place originelle. De Bellini à Botticelli, Memling, Cranach, Goya, Velázquez, ou de Renoir à Van Gogh, Degas, Matisse, ce n'est qu'une éblouissante suite de chefs-d'œuvre.

Redonner vie au passé

Le parcours muséographique du Met est d'ailleurs jalonné à de multiples reprises de telles reconstitutions ou mises en situation. Jeune nation, bâtie sur la conquête d'immenses étendues naturelles, l'Amérique ne compte pas d'anciens vestiges à exhumer. La redécouverte du plus lointain passé ne saurait prendre forme au détour de ses routes ou de ses chemins, mais n'est rendue finalement possible que dans l'enceinte même des musées, conçus comme des réservoirs à la fois sacrés et ludiques de la mémoire. D'une salle à l'autre, c'est toujours un véritable voyage dans le temps qui est proposé au visiteur. La galerie des sculptures médiévales, avec ses colonnes massives et sa grille en fer forgé provenant de la cathédrale de Valladolid, nous plonge ainsi au cœur du Moyen Age. Dans l'aile Sackler, le temple égyptien de Dendur reconstitué avec un lac au premier plan, semble s'élever comme autrefois au bord du Nil. Au Met, la transmission du savoir s'opère bien par le truchement du rêve et de l'enchantement.
Pour visiter le Metropolitan Museum avec Clio
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