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La ville-champignon
A l'origine, rien ne prédestinait Chicago à devenir l'une des plus grandes cités américaines. Les Algonquins nommaient ce lieu sikaakwa qui signifie « poireau sauvage » et qui fut compris « Checagou » par les trappeurs français. Mais si le site ne présentait guère d'atouts, il n'en était pas de même de sa situation. Installée au bord du lac Michigan, traversée par la Chicago River, qui permettrait au XIXe siècle d'assurer par un canal la liaison entre les Grands Lacs et le bassin du Mississippi, Chicago, située au cœur de la grande région d'élevage du Dairy Belt, connut une expansion fulgurante. Le petit comptoir de trappeurs, établi en 1779 par le Français Jean-Baptiste Pointe du Sable, revint aux Etats-Unis lorsque ceux-ci firent l'acquisition de la Louisiane en 1803, sans que cela eût des conséquences immédiates pour son développement. En 1833, la « ville » ne comptait en effet que 350 habitants, mais, trois ans plus tard, le gouvernement fédéral décida d'entreprendre le creusement du canal Illinois-Michigan. La valorisation des terres alentour amena sur place nombre d'investisseurs et de spéculateurs et la ville commença à croître. En 1848, lorsque le canal fut inauguré, elle comptait 50 000 habitants. Ce fut aussi l'année de l'arrivée de la première locomotive, la Pioneer, de l'Union Railroad. Le réseau ferré s'étendit rapidement et Chicago en devint la plaque tournante, attirant les immigrés venus de tous les Etats-Unis, des Allemands, des Irlandais, des Scandinaves, des Polonais, des Italiens, des Russes, des Grecs, des Lithuaniens et même des Chinois... Le train, le télégraphe, les compagnies de transport routier, les docks pour la navigation sur les Grands Lacs, les industries liées au chemin de fer, à la navigation, au conditionnement des marchandises, les hôtels et les banques proliférèrent et, en 1860, 100 000 personnes habitaient la métropole.

Ombres...
Si les villas des « cols blancs » commençaient à occuper la périphérie de la ville, le centre, qui comptait encore une majorité de bâtiments de bois, était surpeuplé et quand, le 8 octobre 1871, se déclara un terrible incendie, celui-ci mit à la rue 30 000 personnes ! Exemple parfait du dynamisme américain, la ville fut promptement reconstruite et atteignit 500 000 habitants en 1880. Cité des nouveaux millionnaires et des pauvres immigrants, Chicago entrait dans la légende, mais sous de bien sombres aspects. Les conditions dans lesquelles travaillaient les employés des gigantesques abattoirs de l'Union Stock Yard, qui traitaient 80 % de la viande américaine, si bien décrites par Upton Sinclair dans son roman La Jungle puis, plus tard, par Georges Duhamel dans Scènes de la vie future, le travail à la chaîne dans les usines de McCormick – l'inventeur de la moissonneuse batteuse – engendrèrent de violents mouvements de protestation qui marquèrent l'histoire du mouvement ouvrier, en particulier la grève du 1er mai 1886 qui fut suivie d'une sanglante répression, d'où vient notre célébration de ce jour de l'année comme fête du Travail. Mais Chicago est aussi dans tous les esprits associé à cette phase de grand banditisme née de la contrebande de l'alcool durant la prohibition, et les noms d'Al Capone, Bugs Moran et Frank Nitti évoquent ces terribles règlements de comptes entre bandes rivales qui culminèrent lors du « massacre de la Saint-Valentin » le 14 février 1929...

... et lumières
Dès la fin du XIXe siècle, Chicago est aussi devenu un véritable laboratoire en matière d'urbanisme. De grands aménagements hydrauliques améliorèrent considérablement les conditions sanitaires. De jeunes et talentueux architectes donnèrent un nouvel aspect au centre de la ville, le Loop, « la boucle », en la ceinturant en 1882 par une ligne de tramway, remplacée en 1895 par le métro aérien dont les voies, reposant sur une lourde structure de fonte, font toujours partie intégrante du paysage urbain. Si le Home Insurance Building, construit en 1885 et premier gratte-ciel de l'Histoire, fut détruit en 1931, la skyline de Chicago est l'une des plus spectaculaires du monde, avec la Sears Tower, l'Aon Center, le Two Prudential Plaza et une forêt de buildings reliés les uns aux autres par des galeries aériennes. Des rives du Michigan, aux parcs soigneusement aménagés, une agréable promenade vers le centre de la ville permet, lorsque ne souffle pas le vent aigre du lac, d'admirer pléthore de sculptures monumentales, œuvres de Picasso, Miró, Henry Moore, Chagall, Dubuffet et les inévitables mobiles et stabiles de Calder. Profusion artistique qui marque bien la richesse culturelle de la ville avec ses nombreux théâtres, l'Art Institute – véritable temple de l’impressionnisme français –, l'Opéra lyrique, le Chicago Symphony Orchestra... Nombre de quartiers périphériques de Chicago ont aussi gardé les marques toujours vivantes de l'origine des migrants qui peuplèrent la cité et l'on dit parfois qu'ils permettent de faire le tour du monde en une seule journée ! Enfin, last but not least, ce fut à Chicago que le génial Frank Lloyd Wright fit ses premières armes et l'Unity Temple qu'il construisit en 1909 à Oak Park est l'un des lieux emblématiques de la naissance de l'architecture moderne, tandis que la Frank Lloyd Wright house and studio et Robie House comptent parmi les plus beaux exemples des Prairie Houses qui révolutionnèrent alors le rapport entre l'homme, son habitat et la nature.
Pour visiter Chicago avec Clio
US 34 - 12 jours

A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, des magnats de l’acier comme Frick, ou de l’industrie pharmaceutique comme le docteur Barnes consacrèrent leur fortune à acquérir des ... Découvrir ce voyage
 

 
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